Les 3 stratégies d’influences de l’industrie laitière mises à nue (et comparables à celle du tabac)

Une publication récente vient de décrypter les principales stratégies de l’industrie laitière pour influencer les politiques de santé publique et l’opinion. L’industrie laitière diffuse une information soigneusement choisie, et qui ne se suit pas forcément les normes scientifique; elle tisse des liens avec les décideurs, les organisations de santé et les leaders d’opinion et elle encadre soigneusement les débats qui portent sur les produits laitiers et la santé.

 

La défiance grandissante envers les produits laitiers

La nouvelle n’est plus une surprise pour personne, les produits laitiers ne jouissent plus d’une aura de sainteté qui a perduré durant des années. Aujourd’hui, un nombre croissant de publications scientifiques, d’articles de la presse et de témoignages viennent ternir l’image des produits laitiers, ou du moins calmer les ardeurs des industriels qui n’y voient que des bienfaits, sans l’ombre d’un risque pour la santé.

Cette défiance grandissante se mesure à la fois par une consommation de lait qui baisse chez les Français, mais également par l’activité de défense de l’industrie laitière, et le déploiement d’importantes contre-mesures pour crever l’abcès et limiter les pertes. Vous n’avez probablement pas raté les récentes interventions de professionnels de santé dans la presse, propulsés par le soutien altruiste des producteurs de lait, pour défendre des produits « indispensables », aussi bien pour notre santé osseuse que notre développement. L’objectif est bien sûr multiple: rassurer les consommateurs, et dénigrer les lanceurs d’alerte qui feraient de bien mauvaises interprétations de la littérature.

Mais l’industrie laitière n’a pourtant rien inventé dans cette bataille, mêlant argument marketing, production de preuves scientifiques et influence des politiques publiques, puisqu’une récente étude vient de décrire avec précision les stratégies d’influence des trois plus grandes acteurs de l’industrie laitière en France.

Des stratégies comparables à celle de l’industrie du tabac, nous préviennent les auteurs de cette étude.

Les stratégies d’influences de l’industrie laitière en France

Ce sont deux chercheurs basés au Royaume-Uni qui ont publié cette accablante liste des stratégies développées par le géant Danone, Lactalis et le CNIEL, le Centre National Interprofessionnel de l’Économie Laitière.

Mélissa et Jonathan Mialon (qui sont également les auteurs du blog « Tous sur la même planète« ) ont minutieusement relevé l’ensemble des influences politiques disponibles au public de ces groupes durant six mois. Résultats de l’imposant travail : les trois groupes ont déployé 170 manœuvres pour défendre l’intérêt des produits laitiers.

Cette étude publiée dans Public Health Nutrition, et déjà reprise par le Canard enchaîné, nous révèle que l’industrie laitière use de trois principales stratégies pour influencer les décideurs, les professionnels et le grand public :

  1. L’information et les messages
  2. La création de groupe d’intérêt ou de soutien
  3. Les politiques de substitution

Plus de 75% des tactiques mises en place par l’industrie laitière reposent sur la première grande stratégie qui vise à manipuler l’information, et notamment à mettre en avant l’importance économique de la filière pour justifier sa place, mais également à encadrer les débats qui touchent à leur produit et à la santé publique, et finalement, le plus important, à modifier ou manipuler les preuves scientifiques sur l’impact des produits laitiers sur notre santé.

Cette dernière stratégie est la plus importante de toutes. Et c’est justement le CNIEL, et notamment à travers son organe dédié, le CERIN, qui réalise le plus de sélection des évidences scientifiques pour améliorer l’image des produits laitiers. Une stratégie très régulièrement dénoncée dans les colonnes de ce blog, et enfin gravée dans le marbre scientifique.

La deuxième grande stratégie touche à la création de groupe de soutien. Plus précisément, l’industrie laitière va établir des relations avec les décideurs politiques, rechercher du soutien dans leur communauté et finalement, établir des liens avec des organisations de santé ou des leaders d’opinion (un exemple éclairant à lire ici), très écouté et fortement relayé par les médias. L’industrie laitière occupe également une place importante dans les événements scientifiques qui traitent de l’alimentation et la santé. Ainsi, selon cette étude, le CERIN (le bras armé scientifique de l’industrie laitière) et Danone sont des partenaires réguliers de congrès nationaux, comme les « Journées Francophones de Nutrition » ou les « Entretiens de Nutrition de l’Institut Pasteur de Lille ».

