J’ai rendez-vous chez mon Psy car je mange Sainement !

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J’ai des convictions !

Dur à Avaler est le porte-voix de mes convictions que je défends avec des cartouches d’études scientifiques et des expériences à gogo pour convaincre les hésitants, faire découvrir des points de vue unique et créer la polémique.

Je ne compte plus les articles du blog où j’y énonce mes habitudes alimentaires (ici de manière générale ; ou ici pour les produits laitiers), mes astuces de cuisine, mes recettes favorites, mes coups de gueules (le pain blanc…) et mes coups de cœur (la cuisson vapeur…)

Si vous ne le savez pas encore, je ne suis pas un « très » grand fan de l’industrie agroalimentaire et pharmaceutique. Sans déconner me dirons ceux qui me connaissent bien !

Les plats préparés industriels vendus en supermarché ne m’intéressent absolument pas, au moins autant que les sucreries et les boissons gazeuses ultra sucrés qui inondent les rayons des supermarchés.

Le rayon des fruits et des légumes en conserves n’existent pas à mes yeux, les biscuits ultra transformés, en poudre avec des dizaines de colorants, des conservateurs et des édulcorants synthétiques ne me tentent pas plus que ça…

Les sauces tout faites, qui contiennent des ingrédients aux noms imprononçables (maltodextrine, caséinate de sodium, guanylate disodique…) et aux allures dégoutantes (avocat en poudre, huile de soja partiellement hydrogénée, tomates en poudre, amidon modifié) ne font pas partie de mon alimentation quotidienne.

Malheureusement, le pain blanc, riche en sucres qui élèvent fortement la glycémie avec une bonne dose de gluten, ne m’attire pas plus que ça non plus… Les viennoiseries croustillantes aux arômes qui torturent la moindre personne n’arrivent pas à franchir le seuil de mon œsophage. « Désolé, ce sera pas possible ! »

En fait, moi, j’aime manger des légumes, des fruits, de la bonne viande (du gibier), du poisson frais, un maximum de produits naturels quoi. J’ai l’impression que je devrais en avoir honte mais j’en suis plus que fier. Pourquoi devrais-je manger du pain blanc quand du pain complet au levain, bien meilleur au goût et nutritionnellement plus riche, est à porté de main au magasin ?

Je suis fier de vous annoncer, pour ceux qui ne savent pas, que je mange des fruits de saisons (en ce moment on se gave des mangues du jardin). Je suis fier de vous annoncer que je n’achète pas de sucre blanc transformé à l’extrême mais que je préfère déguster le miel de notre rucher.

Oui, une salade du jardin garnie de tomates jaunes, de feuilles de chou de chine, de quinoa avec du poisson cru me fait saliver, presque bander (il est vulgaire le petit, mais fallait bien vous choquer).

La malbouffe m’écœure. Cette malbouffe m’écœure à cause du goût ignoble et des indigestions maladives après en avoir mangée. Cette malbouffe m’écœure car elle ne respecte à aucun moment les êtres vivants utilisé pour la produire. Cette malbouffe m’écœure car elle détruit ma planète, celle de mes futurs enfants et des vôtres.

Rien n’a changé aujourd’hui, sauf que je viens d’apprendre que je suis malade. Ce n’est pas un cancer je vous rassure, ni une petite grippe que je pourrais déglinguer à grand coup d’infusion de citronnelle, de feuilles de pamplemousse avec du citron et une pointe de miel.

Non, j’ai une maladie mentale.

Je suis Orthorexique, comme 13 millions de français selon un psychothérapeute spécialiste du comportement alimentaire, M. Apfeldorfer.

C’est quoi ce délire ?

L’orthorexie, un mal qui touche 13 millions de français

Cette nouvelle maladie, tout le monde en parle. J’en avais déjà entendu parler quand je m’abrutissais sur les forums Doctissimo pour convaincre des bienfaits du jeûne intermittent. Dès que l’on défendait de trop une alimentation saine on était blâmé d’orthorexie.

« sale orthorexique dégage ! Les produits transformés sont bon pour la santé ! »

Mais c’est quoi l’orthorexie ?

Techniquement, c’est un trouble du comportement alimentaire qui touche toutes les personnes obsédées par une alimentation saine, sans pesticide avec tous les nutriments qu’il faut, etc.

Manger sainement devient donc une obsession, où l’on doit planifier chaque repas, anticiper tous les imprévus pour éviter de se retrouver face à des produits transformés, du poison ou même des personnes qui ne partagent pas les mêmes convictions alimentaires.

Selon le docteur Apfeldorfer, les orthorexiques seraient traités de la même manière que les hypochondriaque s ou bien comme des paranoïaques selon une diététicienne de Paris.

La définition est claire, et il existe même des questionnaires sur la toile pour déterminer si vous êtes orthorexique en seulement 15 secondes (inventé par le cher docteur Bratman).

