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Dur à Avaler est un blog d'information sur la santé, la nutrition, l'univers du médicament et les conflits d'intérêts. Le blog est entièrement sans publicité pour faciliter la lecture des articles. Les articles sont le résultat d'une recherche scientifique minutieuse pour apporter des conseils et lancer des débats constructifs. Les article sont rédigés par Jérémy Anso, docteur en biologie et des auteurs invités pour des sujets particuliers. Le blog n'a pas vocation à remplacer le lien entre un patient et son professionnel de santé, mais bien de le renforcer par la confiance, la lecture critique des évidences scientifiques et le rendre plus transparent.

Ma compagne et moi venons de terminer un jeûne de 3 jours. Cet article vous raconte l’histoire de ces 3 jours, ce que nous avons fait, ressentis et nos conseils pour toutes les personnes qui souhaitent se lancer.

Jeûner, ça ne date pas d’hier !

Se priver de nourriture pendant un moment est une pratique connue de longue date. Une pratique qui jouit aujourd’hui d’une attention hors du commun, notamment grâce à des documentaires très valorisants, des témoignages, des blogs, ou des stages de jeûne.

Récemment, le jeûne intermittent s’est imposé de lui-même par sa simplicité et les nombreux bénéfices que laissent miroiter les études scientifiques. Jeûner entre 16h et 24h fait désormais partie de la routine de vie de certains. Moi y compris.

Cela fait plus de 5 ans que je fais un jeûne de 24h une fois par semaine, sans le moindre problème. J’ai essayé pas mal de combinaisons possibles : le week-end, en semaine, avec ou sans sport, en mangeant un peu en fin de journée ou beaucoup.

Bref, pas mal de petites expérimentations mais jamais je n’avais essayé de jeûner plus de 24h. Jeûner plus de 24h implique de passer au moins une journée complète sans manger et de s’endormir le ventre vide. Et ça, c’est quelque chose qu’il faut garder en mémoire.

3 jours de jeûne : entre torpeur et plaisir

Le premier constat que l’on a pu faire de ces 3 jours de jeûne ma compagne et moi, c’est que l’on ne faisait que parler de nourriture !

Nous avions beau ne pas avoir à nous poser de questions sur quoi manger, comment le préparer, la nourriture était finalement au centre de nos discussions.

Le second constat, c’est que l’environnement familial et amical n’aident vraiment pas à la poursuite de ce jeûne. Trop de tentations. Partout : dans le frigo, dans la résidence (les odeurs qui deviennent irresistibles, les voisins qui trinquent) et sur le web.

Difficile pourtant de faire autrement que de rester chez soi. Les plus chanceux pourront partir s’isoler en montagne 3 jours ou dans un centre spécialement dédié. Certains choisissent de jeûner pendant leurs heures travail.

Quoi qu’il en soit, nous sommes ressortis de ces 3 jours de jeûne avec un sentiment plus que positif. On s’attendait à souffrir le martyr, à devenir des loques humaines sans énergie et incapables de se lever.

La crise du 3ème jour et l’apparition des règles

Nous avions lu tout et son contraire sur le net, notamment la fameuse crise du 3ème jour. Nausées, vertiges, perte totale d’énergie… Ces témoignages nous avaient amenés à acheter du sulfate de magnésium pour provoquer un vidage du côlon.

D’après ce qu’on avait lu, cette pratique permettrait de ne pas ressentir les effets du 3ème jour. Sauf que nos sachets étaient périmés. Honnêtement, on pouvait probablement les prendre quand même, mais on a décidé de le faire sans, pour voir justement les effets de cette fameuse crise.

Et qu’elle ne fut pas notre surprise de ne strictement rien ressentir le 3ème jour, si ce n’est d’avoir encore plus d’énergie et se sentir moins léthargiques que le second jour !

Pas de nausée, ni de vertiges et même une trouvaille du tonnerre : la quasi-disparition des règles douloureuses de ma compagne !

Normalement, à l’arrivée de ses règles, elle se plie généralement de douleurs malgré toutes les méthodes à notre disposition (infusion de sauge, bouillotte sur le bas-ventre, respirations, etc.).

Mais là, les règles sont arrivées sans les diarrhées habituelles et avec une légère douleur au ventre. Rien de comparable m’a t-elle dit, avec ce qu’il se passait avant.