Ce dernier point est capital pour populariser des études scientifiques positives pour les produits laitiers. Des études qui, selon mes enquêtes et mes analyses, ne répondent pas aux normes scientifiques (surtout pour les méta-analyses) ou ont été intégralement financées par l’industrie laitière. À l’inverse, ces leaders d’opinion peuvent prendre la parole à la radio ou dans la presse pour dénigrer les études négatives, les rendre marginales ou bien dénigrer l’opposition, comme je l’ai maintes fois démontré sur ce blog.

Finalement, une petite partie de l’énergie de l’industrie laitière est déployée pour éviter la régulation en promouvant des politiques internes moins restrictives. Les auteurs de l’étude avancent un exemple, avec notamment le changement volontaire de la composition de certains produits pour en améliorer les valeurs nutritionnels.

Des stratégies dangereuses et comparables avec celle du tabac

Les faits sont limpides, et font parfois peur. Quand bien même il est impossible de comparer les produits laitiers avec des cigarettes, les auteurs de cette étude nous indiquent que dans plusieurs cas, « l’industrie laitière a présenté des preuves non publiées ou non relues par des paires » quand les discussions s’articulent autour des bénéfices sur la santé.

Selon les deux auteurs, « cette méthode a été décrite dans la littérature pour l’industrie du tabac. » Également mis en évidence, l’industrie laitière n’hésite pas à vanter les bienfaits des produits laitiers dans leur ensemble, simplement par la présence d’un seul nutriment, comme le calcium par exemple. Cette technique a été largement documentée sur le blog, avec notamment les discours très rassurants du Pr Lecerf qui met systématiquement en avant la présence de calcium et de protéines.

L’interview exclusive de Mélissa Mialon, première auteur de l’étude

J’ai profité de l’occasion pour poser quelques questions à Mélissa, première auteure de l’étude, et voici ses réponses en exclusivité.

1) Comment et pourquoi avez-vous eu l’idée de faire cette publication scientifique ?

« Je menais mes recherches sur l’influence de l’industrie agroalimentaire dans le Pacifique, pour mon doctorat. Jonathan était alors assistant de recherche dans le labo du Pacifique pour la prévention de l’obésité et des maladies non transmissibles, à Fidji, où nous avons passé 5 mois. Nous sommes tous les deux Français et ingénieurs agroalimentaires, c’est donc tout naturellement que notre intérêt s’est porté sur la France. Nous avons collecté des données pour plusieurs acteurs du secteur, et cette étude qui vient de paraître est le résultat de nos trouvailles sur l’industrie laitière en particulier. Pourquoi cette industrie? Parce que les produits laitiers ont une place bien distincte dans les recommandations alimentaires françaises, alors qu’il faudrait limiter la consommation de certains produits laitiers, tels que le beurre, et que d’autres aliments, je pense notamment aux légumes verts, peuvent tout à fait remplacer les produits laitiers.

Comme un lobbyiste du lait australien me disait « de vous à moi, on sait très bien qu’on peut se passer des produits laitiers ». On s’est donc demandé si l’industrie laitière française exerçait une quelconque influence en France. Il s’avère que l’industrie utilise des tactiques similaires à celle de l’industrie du tabac, pour laquelle les chercheurs ont par contre accès à des documents internes expliquant que ces tactiques servaient à influencer les politiques de santé publique et l’opinion publique. En France, l’industrie laitière influence par exemple la science et met en avant de son importance économique. Elle tisse également des liens avec les professionnels de santé, les hommes politiques, le public. »

2) Que pensez-vous de vos découvertes ? Sans surprise ou plutôt accablantes ?

« Nos découvertes vont dans le sens de celles qui existent déjà pour d’autres secteurs de l’industrie et d’autres pays, et ainsi, elles viennent ajouter des preuves que l’industrie agroalimentaire utilise des tactiques politiques partout dans le monde. Il faudrait mener une autre série d’études pour comprendre l’impact de ces tactiques sur nos hommes politiques et sur l’opinion publique plus globalement.

