Les fast food calédoniens usent et abusent de méthodes marketing pour pousser à la consommation de produits riches en sel, transformés et ultra-caloriques. Les jeunes étudiants semblent être une cible de prédilection.

Le nouveau burger “Stackers” au boeuf de Burger King. L’enseigne ne dispose pas des valeurs nutritionnelles de référence pour ses burgers. Etrange.

La terrible santé calédonienne

La santé des Calédoniens, ces habitants de Nouvelle-Calédonie (NC) située en plein océan Pacifique proche de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, n’est pas bonne du tout. Notre système de santé croule sous les dépenses publiques avec près de 100 milliards par an1 (soit 833 millions d’euros).

Sur ces 100 milliards de dépenses de santé, 33 milliards (275 millions d’euros) sont dédiés aux longues maladies qui sont étroitement liées à notre mode de vie : cardiopathies, diabète, cancers, insuffisance respiratoire ou encore les cas d’hypertensions.

Ces maladies dites non transmissibles représentent 57% des dépenses de santé du RUAMM, le régime d’assurance maladie opérant dans l’archipel. En NC, la prévalence de l’obésité, du diabète et de l’hypertension est affolante.

Selon les dernières estimations, nous aurions 20 000 personnes diabétiques sur le territoire qui atteint à peine les 300 000 habitants. Entre 6 et 7% de diabétiques donc, des chiffres qui ne cessent d’augmenter année après année.

Les professionnels de santé et les associations qui luttent contre ces maladies ne peuvent que constater les terribles faits. L’obésité est un mal qui ne peut se cacher, et pour cause, près de 2/3 des adultes sont en surpoids ou obèses.

Selon le dernier baromètre santé réalisé par l’Agence Sanitaire et Sociale (ASS) de NC, le surpoids et l’obésité touchent respectivement 30% et 38% des adultes de 18 à 60 ans. L’obésité abdominale concerne 54% de la population et serait plus élevée chez les femmes d’après ce baromètre.

Mais d’autres chiffres effraient, et sont malheureusement bien connus des professionnels de santé et des personnalités impliquées dans ce problème, avec notamment une consommation faible de fruits et légumes à l’instar d’une consommation élevée de boissons sucrées.

Ainsi, selon le baromètre de l’ASS-NC, 41% des 18-60 ans ne mangent pas de fruits et légumes quotidiennement, “principalement à cause du prix et de la difficulté d’approvisionnement”, d’après les retours des personnes sondées. Plus grave, 28% déclarent consommer des boissons sucrées tous les jours, et cela est même pire chez les adolescents : 41% d’entre eux sont concernés.

Un dernier chiffre effarant : 8% de la population calédonienne consomme dans la journée plus de boissons sucrées que d’eau. Près d’un adolescent sur cinq (18-24 ans) consomme moins d’eau que de boissons sucrées.

Toujours chez les enfants, la santé bucco-dentaire est aussi surveillée de près par les institutions et les professionnels de santé. Le dernier rapport en date de l’ASS-NC sur ce sujet nous interpelle2. Si la NC se place dans la catégorie “modérée” selon l’indice C3AOD de l’Organisation Mondiale de la Santé, les enfants sont plus durement touchés.

L’indice qui prend en considération le nombre de lésions carieuses actives et soignées est élevé chez les enfants calédoniens, avec plus de “4 dents permanentes affectées par le processus carieux” selon le rapport. Plus de 60% des enfants de 6 à 9 ans ont au moins une dent “temporaire ou permanente cariée et non soignée”.

Ces chiffres sont connus de tous, et dépeignent le paysage désastreux de la santé des Calédoniens. L’origine de ces problèmes de santé est multiple, et ne pourrait être réduite à un seul point. On retrouve un manque d’activité physique, un manque d’éducation alimentaire pour réaliser les bons choix, des prix trop élevés pour les fruits et les légumes, des mauvaises habitudes alimentaires bien ancrées dans la société calédonienne (excès de riz et de pain blanc), des repas à la cantine peu exemplaires, l’absence de politique de santé publique réellement efficace, mais aussi, l’acharnement des géants de l’industrie agroalimentaire pour nous faire consommer le pire, le plus souvent possible.

C’est tout l’objet de cet article, faire le point sur les grands fast-foods du territoire, Quick NC, Burger King et McDonald’s, et notamment de leurs dernières campagnes de communications et “créations” au niveau alimentaire.

