dieteticien-nutritionniste-expert-conflit-interet

C’est bien connu, en nutrition, tout le monde possède un avis. Entre votre cousin qui sait que le lait est primordial pour bien grandir et votre tantine un peu perchée qui vous ramène des jus d’herbe de blé tous les dimanches pour lutter contre votre acidose, on ne sait plus vraiment vers qui se tourner.

On rajoute bien sûr à cela les professionnels de la santé, les diététiciens-nutritionnistes et les médecins nutritionnistes, qui donnent des avis d’autorités puisqu’ils ont un diplôme pour le faire. Finalement, les chercheurs et scientifiques du domaine passent aussi par-là, écrivent des articles, parfois des livres et donnent là aussi des avis, au grand Dam d’un public complètement déboussolé.

Alors voilà, du côté des consommateurs non avertis, c’est le boxon, le gros bordel, on ne sait plus qui écouter ou qui croire, les écoles du « sans » se multiplient, les régimes détox aussi.

Mais dites-vous bien que chez les « pros », les « moins » pros, les amateurs, les consultants, les experts, les chercheurs, et bien c’est presque pire. C’est la guerre des étoiles version pâtes au fromage et margarine sans cholestérol, et Yoda n’aurait qu’a bien se tenir tellement la frontière entre l’Empire du mal et du bien est fine, floue, changeante… oui bordélique.

Alors pour remettre un peu d’ordre là-dedans, on va revenir en détail sur le rôle des « experts » en alimentation, ceux qui bénéficient officiellement de la bénédiction de nos autorités ou qui conseillent de grandes instances de santé publique, comme l’ANSES, l’EFSA et bien d’autres.

On va revenir sur la pertinence des informations qui peuvent être délivrées par des professionnels. On va voir comment les conflits d’intérêts, qu’ils soient moraux ou financiers, peuvent fortement altérer un jugement, et comment s’en prévenir. Nous toucherons également du doigt le rôle important des lanceurs d’alertes, des journalistes ou scientifiques indépendants qui réalisent, pour certains, un travail d’information important en termes de santé publique.

Bien sûr, l’industrie laitière, ses lobbies et ses actions pour laver massivement les cerveaux vont passer un sale quart d’heure. Mais ils commencent à avoir l’habitude les loulous :-)

L’indépendance absolue n’existe pas

Et c’est valable pour moi aussi !

Alors voilà un point très important, et étrangement, largement sous-estimé par toutes les personnes, experts, scientifiques, ou médecins qui possèdent des conflits d’intérêts et donc une indépendance altérée.

Ces personnes-là peuvent émettre des avis biaisés, des conseils douteux ou bien des recommandations contestables à la lumière de liens d’intérêts, moraux ou financiers, qu’ils entretiennent avec des groupes industriels, pharmaceutiques ou agroalimentaire bien sûr, et de l’analyse rigoureuse de la littérature scientifique.

Bien souvent, les experts les plus médiatiques, ceux qui obtiennent le plus la parole dans les journaux ou à la télévision affichent une proximité étonnante avec les industriels.

Une proximité, et le terme est gentil, que les intéressés définissent souvent comme « normale », inhérente à la qualité de professionnels et d’experts alors que d’autres, comme moi notamment, la qualifie de « gênante » invitant à prendre toutes les précautions nécessaires.

Jean-Mich Mich…

jean-michel-cohen-medecin-nutritionnisteL’exemple médiatique le plus frappant est sans conteste Jean-Michel Cohen (JMC), médecin nutritionniste, qui n’hésite pas à qualifier les enfants végétaliens de « petits et bêtes » et d’atomiser toutes les personnes qui ne boivent pas de laits animaux, alors qu’il multiplie sans gêne aucune les partenariats financiers et moraux avec de grands groupes laitiers français (voir mon enquête sur ce sujet).

Jean-Michel Cohen est donc régulièrement invité sur les plateaux télévisés et les émissions radiophoniques pour donner son avis de nutritionniste, un terme qui n’existe pas légalement, rappelons-le, avec des énormités aussi grosses que ses connaissances des publications scientifiques. Comme je le disais dans un précédent billet, JMC n’hésite à faire l’apologie de la consommation abusive de lait de vache, envers et contre tout, mais surtout contre les études scientifiques récentes et sérieuses sur ce sujet.