Comme nous l’écrivions sur notre blog: « Faut-il encore accepter ce genre de pratiques, ou bien, selon le principe de précaution, se poser quelques questions quant aux relations des professionnels, dirigeants politiques, et même du public, avec l’industrie laitière ? C’est une question légitime, et nous espérons que nos travaux donneront l’envie aux Français de se pencher sur le problème.«  »

3) Que faudrait-il faire pour limiter ce genre d’influence selon vous ?

« Mes travaux de thèse ont montré qu’il existe des mécanismes pour se protéger de cette influence. La première chose est la transparence évidemment, ce qui passe par les déclarations d’intérêts (pour les hommes politiques, les chercheurs, et qu’on pourrait étendre aux professionnels de santé), le partage en public des agendas de nos ministres (comme c’est le cas dans certains États australiens), les lois limitants les financements de la vie politique par des acteurs privés (comme c’est le cas en France), le refus d’accepter des partenaires qui ont un conflit d’intérêts en nutrition pour les conférences sur le sujet (même s’ils vendent quelques produits qui pourraient être considérés comme acceptables – quel est leur best-seller, quel impact a-t-il sur la santé? Les professionnels associant leur image à certains industriels risquent également d’y perdre toute crédibilité), etc.

J’interviens également auprès d’étudiants en nutrition pour leur expliquer ces tactiques, je suis également sollicitée par des professionnels de santé qui veulent en savoir davantage et comprendre la façon dont ils peuvent se protéger. Je travaille en ce moment avec l’Organisation Mondiale de la Santé, qui prépare sa politique sur le conflit d’intérêts en nutrition, qui sera distribuée à tous les ministères de la Santé à travers le monde. Plus le public est informé, plus nous pourrons avoir un dialogue ouvert sur ce sujet, y compris avec l’industrie. »

4) Finalement, quels sont les autres projets de publications ?

« J’ai déjà publié mes travaux sur mes recherches dans le Pacifique l’an passé, et un nouvel article que j’ai coécrit avec un ancien ministre de la Santé de Fidji paraîtra bientôt dans un livre au sujet des initiatives public-privés en nutrition. Cette année, nous avons soumis un autre article sur d’autres acteurs français, qui devrait paraître cet hiver.

Je travaille maintenant sur l’industrie de l’alcool à l’Université de York en Angleterre, et nous avons plusieurs publications qui paraîtront bientôt également. En dehors du travail, j’ai l’idée d’écrire des livres sur l’influence de l’industrie agroalimentaire pour diffuser davantage d’informations au public français, mes travaux étant tous rédigés en anglais! »

Besoin de transparence, de régulation et d’explications

C’est une étude importante qui vient d’être publiée et qui nous invite fortement à plus de transparence, selon les mots de l’auteur, mais également à mieux réguler les interactions entre les industriels et les professionnels de santé et les décideurs politiques, mais également à mieux expliquer ces stratégies et ses conséquences pour mieux s’en prémunir.

22 Comments

  1. Daboretik

    Libérons une majeure partie des pâtures des plaines au profit de la permaculture.

    Continuons éventuellement d’utiliser des vaches tondeuses en montagne, vues aussi comme productrices de fromages de qualité non industriels à consommer avec modération.

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    1. Towanda

      Entièrement d’accord. Ça fera du bien à tout le monde : planète, animaux et humains.

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    2. France19

      Il n’y a pas de fromages de qualité : même le plus bio des fromage crée du mucus et contient des hormones qui perturbent notre système hormonal. Mais les vaches peuvent être utilisées pour leur viande et leur cuir : laissons-les élever et nourrir leurs veaux !