Et cette expérience a été documentée sur le net avant nous ! Nous avions lu qu’un jeûne plus ou moins long pouvait réduire les règles douloureuses. Notre expérience – enfin la sienne ! – confirme ce point.

Pour la crise, nous n’avons pas vraiment d’explication. Comme vous vous en doutez, on mange plutôt sainement : beaucoup de légumes à la vapeur, des produits complets, des crudités, des houmous et des mayonnaises maison pour l’apéro.

Mais on reste humain avec nos travers et nos plaisirs : alcool, chocolat et très rarement des glaces. Le fromage bien que cher en Nouvelle-Calédonie trouve sa place dans notre réfrigérateur !

On va dire que nous sommes aussi de bonne composition. Poids et taille standard, activité physique régulière, étirements, randonnées en tout genre. Des amis nous on dit que le poids et l’hygiène de vie pouvait jouer, notamment sur l’élimination des toxines stockées un peu partout.

Il reste d’autres possibilités : la crise serait arrivée plus tard, au 4ème ou au 5ème jour ou bien elle est arrivée dès le 2ème jour, le plus dur pour nous.

Durant ces 3 jours, aucun de nous deux n’est allé à la selle. Un jour après, et avec des repas normaux, toujours rien.

Des citronnades et de l’eau de coco

Notre boisson salvatrice pendant ce jeûne.

Pour ce jeûne, comme je vous le disais, on ne pensait qu’à la nourriture. Au point où, malgré mes connaissances, j’ai dû faire de nouvelles recherches pour savoir si c’était possible de manger pendant son jeûne.

Car vous le savez, on mélange bien souvent dans la littérature scientifique jeûne et restriction calorique, alors que les deux méthodes apportent des bénéfices proches. En tout cas, je suis tombé sur des articles très intéressants, tel que celui de Paul Jaminet (l’auteur de Perfect Health Diet) qui conseille de manger des soupes.

Des soupes à base d’os cuit, avec du poivre, du sel, des aromates, des tomates, des concombres. En réalité, quand on regarde les apports caloriques de ces soupes, c’est tout à fait négligeable. On parle de 20 kcal pour 100 g de tomates, et c’est encore moins pour le concombre.

Mais l’idée serait d’apporter tout de même des nutriments, des vitamines et des minéraux à l’organisme pour lui permettre de faire tourner tous les organes à plein régime, malgré la déprivation.

Malgré tout, nous sommes restés sur une sorte de jeûne strict sans manger, sauf quelques citronnades et très précisément 3 eaux de coco en 3 jours pour nous deux. Ce qui représente vraiment pas grand chose, mais en terme de nutriments, une véritable bombe pour l’organisme.

Nous sommes réellement persuadés que ces 3 cocos ont joué sur la fameuse crise inexistante du 3ème jour. Pour les calories, là aussi c’est négligeable, avec entre 20 et 30 kcal pour 100 ml d’eau de coco. Nous avons dû boire 250 ml chacun en 3 jours.

Attention aux vertiges

Nous n’avions pas eu de vertiges “plus que ce qui était prévu”. Ma compagne était particulièrement sensible quand elle se levait trop vite. Les vertiges arrivaient aussi sec. Donc il faut faire attention à se lever calmement, mais pas comme un papy non plus, pour éviter de se faire peur.

Nous avons pu conduire, faire une ballade, ouvrir les cocos bien sûr (me couper !) mais surtout flémarder à regarder des séries et faire du rangement.

Il est important de trouver des occupations.

Comment nous avons brisé notre jeûne

Avant de briser le jeûne, nous avions ressenti à la mi-journée de la 3ème journée ce que l’on pense être l’extase quand on oublie la faim. C’est difficile à dire et à caractériser mais on s’est demandé si on étendrait la durée du jeûne pour voir.

Peut-être était-ce un nouvel indice que nous avions passé notre crise dès le 2ème jour. Là aussi impossible à dire mais nous nous en sommes restés à nos 3 jours.

Pour briser le jeûne, nous avons probablement un peu trop mangé. Mais pour vous donner une idée, le repas que nous nous sommes préparés représente en fait ce que nous mangeons habituellement :

  • Une salade de tomate et de concombre râpés
  • Des oignons, du choux de chine et deux oeufs durs cuits à la vapeur
  • Du riz complet
  • Du coco et une banane en dessert

On a essayé de faire attention sur les quantités. Peu d’huile mais de l’assaisonnement quand même. On peut dire que nos palais et notre goût étaient exacerbé. Le repas a été un véritable régal.