D’autres personnalités, moins connues, apparaissent également régulièrement dans les débats sur l’alimentation. Des personnalités avec une autorité scientifique, ce qui complique légèrement la chose…

Le Dr. Lecerf et les autres compères

jean-michel-lecerf-medecin-nutritionnisteTrès souvent impliqué dans les débats sur la nutrition, le Dr. Jean-Michel Lecerf (encore un Jean-Mich Mich tiens dons) démontre régulièrement les dangers des régimes « sans » et les bienfaits d’une consommation de produits laitiers, de viandes ou encore de charcuteries.

Le Dr. Lecerf participe régulièrement aux débats animés par le Cerin, un organe de propagande alimentaire crée par l’industrie laitière française et animé par Grégoire Weber (un fidèle lecteur du blog).

Lors de ces débats, que je dénonce aussi régulièrement que possible, le Dr. Lecerf n’hésite pas à faire le fameux « cherry picking » ou autrement dit à choisir des études isolées parmi des dizaines pour justifier par exemple la consommation de lait dans la prévention des fractures.

Notre bon docteur et le Cerin n’hésitent donc pas à utiliser des études moisies, disons-le, et qui ne sont parfois même pas publiées (c’est-à-dire inutilisable en l’état). C’est pour vous dire. J’épinglais à ce titre le Cerin et le chef du service de nutrition à Lille de réaliser une vilaine propagande laitière sur la base d’étude vieille de 20 ans ou bien non publiée.

Voilà une belle démonstration de l’influence d’un lobby sur l’honnêteté scientifique d’un médecin, ou bien il est convaincu du bienfondé de son analyse, et ce serait presque pire en fait…

Alors bien sûr, M. Lecerf cumule un très beau palmarès de liens d’intérêts avec l’industrie laitière, que j’essaie tant bien que mal de résumer dans cet article, mais pas uniquement.

M. Lecerf est également le représentant scientifique officiel des charcutiers français, en tant que Président du conseil scientifique de la FICT, le Centre d’Information des Charcuteries-produits Traiteurs. Ce groupe a bien entendu pour objectif de « valoriser l’image de plaisir, de convivialité, de tradition et de modernité de l’ensemble des produits de charcuteries-traiteurs » selon leur site officiel.

Comprenez-donc bien que les avis du docteur sur les régimes sans lait, sans gluten ou végétarien ne soient pas les plus objectifs possibles, ou du moins, qu’il faille largement douter des conclusions.

Au-delà de ça, la presse française et anglo-saxonne sollicite très régulièrement des experts pour répondre à des questions de santé, et c’est notamment le cas de la question du gluten. J’épinglais dans cette ligne un article du Nouvel Observateur, après une enquête rapide sur l’expert sollicité, Hervé Robert, notoirement lié à l’industrie du pain.

Dans cette enquête, reprise en parti par le Huffington Post, le Dr. Robert dénonçait le régime sans gluten en avançant des arguments trompeurs, ou complètement faux. Bref, un bel exemple de désinformation sous fond de conflits d’intérêts… indépendance vous avez dit ?

Alors bien sûr, d’autres noms existent, Jean-Marie Bourre qui atomise lui aussi les régimes végétariens, ou bien des médecins qui revendiquent corps et âmes les bienfaits des statines sous couvert de financement énormissime par les sociétés pharmaceutiques…

Que dire des instances officielles, indépendantes ou pas ?

En voilà une grande question. Notre très apprécié Grégoire Weber du Cerin estime de son côté que les expertises collégiales réalisées dans les organismes tels que l’ANSES française ou l’EFSA européenne représentent le « gold » ou le top du top en matière d’analyses et de recommandations.

Malheureusement, je ne serais pas de cet avis, ou du moins je serais largement plus réservé que ça. Pour appuyer mes propos, bien sûr, les nombreux scandales et enquêtes sur les dirigeants des autorités sanitaires françaises démontrant des conflits d’intérêts et du trafic d’influence avec des industriels, et les conséquences désastreuses pour la santé des populations concernées.

L’OMS elle-même n’est pas irréprochable, loin de là. Dans une enquête réalisée il y a un an, je démontrais les innombrables conflits d’intérêts des experts d’un groupe de travail sur l’ostéoporose, cette maladie qui touche les os, permettant grâce à leur travail de favoriser la prise de médicaments peu efficaces et même dangereux pour la santé des malades.