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  2. Dumont

    Bonjour ! En tant que pharmacienne et étudiante en tabacologie , cet article m’intéresse particulièrement .IL est désolant de lire cet article . Inquiétant même . Ce qui m’intéresse ici , c’est le rôle du lobying auprès des politiques . chaque contact entre un député , ministre , pire encore conseiller ,secrétaire avec un lobbyiste devrait pouvoir être listé et diffusé auprès du grand public . Les hommes politiques seraient ainsi plus méfiants . Je ne parle même pas des financements . Bien entendu les scientifiques , journalistes ayant de tels contacts devraient pouvoir être connus .
    les écrits des études scientifiques prouvant la nécessité ne boire du lait ne répondent pas aux critères scientifiques de contrôle par les pairs , relecture , publication , citation des sources . Mais c’est également le cas de la majorité des écrits , concernant la toxicité du lait . Excepté les études portant sur les contaminations par les divers toxiques ,pesticides , antibiotiques ,antibiotiques ….
    Pour ce qui est de la nécessité des produits laitiers , nous sommes des omnivores , donc aucun groupe d’aliments ne nous est totalement indispensable. Voir les esquimaux qui n’ont pas de fruits ou légumes à disposition .
    Pour ce qui est de l’élevage , en tout premier lieu , celui ci devrait être limité , contrôlé dans l’optique du bien-être animal et de l’élevage extensif. Nul n’a besoin de manger tous les jours de la viande ou du lait . Si ce n’est les jeunes enfants . Le lait maternel étant le meilleur , puis les laits maternisés . Y compris les laits infantiles à base de Soja ou protéines hydrolysées , qui relèvent d’une prescription médicale obligatoire a priori .

    Cordialement , SD!

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    1. Jonathan Mialon

      Les enfants n’ont pas besoin de manger de la viande tous les jours, ils peuvent très bien s’en passer.
      À l’inverse, le lait maternel est indispensable jusqu’à 2 ans au moins. Si pour une raison ou une autre l’enfant n’est pas allaité, les laits de substitus (ou maternisé comme les industriels veullent nous le faire croire) ne sont recommande que jusqu’à 1 an, au delà il faut passer à des laits classiques.
      Il n’y a donc pas vraiment de chronologie: lait maternel, puis substitus car un enfant peut vivre toute sa vie sans ne jamais boire une goutte de substitus.

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  3. jibel

    Salut a tous,
    Récemment malgré mes doutes des traitements que j’ai eu depuis environ 1 mois, qui pour le moment se révèle positif sur mon PB de prostate. OUF ! Je dois dire d’où je viens et qui je suis! Macrobiotique depuis 42 ans, ce qui semble prouver qu’être macrobiotique ne sera pas très avantageux pour un gros PB de santé. Je le suis depuis 1975, quand j’ai eu deux erreurs de mon spécialiste en urologie sur sa façon de me prévenir sur ce qui devrait être fait, chimio, radiothérapie etc etc.. La j’ai eu la trouille, je me suis informé sur les « médocs » homéopathique , durant 6 ans je me suis fait perso des injections cutanés d’Iscador deux fois par ans, fin mars et fin octobre… Tout a eu l’air d’être OK, sauf qu’après QQs analyses, le taux de PSA a augmenté, quand j’ai su cela, j’ai autorisé que le radiothérapeute fasse ce traitement qui vient de se finir. Voila…
    Sauf que sachant a partir de fin 2008 que cette date est handicapé par les années qui ont précédées soit +/- 6 ans avant que les informations de fin 2008 soit alarmante ! ! Par conte j’ai eu une action de mon spécialiste en uro qui m’a prescrit un médoc catastrophe qui a eu sur moi des effet secondaires encore pire que c’était prévus… Et hop-la voila ou moi j’en suis 8-) ça a été très gênant… Hélas…
    Mais je dois absolument revenir sur le sujet de Jérémy Anso pour les produits laitiers, qui bien sur ne sont pas pour moi des « trucs » a prendre, mais quand j’ai demandé, a l’hosto, qu’on me fournisse ce qui devrait être consommé comme nourriture, quand j’ai lu que les produits animaux, sous produits animaux, lait, yaourt, beurre, fromage j’en passe et des meilleurs… Voila a quoi servent les diététiciens ou ciennes dans le milieu hospitalier, qui apparemment n’entre pas dans ce qui devrait être consommés avec réduction dans des traitements médicaux très haut…Pour une certaines raisons! comment dire au patients qu’ils devraient changer leur nourriture car depuis leurs naissances, tous ont eu comme nourriture de base, produits animaux etc etc Donc personne ne peut changer ce qu’il essayera de suivre les « conseils » des diététiciens des changements de nourritures.
    Qui seront aux bénéfices des producteurs des produits laitiers en tout genres… Bon courage… Quoi dire de plus, devant cette sensation de croire que le fric est et sera toujours les intérêts le producteurs laitiers…

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  4. Daboretik

     » …..aux critères scientifiques de contrôle par les pairs , relecture , publication , citation des sources… » .