Des bienfaits sur la santé ?

Vous le savez, on jeûne pour de nombreuses raisons et surtout pour sa santé, parfois pour régler des problèmes. Nous n’avions pas de problèmes particuliers, si ce n’est les tracas que tout le monde peut avoir et n’avons pas grand chose à dire dessus.

De mon côté, j’ai depuis un moment des plaques rouges sur un seul côté du visage qui apparaissent et disparaissent sans que je ne sache pourquoi. J’ai essayé le sans café, sans riz, sans gluten (mais pas assez longtemps je dois dire), de changer d’environnement, etc.

Mais à ce jour, la fameuse plaque tend à disparaître. Je ne sais pas si c’est le cycle qui le veut où le jeûne mais ça fait un bon moment que nous n’avons plus mangé de pain et de pâtes. Je vais garder un oeil dessus.

La suite et des avertissements

Je tiens à vous avertir, nous avions l’habitude de faire des jeûnes courts depuis longtemps ma compagne et moi. Ce n’était donc pas pas notre premier coup d’essai en matière de jeûne, mais bien une première pour cette durée qu’on estime intermédiaire.

Au final, le jour le plus difficile a été pour nous le second, le 3ème s’est approché d’un état de félicité pas totalement clair où nous hésitions à continuer ou pas.

Pour l’avenir, on pense renouveler l’expérience jusqu’à 5 jours avec une nouvelle routine alimentaire. On va probablement tenter une soupe par soir pour se ravitailler en minéraux et nutriments, en restant dans des apports caloriques très faible : moins de 100 ou 150 kcal par jour.

La méthode exacte reste encore à définir, rien n’est gravé dans le marbre.

En tout cas, ce jeûne permet de prendre un recul salvateur sur ces habitudes alimentaires. Autant sur la qualité que sur les quantités. Instinctivement, je me suis mis à mâcher plus longuement plus longuement mes aliments.

On se rend compte un peu plus de la valeur de la nourriture, celle qui nous maintient en vie, nous fait plaisir et qui peut nous apporter des maladies.

L’expérience a été extrêmement enrichissante. Ceci est notre témoignage, il n’ aucune valeur scientifique et je rappelle que nous étions en bonne santé, sans problème grave.

Et vous c’est quoi vos retours d’expériences ?

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16 commentaires
  1. Bonjour !
    Mon compagnon et moi-même sommes également adeptes du jeûne. On en fait à chaque changement de saison, toujours 3 jours. Ce qui est étonnant c’est que l’on ne le vit pas du tout de la même façon, et à lire votre récit, on voit bien que chaque personne réagit différemment.
    En tout cas pour ma part je suis convaincue de ses effets bénéfiques, que ce soit à court terme ou long terme.
    J’en parle aussi sur mon blog, notamment avec le récit de 3 jours de jeûne et les bienfaits procurés : https://sainitude-et-chocolat.fr/2018/12/09/jeûne-de-3-jours-mon-experience/