J’ai fait le test une bonne dizaine de fois sur des plateformes différentes. Pour le dernier en date, le test m’averti que « l’orthorexie me guette », je dois faire attention !

Plus sérieusement, et si nous regardions comment les médias perçoivent les orthorexiques et quelles images ils en donnent au grand public. Attention, reportage horripilant en approche !

Quand les médias stigmatisent une alimentation saine

Ce reportage d’à peine 2 minutes intitulés « Orthorexiques : les obsédés de la nourriture saine » propose de faire le portrait de Marc.

Je doute que Marc ait apprécié la tournure du reportage qui le classe comme un orthorexique dès les premières secondes. Si l’on coupe les commentaires de la journaliste et que l’on écoute seulement Marc parler, je trouve que Marc est une personne tout à fait normale, un peu maniaque mais rien de grave.

En effet Marc aime boire un verre d’argile le matin, manger du pain complet et se faire ses propres jus de fruits frais et éviter ainsi les jus de fruits ultra sucrés coupés à l’eau des supermarchés. Marc n’aime pas le sucre blanc – tout comme moi, et je le comprends tout à fait quand on connait les nombreuses alternatives possibles bien meilleures.

On apprend également que Marc ne mange pas de viande, ni de produits laitiers et chose plus délicate, ni même d’alcool.

En gros, Marc est taxé d’orthorexique selon les journalistes car il désire apporter le meilleur à son corps.

Marc refuse de manger de la viande, ce qui est un choix tout à fait honorable compte tenu des méthodes de productions et de la qualité de la viande industrielle ; il refuse également les produits laitiers dont l’utilité n’est pas démontrée (bien au contraire) et dont les méthodes de productions dégradent fortement le bien-être animal et la santé de la planète.

Toujours selon ce reportage, 13 millions de français « seraient » orthorexiques. Bien entendu, ce chiffre sort de nulle part, ce qui explique le conditionnel utilisé par les journalistes. Il n’y a aucun chiffre officiel sur l’orthorexie.

En revanche, nous savons de manière très officiel que 15% de la population française est obèse et 33% en surpoids, ce qui nous donne 26 millions de personnes en surpoids et obèses (2 fois plus que les supposés orthorexiques).

A mon humble avis, et M. Apfeldorfer ne pourrait qu’être d’accord avec moi, il n’y a pas assez d’orthorexiques en France !

Mais qui est ce monsieur Apfeldorfer interviewé dans ce reportage ? Qui est ce spécialiste qui pense que les orthorexiques sont des personnes qui « ne veulent pas mourir » ? Peut-être que vous ne le connaissez pas, mais moi oui.

No-régime ? Linecoaching ? GROS ?

M. Apfeldorfer a déjà donné son avis sur l’orthorexie en juillet 2004 sur le site Psychologie.com.

Dans le 4ème et dernier paragraphe de cet article, M. Apfeldorfer mélange avec grâce tous les végétariens et les végétaliens avec l’orthorexie. Oui, tous les végétariens de la planète sont atteints d’une maladie mentale, comme les 500 millions d’indiens, les 25 millions d’américains ou les 2 millions de français.

Etrangement, tous les sites ou les associations de références sur l’alimentation et la santé définissent le régime végétarien comme excellent pour la santé, dès lors qu’il est bien mené. C’est notamment la position de lanutrition.fr ou de l’association américaine de diététique.

En réalité, M. Apfeldorfer n’était la personne idéale pour parler d’orthorexie puisqu’il a été, lui et son confrère M. Zermatti, épinglé en novembre 2012 par lanutrition.fr pour détenir une activité commerciale d’amaigrissement en ligne.

Oui, les docteurs Apfeldorfer et Zermatti ont tout d’abord mis en ligne un site « No Régime » qui propose une pétition contre les régimes amaigrissants (relisez la position ô combien surprenante de M. Zermati sur le jeûne intermittent).

Sur ce même site, ces messieurs proposent une formule d’amaigrissement en ligne, sans régime bien entendu, hébergé officiellement sur le site « Linecoaching ».

On se rend donc bien compte que notre psychiatre, psychothérapeute et spécialiste des troubles du comportement alimentaire n’était pas la personne rêvée pour parler d’orthorexie puisqu’il bataille ferme contre toute forme de restriction (végétariens et autres) et qu’il possède un commerce basé sur cette ligne de conduite.

J’en reviens donc tout logiquement à Marc Menant…

Est-il vraiment orthorexique ? Et moi ?

Le reportage désigne Marc Menant comme orthorexique dès les première minutes du court reportage, sans nous faire part d’un quelconque résultat à un test qui attesterait bien (et encore, c’est vraiment discutable) du caractère obsessionnel de Marc avec la nourriture saine.