    Encore faut-il que les pairs ne soient pas de la même chapelle :(((((

    Parenthèse : Que vaut vraiment une thèse de doctorat quand un jury « judicieusement » choisi est acquis d’avance ?

    Physique quantique ou pas, il semble qu’il y a un abîme entre le « tamponné scientifique » et les réalités de l’Univers.

    « Celui qui sait qu’il ne saura jamais qu’une partie de ce qu’il faut savoir pour pouvoir prétendre s’exprimer savamment sur toute question, celui-là sait l’essentiel de ce qu’il est indispensable de savoir. Ce qui ne lui enlève pas l’obligation de chercher à en savoir le maximum pour avoir le droit d’utiliser pour lui-même, en attendant mieux, son modeste savoir améliorable. A fortiori s’il croit pouvoir ou devoir s’autoriser à en faire part aux autres avec les réserves qui s’imposent et en rappelant sans cesse la précarité dudit savoir ».

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    1. Melissa

      Je suis la première auteur de cette étude. Si vous faite référence à mon jury, il n’a pas été « choisi d’avance ». Ce sont des collègues indépendants de tout conflit et qui ont une expertise sur mon sujet, choisi par mon université, qui n’a eu aucune implication dans mon travail, puisque mon financement était indépendant également, comme le veut la norme scientifique. Bien sûr, je suis biaisée en faveur de la santé publique, mais tout chercheur fait des recherches parce qu’il y trouve une motivation. En revanche, mes recherches ne font de mal à personne, mis à part peut être aux industriels.

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    2. Jérémy Anso (Post author)

      Merci à Mélissa pour la réponse. Je suis également surpris de ce commentaire ayant moi-même soutenu une thèse de doctorat. Si le jury peut être effectivement choisi d’avance, car il faut bien des personnes pour évaluer un travail, les prévenir, savoir si oui ou non elles sont disponibles, mais ces personnes-là ne sont absolument pas « acquises » d’avance. Elles jugent le travail et vous évaluent. Mais j’imagine que vous parliez d’un sujet précis, les sorties de corps.

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  5. jibel

    Ça c’est bien du cartésianisme poussé a l’extrême, tout sera bon quand tout sera prouvé scientifiquement par les chercheurs…. Ben voyons ! Il y a QQs dizaines d’années 40 voir plus, justement, des chercheurs ont poussés leurs études biologiques sur des petits animaux, qui ont étés traités vaccinés et relâcher pour voir jusqu’à ou cela irait, dans certains pays d’Afrique.. Quand est-il advenu de ces « tests » sur ce petites bêtes? hein? Elles sont devenues contagieuses et qu’en est-il advenus de ces contagions en Afrique? Pour le moment +/- 40 millions de morts! une paille ! Je n’ai pas besoin de dire de quelle « maladie » homme et femme en ont étés victimes…ce qui c’est pullulé dans le monde….. Allez chacun son idée? n’est-ce pas ! ! ! 8-)

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    1. Dumont

      Bonjour ! Pour ce qui est du SIDA , autant être clair quand on écrit sous un blog très connu . A priori les premières contaminations humaines seraient bien plus anciennes , cent ans , beaucoup plus encore ?Sa diffusion est vraisemblablement due aux divers bouleversements intervenus en Afrique depuis cent ,150 ans . La déforestation qui modifie l’habitat des singes porteurs du virus simiesque , la consommation de viande de brousse à plus grand échelle ? Les différentes migrations des populations ,par voie fluviale,le train , puis bien plus tard par avion . avec diffusion du virus humain . J’ai oublié les mutations du dit virus . et aussi sa diffusion possible par des campagnes de vaccination utilisant des seringues multiusage ;;;
      les recherches , hypothèses sont loin d’être terminées .https://www.sciencesetavenir.fr/sante/sida-on-connait-desormais-l-origine-des-quatre-souches-du-virus_28661