    Bonne continuation !
    Marion

  2. Blog de Jeremy ANSO
    20:01:2019
    Bonjour Jeremy. Cet article de ton expérience sur le jeûne est très intéressant et appelle effectivement des témoignages sur ses propres expériences.
    Pour ma part, j’ai fait quelques jeûnes depuis 5 ans environ. Je dois dire qu’en tant que “coronarien” SANS traitement depuis 2012 après avoir été empoisonné par les statines durant 10 ans, j’avais découvert le Blog de Michel de Lorgeril et ses livres qui m’ont sauvé la vie et ma santé et j’ai appliqué la diète méditerranéenne dans un premier temps qui m’a fait perdre 500 grs. par mois pendant quelques mois, de 140 kgs; je suis redescendu à 136kgs, puis j’ai vu l’ émission d’Arte sur le jeûne et acheté le livre de T. de Lestrade : 1er jeûne total ( hydrique) de 3 jrs avec une perte de poids de 3 kgs. ( je pesais alors 133 kgs) que j’ai maintenu durant au moins 1 an, a suivi un autre jeune 2 js. perte de poids d’encore 1 kg pour finir par un dernier en 2017 de 5 js avec une perte de poids 4 kgs !
    Je dois dire qu’à chaque fois j’ai fais tomber sans médicament ma glycémie d e manière conséquente mais malheureusement, il suffisait d’une prise dé médicament suite par ex; à un accident ( plus ou moins bénin) pour remonter mon diabète et pendant un an je n’ai plus fait de jeûne suite à une rupture totale de mon tendon d’Achille début janvier 2018.
    C’est ainsi que depuis le mois d’août 2018, à défaut de jeûne total, j’ai mis en pratique un jeûne partiel journalier , inspiré de l’excellent livre du Dr Jason Fung , suppression de repas du soir , déjeuner copieux ( pain de seigle, aux noix, intégral etc…)et à midi repas de type méditerranéen le plus possible. Résultat, de 128 Kgs je suis descendu à 116-117 kgs. poids auquel je plafonne depuis plusieurs mois, mon diabète est totalement maîtrisé ( petit excès pendant les fêtes de Noël vite rétabli) et je continue ainsi jusqu’à une meilleure récupération de mon de mollet.
    Mon retour d’expériences : Quelle que soit la durée du jeûne, je pratique TOUS LES JOURS ( sauf le dimanche) 1 h 30 de musculation en moyenne, parfois 2 heures à charges assez lourdes que je baisse un peu par précaution, j’ai repris un peu le VTC pour quelques trajets, ( pas encore de footing) le tout sans perte de force.
    Voici mon retour d’expérience pour le jeûne total :
    – Jour 1 : Un peu désagréable mais c’est niveau de la volonté.
    – Jour 2 : Mal de tête en fin de journée. Astuce:1 gélule d’Oméga 3.
    – Jour 3 et suivants, légère euphorie ( comme un pastis dans le nez .. ; lol)
    – Constipation lors de la reprise alimentaire mais ça passe.
    – Analyses sanguines au top après le jeûne ( mais j’avais des réserves) et toujours actuellement.
    Conclusion : qui dit que le jeûne est inutile et dangereux ?
    Pour ma part, outre la Diète Méditerranéenne préconisée par le Dr Michel de Lorgeril, je conseille vivement le livre du Dr Jason Fung sur les méthodes de jeûnes et surtout celui du Pr Valter Longo «  le régime de longue vie » récemment paru, pour rester jeune le plus longtemps possible et en bonne santé ( plein de références).
    Enfin un article de l’AIMSIB du Dr Jacques Rouiller, spécialiste Français du jeûne que vous pouvez voir en suivant ce lien :
    https://aimsib.org/2018/10/21/le-jeune-simple-naturel-et-efficace/
    et si ça vous tente de voir qui je suis et mon parcours, je publie sur le même site quelques modestes articles sans prétentions et en amateur avec des références scientifiques sur les fruits et légumes de santé pour lesquels je me passionne ;
    https://aimsib.org/2018/05/27/pret-pour-la-cueillette-de-la-framboise-alors-suivez-moi/
    la photo date de 2017 alors que je pesais encore 128 kgs. Y du mieux maintenant.
    Salutations amicales.

  3. « Le jeûne prive le corps de nombreux minéraux, vitamines et autres oligo-éléments. »
    Il est vrai qu’en jeûnant, on a pas d’apports journaliers extérieurs de ces éléments-là (voilà pourquoi on peut parler de privation) mais le corps a ses réserves, surtout celles qu’on pourrait appeler “mal placées” Dans les tissus adipeux par exemple. Pendant le jeûne l’organisme s’autophage, en commençant par la graisse, nombreuses autopsies médicales l’ont prouvé, et il a été aussi médicalement prouvé par les prises de sang (avant, pendant et après le jeûne) que les jeûneurs avaient les résultat bien meilleurs après qu’avant de jeûner. Surprenant, n’est-ce pas ? Qui l’eut cru… ?
    Cdt
    Ada

    1. Salut Ada, personne ne remet en cause le fait que le corps va consommer ses propres réserves pour assurer la survie des organes vitaux. La question soulevé dans cet article est surtout sur la qualité des fonctions rénales pendant le jeûne en fonction des apports ou pas externes. Je suis bien au fait des retours d’expériences, des livres, des reportages (comme celui d’Arté) mais qui dit que le jeûne ne fonctionnerait pas mieux avec des apports caloriques dérisoires mais qui permettent d’avoir une activité drainante optimale ? D’ailleurs, en Allemagne, dans les célèbres centres de jeûnes Buchinger, ils offrent des bouillons de légumes, des jus de fruits, etc. Pourtant, on retrouve des témoignages de rémission hors du commun. C’est à se poser des questions, qui attendent plutôt des études, sur les modes opératoires du jeûne (et de la restriction calorique).

