Copyright 2012 - 2018 Dur à Avaler

Dur à Avaler est un blog d'information sur la santé, la nutrition, l'univers du médicament et les conflits d'intérêts. Le blog est entièrement sans publicité pour faciliter la lecture des articles. Les articles sont le résultat d'une recherche scientifique minutieuse pour apporter des conseils et lancer des débats constructifs. Les article sont rédigés par Jérémy Anso, docteur en biologie et des auteurs invités pour des sujets particuliers. Le blog n'a pas vocation à remplacer le lien entre un patient et son professionnel de santé, mais bien de le renforcer par la confiance, la lecture critique des évidences scientifiques et le rendre plus transparent.

Le jeûne intermittent est une pratique qui gagne à être connue. Elle bénéficie de nombreuses études scientifiques. Je vous propose de découvrir ma première expérience de jeûne intermittent. Un récit pour vous inspirer et vous aider à franchir le pas. N’oubliez jamais d’écouter votre corps.

La découverte d’une méthode

Il y a 4 mois, je n’avais aucune idée de ce qu’était le jeûne intermittent. Comme tout le monde, j’ai entendu parler du jeûne sous la forme d’une cure thérapeutique qui peut durer jusqu’à 1 semaine (voire plus).

J’ai également pu voir des reportages à la télévision, où des centres thérapeutiques accueillaient des personnes en surpoids, malades ou tout simplement mal dans leur peau. Durant le séjour, ces personnes ne devaient rien manger, seulement boire de l’eau et des bouillons de légumes.

Au final, ce jeûne purifie l’organisme, physiologiquement par un processus de détoxification, mais également psychiquement.

Ce jeûne bien encadré propose des longues marches et ballades pendant des heures (5 heures parfois). Ces ballades sont accompagnées d’expériences dites « spirituelles », les jeûneurs sont invités à réaliser une introspection pendant leur séjour.

Ce n’est que plus tard, bien plus tard, que j’ai découvert qu’il n’existait pas qu’un seul type de jeûne mais une multitude.

J’ai appris l’existence d’une forme particulière de jeûne par Damien sur son site Raccourci-minimaliste. Le jeûne intermittent.

Découvrez ici le Top 7 des attaques les plus bidon contre le jeûne avec le risque de mourir de faim, les attaques religieuses ou sectaires…

Bref, un article haut en couleur pour donner quelques arguments contre les non-arguments !

Les multiples facettes du jeûne intermittent

Sur son blog (Raccourci-minimaliste), Damien relève le défi de jeûner par intermittence pendant 6 mois, 19 heures par jour, 7 jours sur 7 ! Une méthode dénommée « Fast-5 ».Sous le choc, je découvre naïvement que le jeûne, et en particulier le jeûne intermittent, est une méthode très bénéfique pour la santé.

Fort d’une énorme base de données disponible à l’IRD, j’ai commencé des recherches sur ce sujet. Je me suis rendu compte d’une part que la médecine connaissait très bien le jeûne intermittent (et la restriction calorique). D’autre part, les études scientifiques abondent dans ce domaine !

Protections cardiovasculaires, résistances aux inflammations, protections contre les maladies neuro-dégénératives (Parkinson, Huntington, ou Alzheimer), perte de poids, sensibilité des cellules accrues à l’insuline, protections contre le vieillissement et espérance de vie augmentée…Je découvre une méthode qui semble « miraculeuse » pour la santé.

Après des heures, des jours de recherches, j’ai accumulé une quinzaine de références majeures sur le jeûne intermittent et la restriction calorique. Au total, j’ai accumulé près d’une centaine de références générales sur le jeûne intermittent (intermittent fasting en anglais).

Le début de mon expérience

Damien m’a bien volontiers donné des références en la matière sur internet. J’ai découvert un auteur pratiquant une forme particulière de jeûne intermittent : le 16 :8. Explication : cette forme de jeûne intermittent consiste à jeûner pendant 16h et manger durant les 8 restantes.

J’ai lu des articles, des commentaires, j’ai écouté des récits de jeûneurs. Tous convergeaient vers une addiction de ce mode de vie.

Qu’avais-je à perdre en essayant ?

Le 20 février de cette année, j’ai décidé de commencer mon jeûne intermittent 16 heures par jour, toute la semaine.

Les 3 premiers jours

Un mélange d’excitation et de peur commençait à se faire sentir. L’excitation de démarrer une expérience plutôt hors norme mais la peur inconsciente de manquer de nourriture, voire même de mourir de faim.