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      1. jibel

        @Dumont,
        Perso je n’ai pas besoin d’être « clairc ».Sur la vue de mes PBs perso…Ce qui m’a été prescrit
        l’a été a cause de non connaissance de l’utilisation de « combodart » avec lequel il y a des « effets secondaires » dont j’ai été témoin et dont j’en ai « malheureusement » bénéficié…
        Les seuls ennuis que je considère comme des « oreillettes » qui n’ouvrent, l’infini que des rails du train, qui ne deviennent qu’une! Sont en général ce qui est écrit et non vécu par les scientifiques, chercheurs etc etc C’est un peu facile de n’avoir que ces options la…
        Mais pas les pensées adéquats, non des refus de constat, celles qui ne sont pas prouvés « scientifiquement » par n’importe quels chercheurs.. Rien ne prouve que tout ce qui est dit et écrit doit être a considérer comme une justesse qui ne peux être contesté par n’importe qui (moi en l’occurrence)
        Ai-je raison ? certes non! Ai-je tord? certes,non, non plus ! Mais on peut avoir un avis surtout sur nos propres ennuis…Il existe aussi des « antiphrases » dans ce que j’ai écris! Heureusement, que j’ai 70 et des poussières, 42 ans de pratique, même avec des erreurs de la macrobiotique ! Qu’après mes doutes envers la macrobiotique ? croyez vous que je vais changer de forme de « bouffe » ou de la philosophie macrobiotique ? Je ne le crois pas. il vaut mieux pour moi! Depuis une vingtaine d’années tout est a mélanger a tout les points de vision, végé, végan, végétalien macro, bouffe produits crus etc etc j’en passe et des meilleurs…. Sans compter sur les « pharmacopée médicamenteuses » qui refusent d’avoir une réponse quand QQu’un vient se plaindre, qu’un « constateur » des ennuis prouve, qu’en fait , la responsabilité n’est pas cette société de pharmacopée, mais bien le spécialiste en Uro qui lui est le coupable de cette prescription… Et toc ! voila comment on fait du fric , in fine
        pable

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  6. etikdabor

    En aucun cas, Mélissa, je ne faisais allusion à votre travail personnel qui devrait pas mal déranger (ce dont je me réjouis), mais au principe même de la valeur et validation des thèses de doctorat en général et à un cas particulier – non alimentaire – qui me tient à coeur : une thèse de doctorat de médecine sur le thème des extrêmement mal nommées EMI dont le directeur de thèse et membre du jury fait une exploitation qui me parait plus que douteuse et m’irrite, alors que je crois à la majorité des témoignages des SHC (Sortie hors du corps)

    Reply
    1. Melissa

      Merci pour la clarification.

      Reply
    2. Dumont

      Bonjour !
      Une thèse dite d’exercice type médecine,pharmacie,vétérinaire n’est pas du niveau d’une thèse de 3 eme cycle . Ceci ne serais ce que pour sa durée , environ un an contre trois ans minimum .Ceci dit , de mon expérience , un directeur de thèse sérieux refusera le travail d’un thésard trop médiocre . Et lui demandera plus de travail . Ces thèses vont du copié collé arrangé , à un véritable travail de recherche digne d’une thèse de 3 e cycle . La majorité est entre les deux .
      Pour les revues scientifiques avec relecture , bien évidement , sur un sujet très pointu il y aura très peu de spécialistes. Sinon , il y a du monde ! La première des nécessite étant de citer ses sources documentaires , ses méthodes etc …Le propre d’une thése étant de donner ,proposer son avis,tester ses hypothéses , il s’agit d’un travail personnel ! cordialement SD

      Reply
  7. Carole

    Merci pour cet article intéressant même s’il ne fait que confirmer ce qu’on savait déjà, au moins on peut s’appuyer sur un travail sérieux et pas seulement sur des convictions et des observations empiriques.
    Vous êtes-vous penchés sur l’industrie du sucre ?
    Les sujets aussi des implications de ces industries dans les programmes de l’Éducation Nationale où ils bourrent le crâne de nos enfants dès le plus jeune âge …

    Reply
  8. Pingback: Dimanche 20 Août – My revue

  9. Inoxydable

    Jibel. Connaissez vous le site du Dr Laurent Schwartz cancérologue et sa façon de soigner les cancers avec des résultats sans égal, extraits de son site et faites vous une idée :
    LAURENT SCHWARTZ – Guérir du Cancer
    guerir-du-cancer.fr/laurent-schwartz

    Le Docteur Laurent Schwartz, 58 ans, est un cancérologue de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) longtemps détaché à l’École Polytechnique.