Des bombes caloriques à votre disposition

L’enseigne Burger King vient de lancer sur le territoire une nouvelle classe de burgers, les “Stackers”, au poulet ou au boeuf, dont le principe est simple : un burger avec deux, trois ou quatre tranches de steaks de boeuf ou de poulet.

Voici le “Stackers” au poulet de l’enseigne Burger King en Nouvelle-Calédonie.

Impossible de ne pas être interloqué par les images qui parlent d’elles même. On retrouve ici les extrêmes alimentaires tout droit venus des États-Unis où tout y est excessif. Les affiches de la célèbre enseigne montrent des burgers accompagnés de tranches de fromage et parfois de salade. De la mayonnaise ou du ketchup selon les modèles.

Questionnée sur cette nouvelle référence (qui est en réalité ancienne, mais Burger King est récent sur le territoire), l’équipe de Burger King m’a confié ne pas avoir les valeurs nutritionnelles des burgers. On ne retrouve également aucune information sur le site officiel de Burger King France (ni sur aucun autre d’ailleurs).

Sans valeur de référence, on ne peut que faire des estimations. C’est sur le site Burger King France que l’on peut avoir les valeurs nutritionnelles des burgers et des menus. Si l’on prend le Big King XXL, avec seulement deux tranches de steak et de fromages, de la salade, une sauce, des oignons et des cornichons, on grimpe déjà à 949 kcal, 60g de matières grasses (dont 25 g d’acides gras saturés), 56 g de protéines, 44 g de glucides et près de 4 g de sel.

Autrement dit, le Stacker au boeuf ou au poulet de Burger King à 4 étages doit dépasser les 1 000 kcal, sans compter une éventuelle frite et un soda. La balance calorique pourrait facilement atteindre les 1 500 kcal pour le repas.

Rajoutez ainsi pour une frite 290 kcal supplémentaires, au moins 11g de matières grasses, 4 g de protéines, 40 g de glucides et 1 g de sel. Avec un coca, la norme dans ce type de restaurant, on ajoute une quarantaine de calories et près de 10g de sucres rapides.

D’après Burger King, 2 000 kcal représente les apports journaliers de référence pour un adulte, soit entre 600 et 700 kcal par repas avec trois repas par jour. Mais l’offre de Burger King NC permet de faire exploser la balance calorique d’un seul repas, et de la journée entière.

75% des apports caloriques journaliers seraient comblés, et on peut multiplier par deux l’apport calorique de référence pour un seul repas. À cela vous pouvez peut-être rajouter un dessert ou une autre boisson et augmenter encore un peu plus l’explosion de calories.

Cela fait donc beaucoup de calories, mais pas n’importe lesquelles. On parle de calories vides pour préciser qu’elles sont pourvues par des aliments pauvres en nutriments, vitamines et oligo-éléments. À la différence des légumes ou des fruits, on parle de calories pleines pour des aliments denses en parlant de la richesse des nutriments, ceux-là mêmes qui nous protègent le plus de différentes maladies.

Avec une telle alimentation, on peut littéralement dire que l’on prend une véritable bombe glycémique. Les frites, et les buns (les tranches de pain du burger) se comportent exactement comme des sucres libres malgré le fait qu’ils soient exclusivement composé de glucides complexes. C’est là toute la subtilité en nutrition. Une réalité plutôt dure à avaler pour les diététiciens qui sortent de formation, mais l’index glycémique de ces produits riches en glucides complexes est élevé voire très élevé. L’Organisation Mondiale de la Santé et la FAO recommandent ensemble depuis 1987 de choisir ses sources de glucides sur la base de cet indice, avec la charge glycémique.

Ces burgers de la démesure ne représentent qu’une offre indécente de plus parmi les nombreuses tentations qu’offre la restauration rapide. Mais avec le concours des publications sponsorisé sur Facebook, les encarts publicitaires qui garnissent les rues et les bus de l’archipel, son succès ne rimera pas avec une amélioration de l’état de santé de la population.

“Back to school” avec McDonald’s

Une autre publicité du concurrent McDonald’s ne pouvait qu’attirer mon attention. Un menu “complet”, avec un burger, une frite et un soda pour seulement 700 F (5,8 €), judicieusement accompagné de la mention “Back to School”, en référence à la reprise des écoliers (en février en NC).

Le menu “Back to school” ou McFirst à seulement 700 F (soit près de 6 euros).

Difficile d’identifier précisément les burgers sur l’image, mais McDonald’s m’a confié par message les valeurs nutritionnelles de ces burgers. Le burger au boeuf permet d’atteindre 22% des apports caloriques journaliers, 45% de ceux en acides gras saturés et 25% de ceux en sel.