Armé d’une bouteille d’eau et d’une solide motivation, je me suis lancé dans une course contre la faim. Les 3 premiers jours étaient grossièrement semblables : 2 litres d’eau bus tous les matins, au moins 7 aller-retour aux toilettes, et un ventre, étrangement, tolérant et silencieux.

Au cours de ces 3 premiers jours, je n’ai jamais ressenti les foudres de mon estomac, gargouillant, criant et m’implorant de lui donner de quoi travailler ! Une paix incroyable régnait dans mon corps.

Un point notable ceci dit, la demi-heure avant de briser le jeûne est la plus délicate à vivre, celle qui demande le plus de discipline pour respecter ses horaires.

Jeûner devrait être recommandé par les autorités de santé. Une étude scientifique rigoureuse démontre ce que nous savons depuis un moment… les fameux trois repas par jour sont des réponses sociétales et non physiologiques. Des chercheurs internationaux remettent cette pratique en question… pour notre santé

Ma fenêtre personnelle

Au cours de mes lectures sur le jeûne intermittent, j’ai appris que l’on pouvait choisir quand jeûner et quand manger. Même si chacun est libre de choisir sa fenêtre, les fenêtres typiques conseillaient de jeûner durant la nuit et la matinée. La prise alimentaire se réalise en début d’après-midi jusqu’au coucher.

Les nombreux retours d’expériences des jeûneurs certifiaient l’efficacité de cette fenêtre dans le succès du jeûne intermittent (en 16 :8). J’arrêtais donc de manger à 22h le soir, pour briser mon jeûne à 14h le lendemain.

Première semaine et première difficulté

Il n’aura pas fallu plus d’une semaine pour me rendre compte de la difficulté d’appliquer au quotidien ce rythme. Non pas à cause d’un manque de discipline ou de volonté, mais à cause des autres.

Le premier week-end arrive avec les repas de famille, les apéros à 11h et j’en passe. J’encaisse mes premières entorses au jeûne. J’essayais de limiter la casse en mangeant le plus tard possible, mais ma résistance ne durait pas longtemps.

Je ne pouvais plus manger le matin, c’était un fait. Nous avions pris l’habitude avec ma petite-amie de manger de délicieux et copieux petits déjeuners. L’arrêt de ma prise alimentaire le matin, signifiait évidemment la fin des petits déjeuners de prince, et ma compagne me le faisait savoir de temps en temps :

“Alors on ne pourra plus prendre de petit déjeuner ensemble ?”

Il était bien difficile de répondre. Je prenais de plus en plus goût au jeûne mais cela ne devait rester qu’une « expérience ». J’avais donc décidé de faire des « switch » de plages horaires ou de renverser mon jeûne intermittent.

Dorénavant, j’allais donc manger dès le réveil pendant 8 heures, au maximum. Vers 16h, je cessais toute prise calorique jusqu’au réveil. En pratique, cela m’arrangeait. Je suis plutôt nocturne et éviter le repas du soir, la cuisine, la digestion, et la vaisselle était pour moi un gain de temps non négligeable pour lire, travailler, ou faire du sport.

Cela faisait 3 semaines que je jeûnais avec succès. Pourtant, il n’a pas fallu 3 jours pour abandonner purement et simplement ce nouveau rythme. Pourquoi ? Vers 17h à peine, la faim me tiraillait déjà. Jamais je n’avais entendu mon ventre se plaindre autant auparavant. Aux alentours de 18-19h, les effluves des cuisines, des boulangeries et des restaurants me torturaient l’esprit et le ventre.

Finalement, et pour m’achever, les repas du soir de mes amis, de ma bien-aimée étaient la goutte de trop. Je devais me coucher le ventre vide, la faim au corps.

Résultat des courses ? J’ai bien eu la preuve de l’efficacité de la première fenêtre dans le succès des jeûnes intermittent.

L’évolution de mon jeûne intermittent

Après cette vaine tentative de changement, j’ai repris mon rythme initial. 2 semaines plus tard, je prenais une nouvelle décision, celle de ne jeûner que 5 jours par semaine, du lundi au vendredi.

Le week-end m’était donc de nouveau ouvert aux petits déjeuners en famille, aux brunchs improvisés et même aux repas tardifs dans la nuit (minuit ou plus). Ce changement fut (je ne le cache pas)…salvateur. 3 mois et demi après le début de cette aventure sous la forme d’un 16 :8, j’ai décidé de changer mon jeûne intermittent.

