Pourquoi je Jeûne 24 heures par semaine à 25 ans

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Je publiais le 23 juin dernier ma première expérience sur le jeûne intermittent. J’avais commencé l’expérience par un jeûne de 16 heures tous les jours, puis mon jeûne a progressivement évolué pour se stabiliser à 24 heures par semaine, tous les lundis.

Pourquoi est-ce que je jeûne toutes les semaines à mon âge ?

  • Est-ce que je suis malade ?
  • Est-ce que j’ai été endoctriné par les idéologies du jeûne thérapeutique ?
  • Est-ce que je subis, tout simplement, la mode grandissante du jeûne intermittent ?

C’est probablement un peu de tout ça, avec le concourt de mes recherches sur le sujet où j’ai trouvé une base de donnée scientifique énorme.

Cela fait presque 1 an que je pratique le jeûne intermittent (sous différente forme), et maintenant 5 mois que je jeûne 1 jour par semaine.

C’est l’une des expériences les plus enrichissantes, et valorisantes que j’ai pu commencer dans ma vie.

Pourquoi ?

1. Prendre sa santé en main, sans rien faire

1. Court terme

Ce type de jeûne stabilise vos réactions physiologiques après une ingestion de sucre. Autrement dit, les pics d’insulines seront moins fort.

A terme, les sensations d’hypoglycémies quotidiennes disparaissent et les fringales sont moins fréquentes.

2. Moyen terme

Selon le type de jeûne que vous choisirez, une perte de poids plus ou moins significative pourrait pointer le bout de son nez. Un sentiment de bien-être, et un gain d’énergie peut également faire son apparition.

3. Long terme

Les bienfaits du jeûne ne sont plus à prouver aujourd’hui. Un jour de jeûne par semaine ou 16 heures par jour améliore significativement de nombreuses variables physiologiques, telles que les triglycérides sanguins, ou la concentration de GH (l’hormone de croissance).

Cet environnement « acalorique » mime les épisodes de jeûnes vécus par nos ancêtres durant des millions d’années. Notre organisme est ultra compétent, et particulièrement adapté pour tirer parti des épisodes de famines, même s’ils sont artificiels aujourd’hui.

2. Se dépasser tous les jours, toutes les semaines, et tous les mois.

Faire un jeûne intermittent, c’est relever quotidiennement un défi extraordinaire, par sa difficulté et sa singularité.

La restriction calorique par le jeûne intermittent est l’un des défis les plus sévères et les difficiles au monde, car il est  « contre nature ».

  • S’empêcher de manger, alors que la société nous dit de le faire, est malsain.
  • S’empêcher de manger, alors que notre organisme nous dit de le faire, est dangereux.

Voici les principaux dogmes qui gravitent autour de ce défi d’une rare complexité.

Dans nos sociétés modernes, les repas sont imposés, rythmés et chronométrés.

Tous les nutritionnistes, les instances dirigeantes, ou les médecins conseillent, voire même ordonnent de manger 3 à 4 repas par jour.

Aucune preuve scientifique n’existe à ce jour pour valider le rythme actuel de nos repas. Ce rythme est plutôt le résultat d’une pression de la société, qui fonctionne avec des horaires de travail précis. Les repas doivent donc être correctement placés et rythmés.

Il apparait donc « contre nature » à notre époque de vouloir limiter nos repas, comme si l’intégralité de nos repas (ou quantité de calories) était vital. Si cela était vrai, nous n’observerions pas aujourd’hui une explosion du surpoids, de l’obésité et de la morbidité.

Sans prendre trop de risque, aujourd’hui nous mangeons trop par rapport à nos besoins réels.

Sur le plan sociétal et familial, jeûner est donc une question délicate qu’il faut savoir défendre et valoriser auprès de toutes les personnes curieuses et/ou intéressées.

Je prends pour exemple Julie, cette toute récente lectrice de mon récit sur le jeûne est venue témoigner sur le blog.

Je me permets de la citer (vous pouvez retrouver son témoignage ici :

« Pour eux ne pas manger à un repas c’est être malade et ils me demandent pourquoi je mange pas »

Remarquez bien le raccourci que font les parents de Julie (je ne les blâme pas, loin de là) :

  • Repas = nourriture = vitale

Donc

  • Repas = vitale

Cet affreux et simpliste syllogisme est peut-être vrai dans l’esprit des gens. Dans un 2ème temps, on se rend compte que les questions fusent sur le jeûne intermittent et qu’il faut absolument y répondre pour rassurer et recevoir tout le soutien nécessaire.

Au final, jeûner quotidiennement ou mensuellement est à la limite de l’acte de bravoure qui prend à contre courant l’ensemble de notre société de consommation centrée sur le gaspillage alimentaire, le surpoids et les maladies de civilisation.

