Mis à jour le 29/01/2020. Le jeûne intermittent est une pratique qui gagne à être connue. Elle bénéficie de nombreuses études scientifiques. Je vous propose de découvrir ma première expérience de jeûne intermittent. Un récit pour vous inspirer et vous aider à franchir le pas. N’oubliez jamais d’écouter votre corps.

La découverte d’une méthode

Il y a 4 mois, je n’avais aucune idée de ce qu’était le jeûne intermittent. Comme tout le monde, j’ai entendu parler du jeûne sous la forme d’une cure thérapeutique qui peut durer jusqu’à 1 semaine (voire plus).

J’ai également pu voir des reportages à la télévision, où des centres thérapeutiques accueillaient des personnes en surpoids, malades ou tout simplement mal dans leur peau. Durant le séjour, ces personnes ne devaient rien manger, seulement boire de l’eau et des bouillons de légumes.

Au final, ce jeûne purifie l’organisme, physiologiquement par un processus de détoxification, mais également psychiquement.

Ce jeûne bien encadré propose des longues marches et ballades pendant des heures (5 heures parfois). Ces ballades sont accompagnées d’expériences dites « spirituelles », les jeûneurs sont invités à réaliser une introspection pendant leur séjour.

Ce n’est que plus tard, bien plus tard, que j’ai découvert qu’il n’existait pas qu’un seul type de jeûne mais une multitude.

J’ai appris l’existence d’une forme particulière de jeûne par Damien sur son site Raccourci-minimaliste. Le jeûne intermittent.

Découvrez ici le Top 7 des attaques les plus bidon contre le jeûne avec le risque de mourir de faim, les attaques religieuses ou sectaires…

Bref, un article haut en couleur pour donner quelques arguments contre les non-arguments !

Les multiples facettes du jeûne intermittent

Sur son blog Raccourci-minimaliste, Damien relève le défi de jeûner par intermittence pendant 6 mois, 19 heures par jour, 7 jours sur 7 ! Une méthode dénommée « Fast-5 ».Sous le choc, je découvre naïvement que le jeûne, et en particulier le jeûne intermittent, est une méthode très bénéfique pour la santé.

Après avoir commencé des recherches sur ce sujet, je me suis rendu compte d’une part que la médecine connaissait très bien le jeûne intermittent (et la restriction calorique). D’autre part, les études scientifiques abondent dans ce domaine !

Les bienfaits du jeûne intermittent

La littérature scientifique est de plus en plus riche sur ce sujet qui ne cesse de gagner en popularité. Des études sont menés sur des modèles animaux (des rongeurs, des singes) mais aussi chez l’homme pour mesurer les effets des différentes formes de jeûne intermittent.

Parmi les bénéfices que l’on retrouve, voici une liste des modifications biologiques :

  • Protections cardiovasculaires
  • résistances à l’inflammation
  • protections contre les maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Huntington, ou Alzheimer)
  • perte de poids
  • sensibilité des cellules accrues à l’insuline
  • efficace pour lutter contre le diabète
  • protections contre le vieillissement
  • espérance de vie augmentée

Je découvre une méthode qui semble « miraculeuse » pour la santé.

Après des heures, des jours de recherches, j’ai accumulé une quinzaine de références majeures sur le jeûne intermittent et la restriction calorique. Au total, j’ai accumulé près d’une centaine de références générales sur le jeûne intermittent (intermittent fasting en anglais).

Dossier spécial “Maladie d’Alzheimer” : découvrez les meilleures habitudes de vie pour se protéger de la maladie qui ne bénéficie d’aucune solution thérapeutique efficace.

A lire ici

Le début de mon expérience

Damien m’a bien volontiers donné des références en la matière sur internet. J’ai découvert un auteur pratiquant une forme particulière de jeûne intermittent : le 16 :8. Explication : cette forme de jeûne intermittent consiste à jeûner pendant 16h et manger durant les 8 restantes.

J’ai lu des articles, des commentaires, j’ai écouté des récits de jeûneurs. Tous convergeaient vers une addiction de ce mode de vie.

Qu’avais-je à perdre en essayant ?

Le 20 février de cette année, j’ai décidé de commencer mon jeûne intermittent 16 heures par jour, toute la semaine.

Les 3 premiers jours

Un mélange d’excitation et de peur commençait à se faire sentir. L’excitation de démarrer une expérience plutôt hors norme mais la peur inconsciente de manquer de nourriture, voire même de mourir de faim.

Armé d’une bouteille d’eau et d’une solide motivation, je me suis lancé dans une course contre la faim. Les 3 premiers jours étaient grossièrement semblables : 2 litres d’eau bus tous les matins, au moins 7 aller-retour aux toilettes, et un ventre, étrangement, tolérant et silencieux.

Au cours de ces 3 premiers jours, je n’ai jamais ressenti les foudres de mon estomac, gargouillant, criant et m’implorant de lui donner de quoi travailler ! Une paix incroyable régnait dans mon corps.

Un point notable ceci dit, la demi-heure avant de briser le jeûne est la plus délicate à vivre, celle qui demande le plus de discipline pour respecter ses horaires.

Jeûner devrait être recommandé par les autorités de santé. Une étude scientifique rigoureuse démontre ce que nous savons depuis un moment… les fameux trois repas par jour sont des réponses sociétales et non physiologiques.

Des chercheurs internationaux remettent cette pratique en question… pour notre santé

Ma fenêtre personnelle

Au cours de mes lectures sur le jeûne intermittent, j’ai appris que l’on pouvait choisir quand jeûner et quand manger. Même si chacun est libre de choisir sa fenêtre, les fenêtres typiques conseillaient de jeûner durant la nuit et la matinée. La prise alimentaire se réalise en début d’après-midi jusqu’au coucher.