Comme je l’ai énoncé au début de l’article, il existe une grande variété de jeûne intermittent. Cela fait maintenant 2 semaines que j’essaye une autre forme : 24h de jeûne, une fois par semaine.Tous les lundis, je ne mange rien. Si je termine mon repas à 20h le dimanche au soir, je pourrais manger de nouveau lundi soir à 20h.

Les 6 autres jours de la semaine ? Je fais ce que je veux. Petit déjeuner ou pas, grignotage ou pas, j’ai libre choix. Pourtant, je remarque que je suis maintenant moins enclin à prendre un petit déjeuner même si j’ai carte blanche. Dernière remarque, après 3 mois de jeûne pendant 16h, jeûner 1 fois par semaine pendant 24h s’est révélé être d’une facilité presque enfantine.

Jeûner 3 jours ? J’ai moi aussi tenté une expérience proche de celle de Léa en jeûnant 3 jours. Je vous propose de découvrir ici le résultat de cette expérience inédite... et difficile ! Quelques astuces en prime et des informations qui pourraient intéresser les femmes avec des menstruations douloureuses.

La suite ?

Dans un article prochain, j’aborderai la facette économique et « santé » du jeûne intermittent. Je note précieusement toutes mes dépenses.

Elles sont catégorisées afin de définir le plus fidèlement possible mon budget alimentaire, le budget d’un jeûne par intermittence.

Dans le même registre, j’ai eu la chance de recueillir le témoignage de Romain sur le blog qui a fait un jeûne de 3 jours. Il vous apportera des conseils, et qui sait, peut-être l’envie de commencer.

Et vous alors, vous avez déjà essayé ? Vous en pensez quoi ?

Pour ne plus rater d'article

Rejoignez une communauté de 10.000 abonnés ! Vous recevrez toutes le enquêtes et infos en exclusivité avec un guide offert sur le sucre... Alors arrêtons de chipoter !

124 commentaires
  1. Bonjour Jeremy,

    je n’avais pas confondu, j’ai simplement appelé “phase de réalimentation” les phases où on a le droit de manger durant le jeûne intermittent (Car il s’agit bien ici d’un jeûne suivi d’une phase de réalimentation, comme dans un jeûne plus long).

    Bonne journée,

    Geoffrey

    1. En effet Geoffrey, dans ton précédent commentaire quand tu as utilisé le terme “réalimentation” j’ai pensé que tu faisais allusion à ces phases d’après jeûne d’une semaine.

      On peut parler de “réalimentation” mais pour une coupure de 16 à 24h cela me parait un peu excessif, et je me suis moi-même fait avoir.

      Je pense que justement avec ce type de jeûne par intermittence il n’y a aucune modification du régime alimentaire qui est nécessaire pour obtenir des avantages. Après je suis totalement pour une amélioration de l’alimentation et c’est bien ce que je dis sur le blog !

      C’était à s’y méprendre ;) A bientôt

  2. Bonjour Jeremy, tu dis qu’il n’y a pas de publication sur le jeune intermittent, en fait si…
    J’ai trouvé untrès récent article à ce sujet sur le site américain qui rférence toutes les études médicales publiées : pubmed.

    http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3558496/

    Apparemment le jeune intermittent aurait un effet délétère chez les rats, bon je n’ai pas tout lu, mais chez des femmes jeunes en âges de procréer, n’est ce pas un peu risqué? (phénomène connu chez les anorexiques)

  3. @ Ninakijeune:

    Ton lien est intéressant et franchement compliqué. L’étude étudie beaucoup le jeu hormonal du jeûne intermittent et d’une “restriction diététique” mais il ne précise à aucun moment à quel type de jeûne les souris sont confrontés et de quelle type de restriction diététique il s’agit.

    il ne compare même pas le taux de fertilité entre des rats nourris à volonté et des rats en train de jeûner. en fait il ne mesure que des paramètres et font des extrapolations sur la fertilité. Franchement, je pense qu’il y a mieux comme étude sur la fertilité.