Celui au poulet fait plus fort encore avec 471 kcal, ce qui représente pratiquement 1/4 des apports caloriques d’une journée. Il se distingue de son homologue à la viande avec un apport de 2,6g de sel, soit près de 43% des apports journaliers recommandés.

Trop de sel et de viande

2,6 g de sel pour le seul burger au poulet de McDonald’s. Pour rappel, l’OMS recommande un maximum de 5 g de sel par jour, et selon ces critères, on dépasse déjà la moitié des apports pour la journée avec ce burger.

Les conséquences peuvent être dramatique sur du long terme à cause d’une consommation excessive de sel. On augmente considérablement son risque de maladie cardio-vasculaire (infarctus, AVC, hypertension…). L’ASS-NC le sait bien, elle a réalisé une campagne de communication télévisée sur sujet, montrant comment la population calédonienne abuse du sel, sans même le savoir.

Car oui le sel se cache un peu partout, surtout dans les aliments industriels ultra-transformés. On retrouve aussi du sel dans les fameuses sauce d’assaisonnement que tout le monde connaît et raffole, ou bien les fameux bouillons de légumes industriels qui n’ont absolument rien de recommandables.

Que dire du burger de Burger King dont on ignore la composition, mais dont tout porte à croire que l’apport en sel serait proche de 4 voire 5 g ? On atteindrait, si cela était avéré (et j’attends toujours les valeurs nutritionnelles de Burger King NC), les recommandations journalières en sel pour un adulte selon l’Organisation Mondiale de la Santé. 

Au-delà du problème de la balance calorique, de la transformation des produits et du déséquilibre flagrant des valeurs nutritionnelles, la publicité de ce menu touche tout particulièrement une population jeune et sensible, les adolescents qui vont reprendre le chemin des bancs de l’école.

Un menu à 700 F, en dessous du seuil symbolique de 1000 F, permettra s’en doute de séduire de nombreux jeunes clients, comme le démontre les commentaires enthousiastes sur le post Facebook dédié.

Pourtant, c’est bien à cette période-là, mais aussi plus tôt dans l’enfance, avec le concours des parents, que l’on bâtit des repères nutritionnels forts qui agiront comme des cadres pour le reste de notre vie.

Des cadres amovibles bien sûr, je suis moi-même passé par une phase aiguë de McDonald’s quand j’étais à l’université, mais le déclic et les changements de comportements seront d’autant plus compliqués à réaliser que l’imprégnation aura été forte.

Que dire de l’excès de protéines animales ? L’OMS recommande de ne pas dépasser 300 g de viande rouge par semaine, et encore moins pour les viandes transformées qu’on retrouve typiquement dans les burgers. Elle a établi le caractère cancérigène notamment pour le côlon-rectum de cette catégorie d’aliment.

Les Stackers avec 4 tranches de boeuf permettent allègrement de dépasser les limites posées par les autorités de santé et les études scientifiques internationales.

Au plus près des jeunes clients

Les créateurs de ce menu et de cette publicité le savent, les McDonald’s du territoire sont parfaitement placés, au carrefour de plusieurs écoles ou lycée, au grand dam des associations de défense des consommateurs.

Ainsi, la commune de Nouméa possède un restaurant au coeur du centre-ville, proche du collège de Baudoux et du Lycée Grand Nouméa. Quelques centaines de mètres à peine pour rallier le restaurant pour la pause déjeuner et s’offrir un menu McFirst.

Le collège Georges Baudoux et le Lycée Lapérouse sont à moins de 10 minutes à pied du restaurant rapide.

Même chose dans la seconde plus grande commune de l’archipel au Mont-Dore, le restaurant a pu s’implanter aux abords du collège de Boulari, d’écoles élémentaires et du récent lycée du Mont-Dore. L’aménagement des bords de route rend encore plus facile le déplacement des jeunes lycéens vers le fast food.

Seulement 30 minutes pour faire l’aller-retour à pied pour les jeunes lycées du Mont-Dore. Pour les collégiens de Boulari, ils ne leur faudra que 8 à peine.

L’implantation de ce fast food avait suscité l’indignation à l’époque. Aucun édile politique n’ a fait la moindre déclaration à ce sujet, si ce n’est des déclarations positives pour l’emploi de la commune par le maire en exercice.

Mais que dire de l’impact sur les comportements alimentaires des lycéens et collégiens proches ? Que dire de l’impact à long terme sur la santé et les coûts déjà exorbitants pour la société calédonienne ?