Les nombreux retours d’expériences des jeûneurs certifiaient l’efficacité de cette fenêtre dans le succès du jeûne intermittent (en 16 :8). J’arrêtais donc de manger à 22h le soir, pour briser mon jeûne à 14h le lendemain.

Première semaine et première difficulté

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour me rendre compte de la difficulté d’appliquer au quotidien ce rythme. Non pas à cause d’un manque de discipline ou de volonté, mais à cause des autres.

Le premier week-end arrive avec les repas de famille, les apéros à 11h et j’en passe. J’encaisse mes premières entorses au jeûne. J’essayais de limiter la casse en mangeant le plus tard possible, mais ma résistance ne durait pas longtemps.

Je ne pouvais plus manger le matin, c’était un fait. Nous avions pris l’habitude avec ma petite-amie de manger de délicieux et copieux petits déjeuners. L’arrêt de ma prise alimentaire le matin, signifiait évidemment la fin des petits déjeuners de prince, et ma compagne me le faisait savoir de temps en temps :

“Alors on ne pourra plus prendre de petit déjeuner ensemble ?”

Il était bien difficile de répondre. Je prenais de plus en plus goût au jeûne mais cela ne devait rester qu’une « expérience ». J’avais donc décidé de faire des « switch » de plages horaires ou de renverser mon jeûne intermittent.

Dorénavant, j’allais donc manger dès le réveil pendant 8 heures, au maximum. Vers 16h, je cessais toute prise calorique jusqu’au réveil. En pratique, cela m’arrangeait. Je suis plutôt nocturne et éviter le repas du soir, la cuisine, la digestion, et la vaisselle était pour moi un gain de temps non négligeable pour lire, travailler, ou faire du sport.

Cela faisait 3 semaines que je jeûnais avec succès. Pourtant, il n’a pas fallu 3 jours pour abandonner purement et simplement ce nouveau rythme. Pourquoi ? Vers 17h à peine, la faim me tiraillait déjà. Jamais je n’avais entendu mon ventre se plaindre autant auparavant. Aux alentours de 18-19h, les effluves des cuisines, des boulangeries et des restaurants me torturaient l’esprit et le ventre.

À lire : pourquoi désormais je jeûne 24h par semaine, le lundi !

Finalement, et pour m’achever, les repas du soir de mes amis, de ma bien-aimée étaient la goutte de trop. Je devais me coucher le ventre vide, la faim au corps.

Résultat des courses ? J’ai bien eu la preuve de l’efficacité de la première fenêtre dans le succès des jeûnes intermittent.

L’évolution de mon jeûne intermittent

Après cette vaine tentative de changement, j’ai repris mon rythme initial. 2 semaines plus tard, je prenais une nouvelle décision, celle de ne jeûner que 5 jours par semaine, du lundi au vendredi.

Le week-end m’était donc de nouveau ouvert aux petits déjeuners en famille, aux brunchs improvisés et même aux repas tardifs dans la nuit (minuit ou plus). Ce changement fut (je ne le cache pas)…salvateur. 3 mois et demi après le début de cette aventure sous la forme d’un 16 :8, j’ai décidé de changer mon jeûne intermittent.

Comme je l’ai énoncé au début de l’article, il existe une grande variété de jeûne intermittent. Cela fait maintenant 2 semaines que j’essaye une autre forme : 24h de jeûne, une fois par semaine.Tous les lundis, je ne mange rien. Si je termine mon repas à 20h le dimanche au soir, je pourrais manger de nouveau lundi soir à 20h.

Les 6 autres jours de la semaine ? Je fais ce que je veux. Petit déjeuner ou pas, grignotage ou pas, j’ai libre choix. Pourtant, je remarque que je suis maintenant moins enclin à prendre un petit déjeuner même si j’ai carte blanche. Dernière remarque, après 3 mois de jeûne pendant 16h, jeûner 1 fois par semaine pendant 24h s’est révélé être d’une facilité presque enfantine.

Jeûner 3 jours ? J’ai moi aussi tenté une expérience proche de celle de Léa en jeûnant 3 jours. Je vous propose de découvrir ici le résultat de cette expérience inédite... et difficile ! Quelques astuces en prime et des informations qui pourraient intéresser les femmes avec des menstruations douloureuses.

La suite ?

Dans un article prochain, j’aborderai la facette économique et « santé » du jeûne intermittent. Je note précieusement toutes mes dépenses.

Elles sont catégorisées afin de définir le plus fidèlement possible mon budget alimentaire, le budget d’un jeûne par intermittence.

Dans le même registre, j’ai eu la chance de recueillir le témoignage de Romain sur le blog qui a fait un jeûne de 3 jours. Il vous apportera des conseils, et qui sait, peut-être l’envie de commencer.

Et vous alors, vous avez déjà essayé ? Vous en pensez quoi ?

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125 commentaires
  1. J’ai commencé le jeûne intermittent 16/8, que je pratique tous les jours de la semaine, le 14 juin 2020. Je saute le petit déjeuner ( juste un café noir sans sucre et un grand verre d’eau) et commence mon repas du midi entre 12h et 14h suivant la fin de mon travail. Le soir je dine vers 18h30 19H. En a peine 3 semaines j ai déjà perdu 5kgs. Je n’ai pas de sensation de faim pendant la durée du jeûne mais il faut bien s’hydrater( moi qui ne buvais pas énormément, j’en suis entre 2 et 3 litres d’eau par jour) . L ‘avantage est que si j ai un repas de famille le midi ou le soir je ne suis pas bridé. Je recule simplement le repas du lendemain midi si le repas était la veille au soir ou je saute le repas du soir si le repas était le midi et qu’il se termine tard.
    En plus des bienfaits c ‘est une méthode extrêmement modulable que chacun peut adapter en fonction de ses horaires.

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