    Je concluerais sur le fait que nos ancêtres jeûnaient régulièrement (sans forcément le vouloir) mais notre espèce a tout de même survécu ! ; )

  4. Bonjour !!

    Alors j’ai une question. Je ne cache pas que je pèse un certain poids, pour ne pas dire un peut trop avec un embonpoint. Je ne connaissait pas cette méthode ou du moins toute ces formes. Je voudrais savoir, vous êtes apparemment pas “gros” vu votre photo, alors comment pouvez-vous être objectif sur une certaine perte de poids. Dans quel but avez-vous essayer cette “expérience”, pour perdre du poids ou juste pour démontrer la facticité de la difficulté de cette méthode…
    J’ai fait une formation en nutrition, et on disait que cette forme de régime était pas très recommander. Je voudrais connaitre votre opinion en tant qu’expert, moi-même, mais je n’ai pas assez d’étude derrière moi pour en dire plus.
    Mais je serai “peut être” prêt à faire cette expérience pour vous ou pour votre collègue blogeur.
    A+
    JM

  5. @ Jean Michel:

    Comme je le dis dans d’autres articles, le jeûne intermittent apporte beaucoup d’amélioration au niveau physiologique, physique, hormonale, etc. Avant même de commencer le jeûne intermittent, je savais que j’allais enregistrer une perte de poids car cela était déjà prouvé scientifiquement. En général, on enregistre une perte de poids de 4 à 5% sur 1 à 2 mois ou quelque chose comme ça.

    Le jeûne intermittent n’est pas difficile et n’est pas non plus la solution ultime pour perdre du poids. J’ai pu voir dans le commentaire que tu as posté chez damien, que tu faisais du sport assez régulièrement. Et je suis d’accord avec toi, le sport a lui seul ne fait pas maigrir efficacement. Il te faut cumuler les modifications: faire un jeûne intermittent, davantage de sport, et mieux manger. Il faut également changer certaines habitudes alimentaires, car j’imagine que si tu es en surpoids, il y a bien une raison à cela.

    Finalement, je ne suis pas surpris que lors de votre formation en nutrition le jeûne ne soit pas mis à l’honneur. Jeûner n’est recommandable pour aucun nutritionniste ou médecin aussi étrange que cela puisse paraître.

    Tu peux tenter l’expérience sans grand danger, il n’y en a même aucun. Moi, je ne voulais pas perdre de poids et c’est bien pour cela que j’ai arrêté cette méthode là pour m’orienter vers des jeûnes plus long (24h) mais espacés d’une semaine ou plus.

    Tu peux nous tenir au courant de tes choix et des résultats que tu va obtenir ! Bon courage à toi et à bientôt.

  6. bonjour
    je suis liliday sur facebook je t’ai demande si tu pouvais repondres a quelques unes de mes questions sur le jeune?
    tout d’abord que jaime beaucoup ton site!
    A propos du jeune intermittent mon anglais n’est pas terrible (voire inexistant!!)donc je n’ai pas trouve les reponses, j’aurai voulu savoir si le nombre d’heure etait au hasard ou bien il y a une relation avec le renouvellement des cellules quelque chose comme?car d’apres ce que j’ai lu on peut jeuner 16h; 19h 24 h voire 36h…est ce que lon peut plus ou moins?et lorsque jeune 19h la fenetre ou on peut manger est de combien?
    tu peux me conseiller sur une fenetre car j’ai lhabitude de ne pas manger le soir ou bien voire tres peu et en ce moment je cherche a perdre du poids:
    je te remercie

  7. Bonjour Jeremy

    J’ai lu beaucoup de tes articles et ceux de Damien
    Je trouve ce sujet sur le JI très intéressant.
    Et pour tout te dire cela ne fait que quelques jrs que je m’intéresse à ce sujet, je suis tomber par hasard sur un article parlant du régime 5:2 ( du Dr Michael Mosley) dans un magasine ELLE et de fil en aiguille en me renseignant sur ce type de jeûne je suis tombée sur tes articles et ceux de Damien qui m’ont rassurée dans le sens ou j’ai l’impression que c’est un mode d’alimentation qui à l’air d’être adaptable en fonction du mode vie de chacun.
    Car pour tout vous dire mon objectif est de perdre du poids et j’aimerai en savoir + sur quoi manger et qd.
    En fait j’aimerai savoir comment je dois m’organiser pour commencer ce nouveau mode d’alimentation.
    J’ai deux questions à vous poser:

    La 1ère : vous dites qu’il est préférable de demander l’avis de notre mèdecin avant de commencer ce “régime” mais à contrario j’ai cru comprendre que vous disiez aussi que les mèdecins, diététiciens, nutritionniste avaient tendance à justement ne pas orienter les gens vers ce mode d’alimentation soit disant mauvais pour la santé (d’après eux).

    Alors ma question est : qu’elle est le bon état physiologique requis pour pouvoir commencer ce “régime” sans risque pour ma santé?

    Et ma 2ème question est : pouvez vous me dire quelle type d’aliment manger pendant la phase alimentation du jeûne 16/8 c.à.d pendant la phase des 8h où l’on peut se nourrir?

