regime-sans-gluten-bilan-final Il était temps ! Cela fait maintenant plusieurs mois que mon expérience du régime sans gluten est terminée et je n’avais toujours pas relaté ce petit bout de ma vie, pourtant extraordinaire.

Afin de réaliser une synthèse de mon expérience, de mes nouvelles connaissances sur ce sujet et de mes articles publiés jusqu’alors, je vous propose un article qui s’articule autour de 4 points :

  1. Bilan psycho-pathologique
  2. Bilan sociétal
  3. Bilan psychologique ou personnel
  4. Au-delà du régime sans gluten

Autrement dit, vous allez savoir si ma santé s’est améliorée durant ce régime, si j’étais intolérant au gluten ou pas, si c’était facile ou au contraire difficile à vivre et au final, quel est mon sentiment général de cette expérience.

Bilan physio-pathologique

Comme je l’avais annoncé dans mon 1er article introductif sur le régime sans gluten, on teste son intolérance au gluten lors de la phase de réintroduction, après les 4 semaines (au minimum) sans gluten.

Pour ma part, je n’ai noté aucun dérangement majeur et fortement lors de la réintroduction du gluten, après les 6 semaines. Dès la fin du régime, j’ai mangé du pain blanc (en quantité modérée cela dit) mais je n’ai subi aucun trouble plus ou moins violent au niveau de l’appareil digestif.

La conclusion principale de l’article et de cette expérience est que je ne suis pas intolérant au gluten, dans le sens médical du terme.

Par contre, il y a eu des changements significatifs à d’autres niveaux entre le régime sans gluten et le retour à la normale. Premièrement, j’avais selon moi un très joli teint, et une peau plus « propre » durant mon régime sans gluten. J’ai fait cette observation sur les nombreuses photos prises lors de soirées entre amis où je ne peux que constater les effets bénéfiques du régime sans gluten.

Dorénavant, j’ai repris mon teint « normal » si j’ose dire, qui est beaucoup plus pâle, et si j’exagère un peu, presque maladif (certains commentaires d’amis vont également dans ce sens). J’avais déjà entendu parler avant de commencer le régime des modifications possibles et positives du grain de la peau du visage, et d’autres paramètres. Peut-être que d’autres personnes peuvent-elles apporter leur témoignage sur ce point ?

Le second point touche les selles. Attention cher lecteur, cette partie n’est pas faite de roses et de poneys ! Avant de commencer le régime, mes selles étaient plutôt molles avec un côté diarrhéique des plus normaux (enfin pour moi). Une différence majeure pendant le régime sans gluten a été la solidification de mes selles, parfois à l’excès. J’ai eu durant ces 6 semaines sans gluten, 2 constipations assez sévères.

Je suis passé d’un extrême à l’autre à ce niveau-là, et la réintroduction du gluten m’a au moins permis de relâcher une pression de ce côté-là, avec des selles plus fluides. Sur ce dernier point, il faut que je creuse plus profondément ce qui ne va pas dans mon alimentation, ce qui est en excès ou l’inverse. Encore une fois, si des internautes avaient des expériences similaires dans le domaine, je vous encourage à témoigner, sans gêne.

Bilan sociétal

Comment vivre sans gluten dans notre société actuelle ? Est-ce simple ? Difficile ? Impossible ? Bien que je ne vive pas en métropole, la Nouvelle-Calédonie présente toutes les caractéristiques d’un pays moderne occidental. Toutefois, la notion de « régime sans » ou de « régime machin chose » est peu connue dans la restauration, et chez les gens d’une manière générale.

Dans le cadre d’une expérience de régime sans gluten « semi-contrôlé », les repas au restaurant sont des pièges à gluten, qui n’auront pas un énorme impact sur des tolérants mais pourront se révéler dramatiques pour des intolérants diagnostiqués.

Il convient donc de limiter les restaurants pendant le régime sans gluten, surtout les restaurateurs qui ignorent ce qu’est le gluten, et pourquoi certaines personnes l’évitent. La contamination de la nourriture à travers les poêles mal rincées, l’utilisation d’additifs au blé sont autant d’éléments qui peuvent mettre à mal votre régime, et limiter les effets positifs.

En Nouvelle-Calédonie, peu de restaurants connaissent le terme « gluten » et ceux qui le connaissent nous dirigent gentiment vers d’autres restaurants pour ne pas être embêtés. Ici, la demande « sans gluten » est si faible, voire même inexistante que ces observations me semblent normales. Sur le plan purement pratique et festif, l’interdiction de consommer des bières (et du whisky) représente une gêne sociale forte, surtout si vous êtes un amateur de bière.