McDonald’s en NC possède aussi un autre restaurant dans la zone de Koutio, idéalement à l’intersection du lycée du Grand Nouméa et du grand centre commercial Carrefour, avec le récent Décathlon. Idem du côté de la ville de Païta, qui fait partie du Grand Nouméa, avec un restaurant proche d’écoles et du lycée Marcelin Champagnat.

On pourrait difficilement faire plus proche. Si peut-être directement Mcdonald’s dans le lycée ?

L’enseigne Quick n’est pas en reste non plus. Si la situation actuelle est moins grave qu’avant, puisqu’un Quick proche du lycée du Mont-Dore et du collège de Boulari vient d’être remplacé par une salle de sport, le restaurant de Dumbéa-sur-mer est bien placé juste à côté du Médipôle, notre récent hôpital public.

La complexité des maladies de civilisation

Nos sociétés modernes nous apportent aujourd’hui bien plus que ce dont nous avons besoin, et pire, elles nous apportent bien souvent les pires alternatives. L’alimentation n’y échappe pas. Elle s’est industrialisée pour devenir aujourd’hui ultra-transformée, pauvre en nutriments et riche en calories.

Pour rappel, les calories venant de produits ultra-transformés ne devraient pas dépasser 15% de nos apports journaliers, selon le Dr Anthony Fardet, auteur du livre “Halte aux aliments ultra-transformés” (édition Thierry Souccar).

L’industrie agroalimentaire use et abuse des stratégies de communications et de publicité pour faire connaître ses produits. Des produits spécialement conçus pour nous faire craquer, et déclencher des mécanismes d’addictions comportementales.

Le mélange de salé, sucré, et gras alimente chez nous le circuit de la récompense, qui nous fait du bien. On renouvelle donc l’expérience autant de fois que possible, avec toutes les conséquences que cela peut avoir sur notre santé. L’abus de boissons sucrées et de sodas favorise la formation de graisse viscérale (celle qu’on ne voit pas); augmente le risque de diabète (les méta-analyses indépendantes le montrent); et contribue entre autres choses à l’hypertension. Sans parler des ravages que peuvent avoir ces boissons sur la santé bucco-dentaire.

Ces aliments consommés en trop grande quantité vont chasser mécaniquement de votre assiette d’autres aliments plus sains comme les légumineuses (lentilles, pois chiche, ambrevades, etc.), les légumes et les fruits pourvoyeurs de fibres, de vitamines et de nombreux nutriments.

La restauration rapide n’est clairement pas là pour nous aider à nous en sortir. Elle se place même aux antipodes de ce que nous devrions enseigner à la jeune génération :

  • Faire la cuisine soi-même;
  • Choisir ses légumes et ses fruits (de saison, idéalement), découvrir les nouveautés;
  • Prendre le temps de mettre la table;
  • Prendre le temps de manger au calme.

Malheureusement les fast foods sont conçus pour nous faire consommer le plus rapidement possible, brouillant ainsi tous nos repères physiologiques et notre sensation de satiété. Il en ressort que l’on mange bien plus que l’on devrait. Notre cerveau n’arrive plus à faire la différence entre une véritable faim et une gourmandise spécialement créée pour nous faire succomber.

Les couleurs, la musique, les prix, les formules attrayantes et même les parcs pour enfant font partie d’une construction très bien pensée pour nous faire venir, consommer et revenir le plus souvent possible dans ces fast foods.

Dans ce vaste problème, nous n’envoyons pas non plus le bon message aux enfants dans les cantines scolaires. Les repas sont notoirement connus pour être déséquilibrés quand ils ne sont pas responsables d’intoxications alimentaires. Trop de produits transformés, en boîte et de pain blanc. Les enfants trouvent eux-mêmes les repas peu appétissants et se consolent comme ils peuvent sur les desserts lactés ou le pain.

Pourtant des exemples au Japon existent où l’on peut voir l’obésité infantile stagner, voire régresser grâce à une politique alimentaire hors du commun. Les enfants sont invités dès leur plus jeunes âges à cuisiner dans leur école. Faire la cuisine, préparer la table et nettoyer les ustensiles représentent une stratégie gagnante qui permet d’imprimer les comportements les plus protecteurs pour ces futurs adultes.

Bien sûr la problématique calédonienne du bien manger se heurte aussi à la qualité de l’approvisionnement et la pression des prix. L’autorité de la concurrence fraîchement mise en place a pourtant mis le doigt sur les énormes dysfonctionnements de la filière fruits et légumes sans que cela n’entraîne la moindre réaction politique (lire le PDF ici). Pire, les avis de l’autorité sont généralement ignorés et relativement peu suivis malgré tout le bon sens des remarques (notamment sur la gestion des monopoles et de l’attribution des protections de marché).