    J’ai finalement une 3ème question: j’ai vu dans vos articles que sur 8 semaines de JI l’on pouvait perdre jusqu’à 8% de notre poids initial cela m’a parut très peu alors je voulais savoir si à niveau de la perte de poids ce régime est efficace car en fait c mon principal objectif car je ne me supporte plus avec mes kilos en trop, mais évidemment ce qui m’intéresse aussi dans ce régime c’est aussi et surtout les conséquences bénéfiques qu’il à l’air d’avoir sur mon état physiologique et sur ma santé en général.

    Je vous remercie d’avance pour votre prochaine réponse et vous félicite pour tout vos articles, expériences personnelle, blog et échange avec les internautes, je trouves vos articles très pertinents et vraiment très intéressant. Merci beaucoup pour votre ouverture d’esprit et vos arguments très convaincant.

    Merci à bientôt dans un prochain échange.

    1. bonjour Colibris !

      Pour répondre à ta première question, comme nous ne sommes pas des médecins nous utilisons souvent l’expression “demandez conseil à votre médecin” simplement en terme de protection juridique. Si une personne qui lit ce blog, et suivait mes conseils et tombait malade, elle pourrait se retourner contre moi. Mais de ce point de vue là on est protéger. Après, je suis d’accord avec toi. Les médecins ne conseilleraient pas naturellement de faire un jeûne, alors il n’est pas très intéressant d’aller les voir pour ce genre de question.

      Le jeûne intermittent est une pratique tellement douce, et qui se décline sous tellement de forme, que je n’y vois aucune contre-indication particulière, si ce n’est d’être toujours vigilant aux messages de son corps. Pour commencer ce régime, il faut être OK dans sa tête. Il faut avant tout savoir pourquoi on le fait. Est-ce pour perdre du poids ? Pourquoi alors, vouloir perdre du poids ? Est-ce pour être en meilleure santé de manière générale ? Le jeûne intermittent est une démarche active je dirais, qui permet de se rapprocher un peu plus de ces réelles états physiologiques, comme la vraie faim et non la faim pour du sucre.

      Pendant la phase de jeûne (les 16h pour toi), tu ne peux rien manger qui apporte des calories. Il est plus simple de parler des aliments autorisés: de l’eau, du thé et du café, sans sucre bien sûr. Pendant ta phase d’alimentation, tu peux manger exactement comme tu mangeais avant ou tu peux choisir d’améliorer certains points qui pêches. Comme plus de légumes, etc. mais tout cela dépend de toi.

      Ah mince, j’ai commencé à répondre mais je n’avais pas lu que la perte de poids était ta priorité. Tu as plusieurs choix, tu peux faire un 19:5, c’est à dire 19h de jeûne et seulement 5h de prise alimentaire. Tu peux également démarrer intensivement une activité physique pour travailler ta silhouette et surtout, travailler ton alimentation.

      J’imagine que tes kilos en trop ne sont pas arrivé par hasard ? Tu as peut-être des comportements alimentaires un peu à risques et un manque d’activité physique ? En tout cas, moi je te conseille de faire le tout en douceur pour être sûr de perdre DEFINITIVEMENT tes kilo en trop. Ne sois pas rebuté par la perte de poids peu importante du 16:8. Il te faut travailler sur tous les fronts, et le front psychologique est probablement le plus important.

      Je te souhaite bon courage et je te dis à bientôt !

  8. Merci beaucoup Jérémy pour ta réponse très complète et sans oublie.
    Je n’hésiterai pas à te reposer des questions si j’en ai d’autre qui me vienne à l’esprit.
    D’ailleur j’en ai une à l’instant.

    En fait quand on parle du JI 16/8 cela signifie que je doit jeûner pdt 16h sans aucune calorie et je suppose qu’il faut remplacer les calories non ingérées pdt cette période par des boissons non sucrée (eau et thé pour ma part) à volonté si j’ai bien compris.
    Mais je suppose aussi que même s’il me reste la fameuse fenêtre de 8h pour m’alimenter on ne mange pas non stop pdt 8h. Alors cela veut dire qu’en fait c’est comme si on rallongeait notre durée de jeûne.
    Je m’explique au cas où je n’ai pas été clair.