En France, un jeune docteur en médecine avait mis les pieds dans le plat avec un travail de thèse sur l’influence de l’industrie sur les autorités sanitaires françaises et les recommandations qu’elles peuvent émettre.

Son travail de thèse publié en 2011 est formidable, nécessaire et démontre combien nos instances collégiales, censées être objectives et travailler dans l’intérêt des maladies peuvent être gangrénées par les industriels.

Vous pourrez retrouver sur le blog du Dr. Dominique Dupagne l’intégralité de la soutenance de thèse qui démontre le désarroi et la gêne des pharmaciens et médecins présents dans le jury qui ont censuré une partie de la thèse de Louis (une thèse accessible ici en PDF)

Le travail de Louis aura permis de faire changer des recommandations officielles, illustrant ainsi le sérieux du travail et le caractère avéré des recommandations inutiles, sous fond de conflits d’intérêts avec des industriels.

De mon côté, je commence à déborder d’articles qui dénoncent les liens d’intérêts, et les conflits d’intérêts, entre les experts des instances sanitaires françaises et l’industrie agroalimentaire ou pharmaceutique, avec en parallèle des recommandations inadaptées et non supportées par des preuves scientifiques indépendantes et sérieuses.

Le groupe de travail en nutrition humaine n’est pas épargné, comme celui sur la vaccination, et encore moins le célèbre Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) siégé par des experts avec des liens d’intérêts parfois indécents.

Pour tenter de terminer cette partie, et même si je pourrais en écrire un livre, je vais reproduire ici les 10 commandements pour lutter contre les conflits d’intérêts émis par le Dr. Dominique Dupagne sur son blog « Atoute.org ».

  1. Les liens d’intérêt intellectuels et affectifs génèrent au moins autant de conflits que les liens financiers.
  2. Un petit cadeau ou une simple invitation créent un lien d’autant plus pervers qu’il paraît anodin.
  3. Des liens multiples ne s’annulent pas, ils s’additionnent.
  4. Un lien avec un concurrent constitue aussi un conflit d’intérêt.
  5. Il n’y a que les naïfs pour croire que les liens d’intérêt ne créent pas de conflits d’intérêt.
  6. Les industriels authentiquement philanthropes et désintéressés constituent l’exception.
  7. L’inconscient est plus en cause que la malhonnêteté dans la majorité des actes sous influence.
  8. Ceux qui ne croient pas à l’inconscient sont souvent les plus influencés.
  9. Ceux qui croient qu’ils n’ont aucun conflit d’intérêt se trompent.
  10. Ceux qui ont des liens importants et nombreux sont mal placés pour discuter de la nocivité des liens d’intérêt

L’argument d’autorité ou qui a droit à la parole

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Devant le raz-de-marée d’informations sur l’alimentation qui déferlent tous les jours sur la toile, à la télé ou dans les livres, on ne sait bien souvent plus où donner de la tête et qui faut-il bien croire.

Faut-il faire confiance à son cousin autodidacte qui a vaincu tout seul ses inflammations en bannissant le gluten ? Faut-il faire confiance à son médecin ou son diététicien qui nous invite à manger de la viande et boire du lait tous les jours ? Faut-il faire confiance aux blogueurs, plus ou moins populaires, qui racontent leur vie et analysent tous les aspects de notre alimentation et de notre santé ?

Ultimement, faut-il absolument rechercher les diplômes, les fameux arguments d’autorités, pour accorder sa confiance aux dires d’une personne, d’un expert ou d’un inconnu ?

Vous avez déjà une partie de cette réponse avec la partie précédente où je vous illustrais comment des médecins, probablement très compétents, pouvaient donner des conseils inadaptés à cause d’obscurs liens d’intérêts.

Pour ma part, mon récent titre de docteur en sciences ne change absolument rien au travail d’investigation et à la qualité de mes articles que j’espère au rendez-vous. La crédibilité des recherches et des idées doit avant tout venir d’une critique objective du fond, des arguments et non pas une critique basée uniquement sur la légitimité à parler ou non sous couvert de diplôme.

Pour illustrer ce point, j’aimerais partager avec vous l’échange que j’ai eu sur l’un de mes articles avec Lionel, un internaute venu critiquer ma prise de position jugée « extrême » sur les produits laitiers (alors que techniquement, elle ne l’est pas, mais passons).