Les petits verres entre amis ne doivent à présent être composés que de vin rouge, de pastis ou de rhum. Je dois noter un point très positif du régime sans gluten qui pourrait plaire aux personnes très sociables et qui cherchent le débat, et la démonstration. Au cours de nombreuses soirées, mon régime sans gluten était –à chaque fois- un sujet unique de discussion avec de parfaits inconnus. Bien que les discussions tournent relativement autour des mêmes sujets :

  • Pourquoi faire ce régime ?
  • Qu’est-ce que le gluten ?
  • Pourquoi est-ce dangereux ?
  • Es-tu intolérant ?

C’est une occasion unique pour apprendre à défendre votre point de vue, argumenter en faveur du régime sans gluten (sans dénigrer ceux qui en mangent) et peut-être, si vous êtes très fort, convaincre quelqu’un de commencer ce régime.

Attention toutefois, les réactions de votre entourage seront principalement négatives sur votre régime. La très forte restriction qu’il implique, le rôle mystérieux de cette protéine font que l’incompréhension est bien souvent de mise avec un rejet, et un phénomène de caricature sociale que j’avais démontré dans mon précédent article.

Bilan psychologique ou personnel

Honnêtement, le régime me manque. J’ai l’impression d’avoir aujourd’hui repris totalement mon régime d’avant, qui en fait ne me plait plus tant que ça. Je suis nostalgique des bienfaits plutôt extraordinaires (et peut-être imputables à d’autres choses) que ce régime pouvait avoir sur la qualité de ma peau, sur le grain et mon teint. Rien que pour ce point « bonne mine » le régime sans gluten me manque.

Pour moi, et ma compagne, l’expérience a été unique avec des hauts et des bas (notamment dans les soirées totalement improvisées, sans fruits ni légumes, arrrrgh !) Il faut bien comprendre avant de commencer ce régime, qu’il vous engage dans une lutte quasi quotidienne (au moins au début) contre le gluten. Il faudra traquer la moindre trace sur les étiquettes, poser des questions à tous les hôtes afin de savoir ce qu’il y a dans ce plat, pour parfois le refuser ! En bref, il y a du bon à tirer de ce régime et c’est le sujet du point suivant.

Un régime sans gluten, ou avec moins de gluten ?

Si le régime sans gluten vous intéresse, et que vous ne désirez pas tester votre intolérance, vous pouvez alors entamer un régime « presque » sans gluten.

Je m’explique. Au lieu de supprimer, vous pourrez fortement limiter la consommation de certains produits qui contiennent du gluten. Je pense notamment à la bière, au pain blanc et les produits industriels les plus transformés. Sans devenir “gluténophobe” et asocial, vous pourrez obtenir de nombreux bienfaits insoupçonnés en suivant ce type de “semi-régime », mais pourquoi ?

Au-delà du « sans gluten »

Faire un régime sans gluten, c’est éviter le gluten, évidemment mais pas uniquement. Si vous êtes dans l’impossibilité de manger du pain, vous allez forcément compenser avec autre chose mais quoi ?

Probablement des légumes, des fruits, de la salade, du fromage, du riz que sais-je encore ! Quoi qu’il en soit, vous allez remplacer de nombreuses calories vides, riches en sucres, en sel, par des aliments faits de calories pleines, riches en vitamines, en minéraux et antioxydants divers. Le régime sans gluten, au-delà de vous éloigner du gluten, vous éloigne surtout des produits les plus transformés et en théorie (bien que ce ne soit plus une théorie) des aliments les plus dangereux pour votre santé.

En conclusion, j’invite tout un chacun à faire sa propre expérience avec ses règles du jeu. De mémoire, j’ai réalisé un régime sans gluten pendant 6 semaines (sans cheat day, c’est impératif) avec une phase d’observation intense pendant 2 semaines, lors de la réintroduction.

Je prévois personnellement de refaire l’expérience, de manière plus contrôlée avec 2 mois contrôle « avec gluten » où je note une grande série de variables (nez bouché, selle molle ou dure, énergie au réveil, mal d’estomac, crampe d’estomac, flatulence excessive ou pas, etc, etc) afin de faire un point zéro correct et avoir une bonne base de comparaison.

A tous les nouveaux qui tenteront l’expérience, venez ici relater vos expériences ! A bientôt, Jérémy.

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35 commentaires
  1. aie decouvert mon intolerence au gluten il y 18 mois depuis suis au sans gluten et est retrouve une vie normale pas de carences et surtout pas de privation bien dans ma tete et dans mon corps recommande a tous ceux qui ont des doutes

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