    Ex: Je veux commencer par le 16/8. Cela signifie que je vais m’alimentée de 16h à 24h et je jeûnerai donc de 0h00 à 16h le lendemain, mais comme je ne vais pas manger de 16h à 24h non stop mais par exemple à partir de 16h et jusqu’à 17h ou 18h cela signifie que de 18h à 0h00 ce sont des heures ou je ne m’alimente plus donc ce sont des heures qui s’accumulent à la pèriode des 16h de jeûne c’est pas trop farfelu comme raisonnement?
    J’espère que ma question n’est pas trop bizarre mais j’ai besoin de comprendre comment ça fonctionne pour pouvoir m’organiser correctement.

    Merci et à bientôt dans un prochain échange.

  9. Re Bonjour Jérémy

    Peut on qd même se faire plaisir lors de la fenêtre de 8h du JI 16/8.
    Sous entendu manger de la pizza, des dessert sucré ( gâteau) boisson etc…
    Je te demande ça car je pense au week-end entre potes ou l’on fait des apéros avec boissons sucré, pizza, chips etc….

    Merci d’avance pour ta réponse prochaine.

    1. Salut Colibris,

      En théorie, et je dis bien en théorie, tu peux manger absolument tout ce que tu veux pendant ta phase d’alimentation. Mais c’est la même chose normalement, sans jeûne ? Là où je veux en venir, c’est que tu peux profiter de ce “calibrage” comportementale pour te poser les bonnes questions et agir en conséquence.

      Je connais plutôt bien la problématique des “apéros entre amis”, des pizzas et des chips. Je te conseille vivement mes deux articles dédiés:

      1. https://www.dur-a-avaler.com/6-raisons-majeures-pour-preparer-un-aperitif-crudite-12/
      2. https://www.dur-a-avaler.com/6-raisons-majeures-pour-preparer-un-aperitif-crudite-22/

      Ces articles traitent la question délicate de “comment manger des légumes aux apéros MAIS les apprécier”.

      Je parle d’expérience. A chaque fois que j’arrive avec des bâtonnets de carotte, de brocolis, de choux fleurs, de concombre avec des sauce “thon mayo” faites maison ou caviar d’aubergine, ou encore du fromage de chèvre au basilic, je te garanti que les chips sont abandonnés sur la table et que les crudités partent en 2 temps, 3 mouvements. C’est du vécu. Après, je ne te demande pas de bouleverser ton cercle d’amis, mais cela ne peut être que bénéfique pour toi et tes amis de goûter de nouvelles saveurs.

      Sache également, que ces apéros crudités sont largement moins chers que les apéros industriels. Tous les détails des calculs dans les articles. Bonne lecture.

      A bientôt.

  10. Bonjour Jérémy

    Je me permet de te relancer car tu n’as pas répondu au message qui se trouvait au dessus du dernier que je t’ai envoyé.
    Et en passant je te remercie beaucoup pour la réponses du troisième message qui ma été très utiles et surtout je trouves tes articles sur “les 6 raisons de privilégier les crudités lors des apéros”
    Merci beaucoup.

  11. Bonjour Jeremy
    Voila je vient de lire votre article que le jeûne intermittent j’avait penser le faire en 16:8 mais j’ai beaucoup de poid a perdre et ayant essayé tout les régimes je me dit que celui la est facile a tenir.Je voulai demander si en commençant ce jeûne et en ayant pendant les 8h une alimentation équilibrer c’est a dire uen part de viande,une part de féculent et 1part de légume et de fruit pourrais je perdre tout c’est kilos (25 a peut pres).Merci beaucoup.

    1. Elodie,

      Le jeûne intermittent est une bonne méthode pour mieux contrôler son poids. Malheureusement, je ne suis pas un coach minceur et je ne pourrais te garantir que tu perdras bien tes kilos en trop. Ceci dit, 25 kilos me parait beaucoup à perdre, alors je te conseille de t’armer de courage et de faire des changements progressif sur la durée. Si tu considères le jeûne intermittent comme un énième régime, tu risques fort de faire un effet yo-yo et de reprendre tes kilos en trop.

      Il faut impérativement que tu identifies les causes de ta prise de poids. Est-ce psychologique ? Un désordre affectif ? Est-ce comportementale ? Est-ce alimentaire ? As-tu un alimentation équilibrée ?

      Personnellement, 1 part de viande, de féculent et de légume n’est pas équilibré. Il te faut 2/3 de légumes, et le dernier tiers composé de viande, oeuf, poisson et féculents, si tu le souhiates. Sachant qu’au niveau des féculents, tu devrais t’orienter vers du riz et des pâtes complètes.

      Il faut bien comprendre que le jeûne intermittent n’est pas une méthode miracle ! Bon courage à toi.