C’est dans mon billet intitulé « Du Yaourt pour Maigrir ? Oui, mais 3 par jour s’il vous plait ! » que Lionel vient m’interpeller sur les conflits d’intérêts des professionnels et me demande si il devrait se former sur mon blog. Mais Lionel avance dès le début de son commentaire son impression cursus universitaire, un exemple en matière d’argument d’autorité.

Ainsi, Lionel me précise bien qu’il est « diététicien de formation, avec 5 DU (diplôme universitaire, ndlr) dans ce domaine, une licence de physiologie et double master en nutrition humaine et STAPS ».

Voilà de quoi en calmer plus d’un. Nous avons là un multi-diplômé et diététicien-nutritionniste par la même occasion. Mais loin d’être impressionné par cette liste longue comme mon bras de diplôme, je précise à Lionel qu’il pourrait être intéressant pour lui de prendre certaines informations sur mon blog, et pourquoi pas, d’une certaine manière de se former oui.

Lionel n’y va pas de main morte et considère que se former sur mon blog est « la dernière chose à faire ».

Dans la suite de son commentaire, Lionel réalise une rapide recherche bibliographique pour trouver des études allant contre mon sens, montrant qu’une consommation élevée de produits laitiers est réellement associée avec une réduction de l’obésité ou de la prise de poids [1] [2].

Selon Lionel, « la seule existence de ces articles m’obligerait à ta place à tempérer mes propos vis à vis des produits laitiers », complétant par une petite note rigolote… « Mais bon le premier article est indien, les vaches sont sacrées, il faut qu’elles donnent du lait plutôt que d’être tuées ».

Sauf que ni une ni deux, j’avais décidé à l’époque de perdre mon temps à rechercher les études citées, les lire (vraiment), les critiquer pour vérifier si elles corroboraient bien avec l’avis de Lionel.

Et là, patatras, l’analyse fine et détaillée des articles en question et pas simplement la lecture des résumés, dit en réalité quelque chose de bien différent. Grosso modo, les deux articles en question montrent que les personnes qui consomment au moins un produit laitier par jour ont moins de risque de devenir obèses que les personnes qui n’en consomment pas.

On s’éloigne terriblement de la « forte consommation de lait » protectrice contre l’obésité. Lionel avait également raté l’utilisation des questionnaires sur le régime alimentaire des personnes suivies. Des questionnaires à remplir tous les ans, un mode opératoire très critiquable dans ce domaine.

Lionel répond laconiquement à mon analyse critique de cette littérature en comparant nos diplômes, à savourer :

« Je t’accorde simplement que je ne me suis pas attardé sur les questionnaires, la différence entre un master et un doctorant doit aussi être là peut-être ».

Malheureusement, non. La différence est simplement dû au fait que je suis un poil plus rigoureux, un poil plus sérieux dans mes analyses et que je préfère faire une lecture la plus complète et critique possible d’une étude avant de la partager. Mais oui c’est sûr, c’est un travail plutôt pénible, et c’est tellement plus simple de lire les résumés archi-simplifiés et ne traduisant parfois pas la réalité des découvertes de l’étude.

Ce point illustre à quel point on peut se laisser berner par ses propres diplômes, et comment on peut également entourlouper nos lecteurs avec des arguments d’autorités non recevables.

Les diplômes sont quelque part garant de l’état des connaissances, de certains acquis et permettent surtout de définir des cadres légaux d’actions. Toutefois, ces diplômes, et notamment celui de diététicien-nutritionniste, ne sont pas garants de la qualité des informations nutritionnelles qui peuvent être délivrées par la personne.

Dans cette lutte permanente pour rechercher LA bonne info et la source fiable, il ne faut pas dénigrer la qualité du travail de tous les acteurs de la santé : les professionnels qui réalisent un travail critique très pertinent et très louables, ainsi que les « amateurs éclairés » qui proposent également des analyses critiques parfois très intéressantes, et qui participent à faire avancer le Schmilblick dans le bon sens.

Pour terminer et illustrer cette « guéguerre » entre les « pros » et les autres (moi-même donc), j’ai été il y a quelques mois la cible des critiques du groupe « Zététique » sur Facebook. Un groupe d’internautes qui semble-t-il réalise des critiques incroyablement précises et correctes des informations que l’on retrouve sur le net.