  4. Bonjour,
    Effectivement, vous avez parfaitement raison quand vous dites que l’eau de coco a joué dans le fait que la crise d’acidose n’ait pas apparue. Elle “coupe” le jeûne et on recommence après. Donc on bascule vers le jeûne intermittent d’une certaine façon.
    Par ailleurs, toute prise de quoi que ce soit (bouillon, jus, citronnade) perverti le jeûne de la même façon en détournant l’énergie du travail de fond de la détoxination profonde. On est plus dans la détox de base après une période d’abus divers ;-)
    Merci pour tous ces articles fort enrichissants
    Cordialement
    Ada
    P.S. : Pour ma part, au gré de mes jeûnes (et ce que je lisais dessus) je me suis de plus en plus approchée de l’approche hygieniste dont parle Jean-Baptiste (c’est une “branche” de naturopatie).

  5. Salut Jérémy,
    Comme tu dois le savoir? Je suis macrobiotique depuis 43 ans, que j’ai suivi ce qui s’appelle le N°7 (style jeûne) d’un “repas ” macrobiotique “édité” par senseï G.OHSAWA il y a plus de 60 ans. Que le “système” de jeune devrait se faire durant un minimum de 10 jours ..pour quelles raisons ? Durant ces 10 jours se produit un renouvellement de notre sang pour en arriver a un sang “neuf” ;-)
    Apparemment ta méconnaissance de la macrobiotique et du jeun rentre en opposition de tes connaissances avec la privation de nourriture quelle qu’elle soit surtout de trois jours avec des angoisses de ne pas supporter ce programme grâce a ta carrière de biologiste depuis quelques années .
    Comme tu dois le savoir , lors d’une réaction d’une opération, le changement intégral du sang d’un malade pourra être fait.. Est-ce que ce malade ne fera pas de rechute du a ses propres “virus” encore présents avant son hospitalisation ?
    Depuis +/- 30 ans il y a un tas de “façons” de se nourrir végétarien, végétarien, macrobiotique , paléo , sensation et sentir les aliments ! ! Voila ce qui est apparus depuis que l’internet, facebook, astragram et autres réseaux sociaux dans lesquels sont écrit du grand n’importe quoi ! Voilà le pourquoi de mon intérêt de ton blog. Continu en lisant le livre de G.O. “Le Zen Macrobiotique” paru en 1940/50 Cordialement @ + ;-)

  6. Je ne suis pas un spécialiste ; je vais simplement dire ce que j’ai compris, en théorie comme en pratique.

    On sent surtout les bienfaits du jeûne lorsqu’on l’on a un problème de santé. Dans ce cas là, la détox sera plus poussée au fur et à mesure des jours sans alimentation. Lorsqu’on est en bonne ou plutôt en bonne santé, les effets sont plus dissous.

    « Le jeûne prive le corps de nombreux minéraux, vitamines et autres oligo-éléments. » En un sens oui mais en pratique, on remarque que c’est plus compliqué que cela et même souvent l’inverse. Premièrement, ces éléments se cachent un peu partout et il n’est pas si facile d’en manquer ; deuxièmement, c’est leur disponibilité et leur assimilation qui pose souvent problème. Le jeûne, alors, va régler les problèmes les plus pressants dont ceux-ci, au niveau intestinal, au niveau du foie (entre autres).

    On change de niveau de perception quand on commence à voir le travail du corps de manière énergétique, à l’oriental. En d’autres termes : qu’est-ce que le corps possède comme énergie pour faire quoi ? Plus il est fatigué par des années de mauvais traitement, plus il aura du mal à traiter les dossiers du quotidien. Le jeûne court va vider en partie une coupe bien pleine, les jeûnes d’au moins une semaine et répétés autant qu’il faut vont traiter les dossiers en retard, les blessures mal cicatrisées.