  12. bonjour jeremy

    je me permets de te relancer jaimerai savoir si le nombre d heures de jeune est choisi par hasard ???
    merci

    1. Layla, 16h de jeûne est le minimum d’un point de vue scientifique pour obtenir de bon résultat pour sa santé. Après d’un point de vue “kilo”, là il faut s’adapter a chaque personne.

  13. Même constatation que toi sur les plages horaires, il est facile de sauter le petit déjeuner et de manger vers 13/14 h. Par contre supprimer le repas du soir est quasi impossible même en ayant bien mangé le matin, j’ai essayé et au bout de trois jours j’ai craqué car au début de la nuit, la faim devient insupportable et on finit par ouvrir le frigo …

    1. Salut Gilles ; )

      Dis donc, on a donc eu le même résultat ! C’est bien pour ça que je conseille souvent de commencer par sauter le petit déjeuner ! Merci d’être passé : ) !

      1. Bonjour,

        Cela doit dépendre des personnes, puisque je préfère l’inverse. Il m’est plus facile de ne plus manger après 17 ou 18 h, que le matin. Je trouve aussi que l’on dort mieux le ventre vide ou après un très léger repas entièrement végétal (les diners trop lourds nuisent au sommeil). Bien que n’ayant pas de pb de poids (végétarienne et sportive), j’ai remarqué sur d’autre personne le bénéfice sur le surpoids du vieil adage “petit déjeuner de roi, déjeuner de prince et dîner de mendiant” voir pas de dîner du tout. Cela me semble en plus correspondre au rythme de dépense physique (travail, sport… en journée). Mais la chrono-nutrition est vraiment une affaire personnelle et chacun doit trouver son équilibre en étant à l’écoute de son corps.
        De plus, le we, je me contente d’un seul repas, en milieu de journée et d’une collation vers 16-17 h (fruits). Cela fait un jeûne de 17 h à 11 ou 12 h le lendemain. Cela n’empêche pas mes activités sportives de plein air. Evidemment, socialement, ce n’est pas facile… mais devant déjà toujours expliquer mon végétarisme, je n’en suis plus à cela près…
        Amicalement et merci pour ce blog,

  14. Bonjour Jérémy,
    J’ai fort apprécié votre article, je me lance dans le jeûne intermittent dès demain, pour apprécier ces effets sur mon organisme. Je souffre de dérèglement hormonaux qui m’ont conduit à une obésité morbide. J’avais remarqué par le passé que lorsque j’observais une période de jeûne de 6h à 18h, non seulement je perdais du poids mais en plus mes problèmes de santé s’amélioraient. Mais, les nombreux conseils des diététiciens et nutritionnistes m’ont fait abandonner la pratique du jeûne et là bèèh étant incapable de respecter ces nombreux horaires de prises de nourritures, j’abandonnais toujours au bout de quelques semaines. J’ai donc pris l’initiative personnelle de me confectionner un régime dans lequel, je me sentirais bien. Et après plusieurs recherches sur le fait “de manger une fois par jour que les soirs”, j’ai découvert le Fasting et votre site(hip hip hourraaaaa!!!). Trop heureuse, de trouver des gens qui prennent le contre pied de tous les principes qui n’ont aucun effet sur moi et de me lancer corps et âme dans le seul principe qui jadis avait quelques effets positifs sur mon poids et ma santé.

    Ne craignant point le jeûne, quoique je sois une grosse mangeuse, je me lance dans le jeûne de 20h suivis de 4 h de repas. T’inquiète, j’utiliserai ces 4h pour manger des choses saines et équilibrées( quoique j’aurai un jour par semaine où je me ferai un peu plaisir). Voilà, tu sais tout et vive le jeûne intermittent.

    Ps:je ne parle pas l’anglais et je serais ravie que tu me donnes encore plus d’infos pour en savoir davantage sur le Fasting.
    Merci

    1. Hello Rosy
      de mon côté, j’ai été déçu par la lenteur de la perte de poids en faisant du jeûne 16/8. Je suis donc passé au jeûne de 20 heures (je ne mange que le soir) et depuis la courbe s’améliore très nettement.
      Autre bienfait du repas unique le soir : je n’éprouve aucune fatigue en début d’après-midi. Je n’ai plus ce besoin de faire une micro-sieste et j’ai plus d’énergie. Et quand j’ai faim dans la journée, je tiens le coup en salivant d’avance à la pensée du bon repas du soir qui m’attend. Par exemple ce soir je suis invité chez des amis ; je pourrai manger de tout puisque je n’ai rien avalé depuis hier soir 19h00. Miam.