3. Faire des économies sur son budget alimentaire

Le jeûne intermittent réduit mécaniquement les quantités de nourriture absorbées et donc celles achetées.

Dans un article sur Objectif Liberté.fr, je détaille mathématiquement les gains espérés en réalisant un jeûne intermittent de 16h par jour. Vous pouvez espérer économiser 3000 € par an ou 360.000 francs pacifique.

Même dans le cas des jeûnes les plus courts, ou les moins restrictifs, l’économie d’argent est là. Ces économies pourront, à plus ou moins long terme, vous permettre de réinvestir, de vous faire plaisir, de donner ou d’offrir des cadeaux à vos amis (par exemple)

4. Profiter d’une journée unique, sans nourriture

C’est le bénéfice immédiat du jeûne intermittent.

Pour illustrer ce point rien de mieux que de vous parler de ma propre expérience.

Moi, je jeûne 24h à partir de mon dernier repas pris le dimanche soir. Je passerai donc toute ma journée du lundi (petit-déjeuner, collation de 10h, déjeuner et goûter) sans manger jusqu’au dîner du soir.

Je vous rassure, je jeûne réellement entre 22 et 24h car il est bien difficile de résister à la tentation d’un apéro crudité 1 heure plus tôt que prévue.

Mais quand le lundi arrive, je ne me pose aucune question à propos de la nourriture.

Combien d’argent me faut-il ? Ai-je assez de monnaie ? Que vais-je prendre ? Quel magasin choisir ?

Rien de tout ça. Mais plutôt ça:

  • Une sieste éclair au bord de la plage
  • Une recherche personnelle sur le net
  • J’écris mes rêves de la vieille
  • Je bouquine mon livre du moment
  • Je bois de l’eau
  • Encore de l’eau
  • Et encore de l’eau

Vraiment autant d’eau ?

Je bois en moyenne 2 à 3 litres d’eau quand je jeûne. Et du même coup, je passe bien 6 ou 7 fois au toilette. Je vous rassure que ces litres d’eau n’auront pas d’impact négatif sur votre santé.

Et vous ?

Presque aucune prise de risque (il faut tout de même restez vigilant et consultez si on a des doutes), aucune dépense supplémentaire, des bienfaits pour la santé et le moral…

Qu’attendez-vous pour essayer ?

227 Commentaires

  1. Frédéric

    Bonjour, je pratique le jeûne depuis qq années: à la fin de l’été, je jeûne quelques jours entre 4 et 6 jours et depuis le mois de Septembre, je jeûne tous les Lundi et je ne déjeune plus le matin (je n’ai jamais supporté le petit déjeuner, avec une impression d’être sur la digestion du repas de la veille). J’ai trouvé mon rythme et je me sens beaucoup mieux ainsi (j’ai 48 ans). Je me permets même de faire ma séance de running dominicale du Dimanche matin, entre 8 et 15 kms, sans aucun problème (cet été, j’ai même couru 10 kms au milieu de ma période de jeûne pour accompagner mon épouse).
    Ce qui me convient ne l’est pas pour d’autres personnes (comme pour mon épouse, par exemple, qui est une adoratrice du « petit déjeuner »), c’est à chacun de se faire sa propre opinion en expérimentant…

  2. valerie

    bonjour,
    je souhaite juste apporter mon témoignage… j’ai commencé un jeune intermittant il y a deux mois maintenant (je ne mange rien les lundis) et c’est vrai que je me sens bien. Déjà je suis en surpoids avec 20kg à perdre, en deux mois j’ai perdu 7kg. Mon comportement avec la nourriture a changé aussi, moins de fringales, meilleure forme, meilleur sommeil, plus de pêche ! je compte continuer les plus longtemps possible …

  3. Rudy

    Bonsoir, pensez-vous qu’il est conseillé de faire un jour de jeûne par semaine ou plutôt un jeune intermittent (de 16 ou 19heures) ?
    Mon but est de perdre de la graisse (5/10 kilos à perdre à 25 ans) et d’avoir une relation plus saine avec la nourriture (pas d’envie de grignotage ni d’envie de plats extravagants).
    Je pense que le métabolisme peut être augmenté de façon plus significative si on jeune chaque jour, non ? (mais en même temps un jour par semaine me convient plus dans la pratique)
    Enfin, pensez-vous qu’il faille garder le même jour de jeûne chaque semaine ou on peut changer de jour ?
    Merci pour votre réponse.
    Cordialement.

    1. Vangelis

      Bonsoir, je ne saurais pas répondre à toutes les questions posées. Simplement, quand on décide d’un jour de jeûne dans la semaine, il faut s’y tenir. Le corps a besoin de repères.
      Bonne continuation !