  • Les avis de l’autorité de la concurrence sont à lire ici.

On se rend compte que c’est l’ensemble de la société calédonienne qu’il faut transformer, sans lui faire perdre ses couleurs et ses traditions, mais en la protégeant des dérives de nos sociétés modernes qui rendent malades.

Les coûts de santé deviendront à la longue tout simplement intenables pour notre système de santé solidaire envers tous les malades.

Quelque part, c’est une question fondamentale au carrefour de l’épanouissement personnel de tous les individus dans une société qui doit nécessairement évoluer aussi. Mais on a encore beaucoup de travail à faire.


Notes

1. Selon le dernier rapport du plan de santé Do Kamo “être épanoui” du Gouvernement en 2015.

2. Evaluation de la santé orale et des paramètres associés à l’état bucco-dentaire chez les enfants de 6, 9 et 12 ans. ASS-NC. 2012.

Total
640
Shares

Inscrivez-vous à la newsletter

Rejoignez une communauté de 10.000 abonnés ! Vous recevrez toutes le enquêtes et infos en exclusivité avec un guide offert sur le sucre... Alors arrêtons de chipoter !

5 commentaires
  1. Le problème vient des polotiques qui possèdent aussi les usines à merde et du coup n’ont aucun intérêt à faire évoluer les choses….

  2. Super Jérémy très bel article et de plus en plus j’ai envie de me battre fini les incitations pour mal manger il faut contrer cette très mauvaise bouffe ….avec de la bonne nourriture La FORCE vient du client qui décide et choisit donc il faut lui proposer autre chose et combattre les lobbyes qui ont leur force par la puissance de l’argent, on aura la force par la puissance de l’intelligence des clients et des responsables qui aideraient le combat qu’il faut mener .

    1. Vous pourrez toujours leur proposer autre chose ils sont devenu addict à cette mal bouffe la seule solution c’est de détruire ses fast-food et les remplacer par des resto conventionnel ou des salles de sport. Mais faut pas rêver, nos dirigeants s’en foutent. Il y y’a que le fric qui compte. Le Pays ils s’En foutent également ainsi que le déficit de la cafat . Suffira d’augmenter les taxes .

  3. Bonjour Jérémy, merci pour cet article toujours intéressant et bien argumenté.
    Nos politiques pourraient réfléchir de manière global, intégrer les changements au niveau des plans comme “Do-Kamo”, intégrer les idées types “slow food” (initiés par une association de Lifou), l’agriculture intégrée….La taille du pays permet, je pense, de faciliter les ponts entre les différentes domaines.
    Les politiques pourraient aussi inventer dans les cycles d’apprentissages (en maternelle et primaire) des cours de nutrition, de diététique et les associer à des lycées hôteliers et des permaculteurs PAR EXEMPLE.
    Mais il faudrait pour cela d’abord sauter le pas d’arrêter de tout ramener à des logiques économiques.

    1. Bonjour Ingrid et merci de ce message. En effet il faut réfléchir de manière globale. Le “slow food” est une excellente idée et je ne savais pas qu’une asso de Lifou l’avait lancé. C’est vraiment une excellente nouvelle.

      Il y a bien sûr des initiatives qui commencent à porter leurs fruits : l’association Neo Food réalise un travail formidable dans les cantines de collèges pour proposer des produits frais et locaux. Je pense qu’on peut associer un développement économique avec une offre alimentaire et sanitaire correcte et même saine. Mais pour cela, tu as raison, il faut développer plus en profondeur les modèles de production en permaculture et associer ces producteurs avec les restaurateurs, les cantines, les lycées hoteliers, etc.

      Je pense qu’il serait fondamentale que des cours de cuisine, de diététique, indépendants et rigoureux scientifiquement, puissent voir le jour pour sensibiliser le plus tôt possible. A quand des “punitions” de jardinages au lieu des heures de colle inefficace ? A quand des poulailler dans toutes les écoles pour gérer les déchets et tout ce qui n’est pas mangé ?

      Il y a tellement à faire !

Répondre à Grandjean Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

En postant un avis, vous acceptez les CGU du site Dur à Avaler. Si votre avis ne respecte pas ces règles, il pourra être refusé. Les commentaires avec des liens hypertextes sont sujets à modération à priori. Merci d'émettre vos avis et opinions dans le respect et la courtoisie.