  15. Bonjour,
    Cela fait une semaine que j’ai commencé, j’ai 47 ans et pèse (aux dernières nouvelles) 85 kg pour 1m70, mon parcours est identique à celui de beaucoup de femmes qui tentent de maigrir (pour ma part depuis les années 2000), souvent de façon draconienne.
    Je n’ai pas un rapport compulsif avec la nourriture, ne pas petit déjeuner fait partie de mes réflexes depuis longtemps, je travaille, donc je manger à 13 h et à 20 heures. Pour le moment, tout va bien, je n’ai pas de balance, mais en une semaine, je porte déjà plus facilement certains vêtements. Au niveau du contenu des repas, je mange de tout, je me fais plaisir, aucune restriction. Finalement, d’instinct, j’ai de plus en plus besoin de légumes et de féculents que de sucrerie, je ne bois que de l’eau, du café sans sucre ou de la tisane. Voilà j’aimerais des tuyaux pour bien réussir mon jeune et mon amaigrissement. J’ai choisi délibérément de ne pas m’acharner au sport, car en général ça me fatigue et me donne faim. Auriez vous des conseils, des tuyaux, ou avez vous maigri grâce au jeûne (cela va faire deux ans que j’essaie de perdre du poids), deux ans après j’ai gagné deux kilos, j’étais à 84 en 2011, je suis à 86 kg en 2013. Voilà mon récit, merci de m’avoir lu, Merci d’avance pour vos réponses.
    Yelena

  16. Re coucou Jérémy
    fait nouveau : hier j’ai réussi à jeûner 19 heures, j’étais à l’ extérieur et très occupée, je l’avais prévu la veille en mangeant le plus tard possible.
    As tu vécu cette expérience : passage du 16/8 au 19/5.
    Je me sens très légère, j’ai mangé en prenant mon temps, et avant la fin de la fenêtre alimentaire, j’ai pris une collation et une bonne tisane de verveine.
    Aujourd’hui je ne travaille pas (journée ménage et rangement), ça risque d’être plus dur, mais je vais réessayer. Contrairement à d’habitude : transit nikel (désolée pour les détails).
    En gros depuis début de la semaine j’ai mangé : légumineuse, café sans sucre, aubergines, pain complet, jambon, pommes,amandes, miel de chataigner (miam miam). Bon je ne sais pas si je tiens la ma solution au surpoids et à la graisse à perdre, je reprends le vélo elliptique la semaine prochaine. On verra bien. En attendant, Jérémy qu’en pensez vous ?
    Merci d’avance.
    Yelena

  17. Bonjour,
    je m interresse au jeune et a ses effets positifs pour la santé.
    Pour ma part, par le passé, je mangeais de maniere saine mais en trop grosses quantites et a n importe quelle heure. J ai alors decide de jeuner 12h au minimum quotidiennement, c est a dire de ne rien avaler le soir . Parfois mon jeune dure plus longtemps car je procede de maniere intuitive. Quand je sors le soir,je decale alors ma periode de jeune.Bref, ce systeme n est pas du tout contraignant…
    Resultats: j ai tout de suite constate de nettes ameliorations sur ma santé.Ma glycemie s est regulee et donc mon appetit.Du coup j ai perdu les deux kilos qui m embettaient .
    J en conclus que jeuner meme sur une duree assez limitee nous engage, de maniere naturelle ,a ne pas nous suralimenter .On est a l ecoute de nos besoins donc en harmonie avec notre corps (c est d ailleurs pour ca qu on utilise le jeune a des fins spirituelles !)
    Bon jeune a tous!

  18. Bonjour Jérémy,
    Je voulais te remercier car c’est grâce à cet article que j’ai découvert le jeûne intermittent il y a quelques mois.
    J’avais déjà essayé un jeûne de 5 jours mais l’expérience ne fut pas très agréable…
    Avec le jeûne intermittent, c’est tout le contraire! Peu de contraintes (je saute juste le petit déjeuner), pas de fringale et plus de vitalité! J’adhère!
    Encore merci pour cette belle découverte.
    Aurore

  19. Bonjour, pour ma part j’ai fait un jeûne de 21 jour au printemps dernier. RAS ! à part que je ne me suis jamais senti aussi bien depuis ces 8 dernières années. Ça nettoie autant l’organisme que le psychisme. Amusez-vous bien… et méditez ;-)

Commentaires désactivés.