C’était donc mon article sur le régime paléo qui a été cette fois-ci analysé par les « zététiciens ». Un article scientifiquement très à jour, comme on en trouve peu sur la toile française. Et pourtant, un diététicien-nutritionniste que je ne nommerais pas (hein mon Willy^^) défonce immédiatement mon blog :

« Dur à avaler c’est un site de pseudo-science »

Boom, ça c’est dit. La suite du commentaire de Willy vaut le détour puisqu’il dit qu’il avait « écrit un petit article sur le sujet. Sachant que de base ce régime “miracle” renvoie à une population avec une espérance de vie de 32 ans en gros ».

Un article que vous pourrez consulter ici et que je vous invite fortement à lire pour vous faire un avis sur la qualité des informations retranscrites par ce professionnel sur ce régime à la mode. Cette remarque sur l’espérance de vie très faible est intéressante puisqu’elle indique selon les connaissances limitées de notre cher Willy sur l’espérance de vie estimée pour les Hommes de cette époque. Il serait intéressant qu’il lise mon billet dédié sur ce sujet, avec cette étude qui indique que les Hommes préhistoriques auraient pu atteindre selon toute vraisemblance des âges très avancées, jusqu’à 70 ans par exemple.

Willy avance ensuite l’argument ultime, celui que l’on adore le plus, l’argument d’autorité et le fameux diplôme :

« Le mec n’est diplômé de rien mais se revendique plus qualifié que les pros. »

A noter au passage que c’est totalement faux, et ne me revendique pas plus qualifié que les pros. Il faut voir de qui on parle surtout.

Bref, mon article n’aura finalement reçu aucune critique constructive, et j’ai noté avec amusement la remarque d’un certain Nicolas sur le groupe :

« Je voudrais pas être mauvaise langue, mais l’article du blog est mieux sourcé que toutes les propositions ici. »

Bref, on en restera là. L’objectif ultime de cet article est de vous inviter à la prudence et au scepticisme sain envers toutes les sources d’informations, qu’elles soient officielles ou non, ou émises par un professionnel ou non.


Notes et références

[1] Satija, A., Agrawal, S., Bowen, L., Khandpur, N., Kinra, S., Prabhakaran, D., … & Ebrahim, S. (2013). Association between milk and milk product consumption and anthropometric measures in adult men and women in India: a cross-sectional study. PloS one8(4), e60739.
[2] Kim, J. (2013). Dairy food consumption is inversely associated with the risk of the metabolic syndrome in Korean adults. Journal of Human Nutrition and Dietetics26(s1), 171-179.

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14 commentaires
  1. Tu fais du bon boulot d’investigation Jérémy, on en a déjà parlé. De la à mettre tous les scientifiques, de même que toutes les personnes qui font leurs recherches d’info comme toi, c’est dommage. Un scientifique soudoyé, c’est moche et méchant… Je viens de finir ma thèse sur l’influence de l’industrie agroalimentaire, je sais de quoi je parle… Et je n’ai aucun conflit. Il faut savoir rester humble aussi. Il y a de quoi critiquer ton travail aussi. Exemple : tu écris “lait maternisé “, ce concept n’existe qu’aux yeux de l’industrie. Aucun produit n’arrive à la cheville du lait maternel, tu le sais. Le petit plus d’une bonne formation et d’un parcours professionnel en alimentation t’aurait appris à appeler ça “substitut de lait maternel “, comme décrit dans le code de l’OMS pour le contrôle du marketing de ces produits. Je soutiens ta démarche mais il faut t’imposer plus de rigueur alors! Aussi, je trouve assez malhonnête de rester ambigu sur ton doctorat… Oui en sciences, oui en bio, mais tu laisses sous entendre, de façon volontaire ou pas, que ca te donne un certain degré de connaissance pour pouvoir les appliquer en alimentation… Pourtant, au sein même de cette branche, je ne me sens pas capable de maîtriser toutes les méthodes scientifiques et d’analyser toutes les études avec un parcours licence physiologie humaine, ingénieur agroalimentaire et doctorat en santé publique…. C’est pour dire à quel point ce domaine est complexe. Il serait constructif de parler des scientifiques non corrompus, qui se limitent à parler de ce qu’ils connaissent, pour éviter à la population de tout remettre en cause même quand toute la rigueur et l’impartialité sont respectées

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