    Voir dans ses rubriques :
    Régime cétogène et cancer : les preuves s’accumulent
    15 octobre 2016
    Auteur:Guérir du Cancer
    et un appel qui pourrait vous intéresser:
    Appel aux malades atteints d’un cancer de la prostate hormono-résistant
    24 juin 2017
    Auteur:Guérir du Cancer
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    Chers amis,
    Nous souhaitons rentrer en contact avec des patients atteints de cancer de la prostate résistant au traitement hormonal c’est à dire avec un PSA élevé.
    L’équipe médicale.
    Merci de prendre contact au moyen du formulaire ci-dessous:

    Reply
  10. jibel

    @inoxidable,
    Merci, mais je suis, enfin je l’espère être au bout de mon ennui, qui n’a pas été un cancer de la prostate, mais un envahissement de cellules cancéreuses qui ne sont jamais sorties, sauf avec mon consentement, de leur niche, soit ma prostate…Je viens de terminer ce qui devait être fait comme traitement, mais bien sur avec QQs effets secondaires qui en principe devrait s’arrêter au bout de QQs semaines ? ? ? Si vous décidez de me communiquer, les bouquins et site de cet homme le Dr LAURENT SCHWARTZ, ça pourrait me rendre service? Pour ce qui est de mon % 30 de PSA? il est « faible » ça a été moins que cela et plus lors d’une infection des voies urinaires %50 qui en QQs heures ont étés réduit a 15% … Donc… tout dépends des gravités merci 8-)

    Reply
  11. Inoxydable

    @ jibel : Il a écrit plusieurs livres dont voici un récent que je vais moi même acheter à Cultura où il est exposé :
    Cancer : un traitement simple et non toxique – Laurent …
    livre.fnac.com › … › Meilleures ventes Médecine par thèmes

    pour 10 €, un trésor de bienfaits. Vous pouvez aussi voir un des ses exposés – très clair et convaincant – sur le site de l’AIMSIB ( que Jeremy connaît bien), voir dans la vidéo de la journée de l’inauguration du 30 mai 2016, il était l’un des nombreux invités et intervenants ( j’y étais aussi). Ca se trouve aussi sur YouTube.
    Bonne lecture et surtout n’ayez pas peur de vous remettre en question sur des certitudes, ça vous sauvera la vie. Amicalement, Inoxydable

    Reply
  12. jibel

    @inoxidable,
    Merci je vais visiter ces vidéos du Dr a AIMSIB Youtube, avec le sujet que vous avez conseillé… On ne sait jamais, pour moi je crois en arriver a la dernière étape.
    Chose amusante, je suis macrobiotique depuis 42 ans, jamais je ne m’attendais a avoir ce genre de PB. Qu’ai-je fais? simplement rester a la macrobiotique, suivre un conseil d’un homéopathe sur les injections d’ISCADOR par deux fois dans l’année ! ! fin mars et début octobre! Il est possible que ces piquouses faites 1 fois tout les trois jours donc 7 injections et rebelote en octobre… Est-ce que ces « traitements on ralentis les PBs de la prostate? Est-ce garantis ? est-ce sur, puisqu’il faut absolument que cela soit prouvé scientifiquement? Rien n’est a affirmer ! Merci pour votre intérêt sur mon ennui qui j’espère en sera quitte… cordialement J.B. 8-)
    A autre chose, je connais le site de Jérémy depuis 5/6 ans, je suis en accord avec ses pensées et ses propres idées, même si on ne pratique pas les mêmes choses nutritionnelles …Chacun voit midi a quatorze…De toutes façons merci a lui.. ce qui fera bouger le plus de paquet de personnes… Hé oui 8-)

    Reply
    1. Inoxydable

      à jibel; Voici une nouvelle vidéo tirée d’une émission  » tambour battant » relevée sur le site  » guérir du Cancer » ce jour, dans laquelle interviennent Laurent Schwartz et d’autres cancérologues. Très intéressant, je n’ai pas tout regardé bien sûr par manque de temps, voici l’url

      URL de ce post :http://guerir-du-cancer.fr/cancer-decouvertes-traitements/
      j’ajoute que je n’ai pas de problème de prostate mais ayant un âge où on redoute ce genre de problème, je m’intéresse à la question … en cas ou en cas que …: prévention est mère de sûreté.
      Je me suis aussi intéressé au traitement par cryothérapie, par micro onde, deux méthodes non invasives et non mutilante qui se pratiquent de plus en plus … surtout à l’étranger.
      Bon visionnage et courage.

      Reply

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