  4. marco

    Bonjour

    Je reposte ce commentaire au bon endroit

    J’ai appris récement que si on se restreint avant de rentrer en phase de jeune le corps se fait à la nourriture qu’on lui donne et s’adapte en conséquence, peu de nourriture = baisse du métabolisme. Si on rentre vraiment en phase de jeune c’est à dire apres 10 – 15h, là on tappe dans les graisse et toxines et on a de l’énergie quand on prend l’habitude de jeûner.
    J’ai expérimenté nombres de jeunes et de restrictions caloriques pour mon mental, car j’ai eu des phases de déréalisation et dépression, j’ai souvent empiré mon état car je ne savais pas a cette époque que manger peu empêchait le jeune et ma solution aujourd’hui est de manger une fois par jour un repas copieux et équilibré et laisser le reste du temps le corps faire son jeûne.
    Pour conclure soit je mange bien, en quantité et équilibré, soit je jeune un minimum de temps de façon a puiser dans mes réserves. Mais surtout je ne réduit pas mon apport de nourriture sinon, on annule tout l’intérêt du jeûne avec la moindre petite cacahuète !
    Autre chose l’organisme adapte son métabolisme et son poid a la quantité de nourriture qu’on lui donne, je m’explique si on mange plus, on prend du poid puis le corps s’adapte. Si on mange moins on perd du poid puis le corps s’adapte d’ou l’inutilité des régimes autre que le jeune intermitant.
    Dans certains types de musculation d’ailleurs, on conseille après une restriction calorique ( pour la sèche ) de manger une fois par semaine a sa faim afin de tromper l’organisme pour ne pas qu’il baisse en métabolisme.
    Au final il faut vraiment faire très attention a garder un métabolisme de base suffisant pour rester en bonne santé physique et morale, et donc avoir un apport conséquent en nourriture et ne pas tomber dans le piège dans lequel il est facile de tomber : « Jeûne intermittant = manger moins »
    L’activité physique doit aussi faire parti du jeu évidement.

  5. Louisette

    bonjour
    Je voudrais perdre 5 kgs,pour etre bien,et j,ai 65 ans. Je fais le 16/8,tous les jours,et mange normalement,les samedi,et Dimanche.Pensez-vous,que si je mange,davantage de Protéines,la perte de poids,sera plus efficace,qu,une alimentation normale,je compte,sur vos réponses.MERCI

  6. Vangelis

    Bonsoir tout le monde. Très intéressant tout ce que je lis là.
    Je me permets une question (aujourd’hui fut mon 1er jeûne intermittent, pas eu de problème de faim mais des maux de tête qui vont et viennent, et une grosse fatigue mais peut-être imputable à une autre raison – j’ai eu des activités physiques sans aucun problème).
    Qu’est-ce qu’on a le « droit » d’avaler le jour de jeûne ? J’ai pris de la soupe, et je me demande si ça fait partie de la nourriture ou, comme c’est liquide, si c’est OK pour le jeûne.
    Merci de vos réponses, bonne soirée les gens :-)

    1. Carole

      Pendant un jeûne au sens strict, on ne consomme que de l’eau (ou pas d’eau en cas de jeûne sec).
      Quand on pratique le jeûne intermittent (donc un jeûne non thérapeutique), on peut boire un café ou un thé sans sucre ou une tisane voire un bouillon (= l’eau de cuisson des légumes) mais pas de soupe : une soupe même légère et mixée contient des aliments, elle relance la digestion donc ça rompt le jeûne.
      Certains boivent de l’eau avec quelques gouttes de jus de citron mais quelques gouttes.
      Idem pour un jus de fruits, même dilué, qui rompt le jeûne. A fortiori un jus de fruits apporte des glucides sans aucune fibre qui vont en conséquence influer sur la glycémie et l’un des buts notamment du jeûne intermittent, c’est d’éviter les yoyos de la glycémie pendant une longue période de temps.
      J’espère t’avoir un peu éclairé.

      1. Vangelis

        Merci Carole, tu m’as fort bien éclairée : la réponse, et étayée qui plus est. C’est + facile à assimiler quand c’est bien expliqué ainsi.
        Je recommence la semaine prochaine, et tel que décrit du coup.

  7. Luke

    salut
    un jeune de 24H ne crée pas de demusculation ? j avais cru comprendre que en debut de jeune le corp tapais dans les muscle avant de passer au graisse vers le 3 eme jour.
    du coup des jeune de 24H ca devrai etre taper dans les muscle a chaque jeune et pas dans les graisses. vous pouvez m eclairer sur ce point ?

  8. Tiffany

    Avec mon mari on fait on jeune 16h une fois par semaine. Est-ce inutile en-dessous de 24h pour un jeune hebdomadaire ? Merci

Les commentaires sont fermes.