  7. @ JB : j’entends bien ta réponse. La question qu’on se pose en ce moment, c’est comment rendre le jeûne le plus efficace possible dans l’objectif de faire une “détox”. Le corps se détoxifie en continue avec le foie et les reins. C’est un fait. Or le jeûne prive le corps de nombreux minéraux, vitamines et autres oligo-éléments que l’on trouve dans l’alimentation.

    Du coup, et c’est valable pour le foie notamment, un manque de ces vitamines et autres minéraux peut freiner la capacité de nettoyage, et surtout l’activité enzymatique pour évacuer et neutraliser les toxines du corps.

    Donc, ça commence à nous sembler de plus en plus logique d’insérer des aliments très peu calorique (qu’est-ce que vont changer 100 kcal au lieu de 2200 habituellement ?) mais ultra-riche en vitamines et minéraux pour maintenir l’activité de détoxification au maximum.

    C’est une réflexion sans recherche immédiate, mais ça semble logique quelque part. Certes, manger va entraîner une activité digestive que l’on peut fortement limiter en machant énormément et en absorbant des liquides (comme l’eau de coco ou des jus de légumes bio).

    Je ne sais pas ce que tu en penses mais la restriction calorique propose les mêmes bienfaits que le jeûne, alors que la restriction calorique intègre des aliments, et on peut monter jusqu’à 500 kcal par jour.

    1. Merci de cette réflexion très intéressante. En effet, plusieurs “écoles” s’affrontent (bouillons de légumes ou pas, purge ou lavement ou pas, etc.). Il est intéressant d’essayer différentes méthodes, ce que je fais pour ma part. La prochaine fois, je vais probablement tester un “jeûne Buchinger” après le dernier passage par le jeûne purement “hygiéniste” donc aucune intervention pendant le jeûne strict à l’eau . Et encore… j’ai bu des tisanes et pour un hygiéniste, même si peu détourne la détox. Mais bon, faut pas pousser mamie dans les orties, quand même ! ;-)

  8. Trois jours de jeûne, avec des apports de citron qui freinent la détox, ce n’est vraiment pas grand chose. Disons que c’est un début. Dans la ligne hygiéniste que je suis, un jeûne d’une semaine est appelé “jeûne court”. On considère que pour vraiment régler des problèmes passés, des organes fatigués, des articulations encombrées, il faut mieux viser dix jours et répéter si besoin.

    1. Salut Jean-Baptiste, pourquoi le citron freine la detox ? Je te l’accorde sur la durée du jeûne qui devrait être plus longue si on souhaite, probablement, traiter des problèmes sérieux, mais ce n’était pas notre cas, du moins pour ce coup ci. Mais quand tu dis “on considère”, tu parles de qui exactement ?

      1. Je n’en ai aucune idée, si ce n’est que toute prise de nourriture, même pauvre en calorie demande de un traitement du corps et déplace les besoins énergétiques. Cela m’a été conseillé pour apaiser momentanément une détox un peu trop agitée et effectivement, j’ai testé ; cela donne 30 minutes / 1 heure de répit.

        Le “On” concerne les hygiénistes (et de nombreux naturopathes), beaucoup plus savants que moi. ;-)

      2. Les naturopathes hygiénistes considèrent que toute prise de quoi que ce soit (bouillon, jus, citronnade) perverti le jeûne de la même façon en détournant l’énergie du travail de fond de la détoxination profonde. En effet, après une prise de jus de citron on se sent mieux pendant quelque temps parce que la détoxination s’arrête et donc ses effets s’estompent.

      3. Je ne suis pas forcément d’accord. Malgré une prise de jus de citron ou autre, le travail des reins et du foie ne s’arrêtent pas, donc pourquoi la “détoxination” s’arrêterait ? Après, est-ce qu’une prise aussi faible en calorie et tout autres macronutriment pourrait faire sortir de la cétose ? Je ne pense pas non plus car on peut être en cétose simplement avec des apports en glucides quasi-inexistant mais des apports caloriques “normaux” cf. le régime cétogène.

      4. J’ai personnellement essayé avec citron et sans citron. Je te fais simplement part de mon expérience de jeûnes. La détox n’a pas du tout la même intensité sur moi avec des prises de citron. Je n’irai pas plus loin que ça.

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