Le reportage, en présentant Marc comme orthorexique dès le départ, oriente immédiatement les téléspectateurs vers une opinion, selon laquelle tous les comportements qui seront présentés par la suite seront malsains, et traduiront un état de maladie mentale.

Or rien ‘est plus faux. Marc boit verre un d’argile au réveil pour son foie ? Eh bien moi je bois un thé vert avec des épices d’Inde, du gingembre et du jus de citron pour mon bien-être et pour … son goût !

Les journalistes arrivent même à faire croire que manger du pain complet et presser ses propres fruits pour avoir un VRAI jus sont des comportements d’orthorexique ! C’est fort, c’est insidieux et vicieux à la fois.

La suite du reportage nous fait plonger dans les pires sous-entendus de la nutrition où les personnes qui ne mangent pas de viande (les végés) seraient orthorexiques. Le même raccourci est réalisé avec les produits laitiers dont l’éviction raisonne comme un trouble du comportement alimentaire. Pourtant, les produits laitiers – qui n’ont été introduit que très récemment dans l’histoire de l’espèce humaine – ne sont absolument pas indispensables pour être en bonne santé, bien au contraire.

Les preuves à charge s’accumulent de plus en plus contre les produits laitiers industriels pasteurisés, upérisés, et homogénéisés. C’est un autre débat.

La fin du reportage, c’est un peu le point « Godwin » ou l’argument… « Mais Hitler était végétarien ! Ha ! »

En effet, le couple Menant nous affirme qu’ils n’aiment pas le foie gras lors des fêtes et qu’ils préfèrent… De la mangue !

La quasi-totalité des téléspectateurs ont du bondir et se dire :

« Encore des puristes extrémistes qui renient les traditions culinaires ancestrales de notre beau pays, et pourquoi ? Pour des canards, des oies ? Le bien-être animal ? Pfff… »

On nage en plein délire. Mais je peux vous garantir que refuser de manger du foie gras n’est absolument pas un comportement d’orthorexique, et tous les membres de l’association L214 qui militent pour le bien-être des animaux d’exploitations pourraient vous le confirmer !

Pour conclure, et en étant le plus honnête avec moi-même, je ne pense pas du tout que Marc Menant soit orthorexique.

Nous défendons, ce couple et moi, des valeurs communes dont la principale : apporter une alimentation saine à son corps pour trouver force et énergie, mais également plaisir des papilles.

Pourtant, je dirais que ce couple devrait faire attention et ne pas pour autant s’isoler socialement d’amis ou de connaissances qui ne partagent pas les mêmes valeurs alimentaires.

Je prends mon exemple, un petit n=1 qui ne veut rien dire (Sylvain je t’attends au tournant !) mais qui pourrait vous aider à comprendre que l’on peut très bien vivre avec des moldus (des mangeurs de cochonneries) et manger comme on veut (des légumes et de l’huile d’olive !)

Il suffit simplement d’être prévoyant :

  • Prévenez les hôtes de votre régime particulier, expliquez en conséquence ;
  • Apportez vous-même de préparations adaptées ;
  • Profitez-en pour faire des découvrir des nouvelles saveurs à vos amis.

Dans les cas les plus extrêmes, si vous êtes adepte du jeûne intermittent, il ne vous sera pas difficile d’éviter toutes les cochonneries (gâteaux industriels et compagnies) et de vous gaver de bonnes choses en rentrant.

C’est quoi la conclusion de tout ça ?

Pourquoi parle-t-on de plus en plus de cette nouvelle « maladie » ?

Sans avoir réalisé les calculs, je pense que la dégradation de la qualité de notre alimentation avec la multiplication des scandales alimentaires sont étroitement liés à cette vague « d’orthorexie ».

Cela peut se comprendre parfaitement. Nous sommes face à des multinationales qui osent tout, qui bafouent tous les principes biologiques, qui nous cachent tout et qui manipulent à tous les niveaux (institutions publics, parlements, vote des lois, marketing, publicité, publications scientifiques, etc.)

Ce phénomène d’orthorexie n’est donc que la conséquence d’un manque de transparence et d’un danger manifeste pour notre santé d’une alimentation industrielle.

Je n’ai nul besoin de citer les chiffres de l’obésité mondiale (et de la malnutrition de l’autre côté).

Je continuerai donc à acheter mon pain complet au levain et à manger des crêpes sans lait en boycottant soigneusement le Nutella, les biscuits industriels et les boissons ultra-sucrées gavées de sirop de fructose.

Faites comme moi, sans vous poser trop de questions et sans vous prendre la tête, et vous ne risquerez que d’apprécier de plus vos repas, votre vie et de vous tenir éloigner de médecin comme M. Apfeldorfer et compagnie !

Et vous, vous êtes orthorexique comme Marc et moi ?


MISE A JOUR du 26/01/14: Benjamin du célèbre site « Naturacoach » vient de publier une vidéo « coup de gueule » sur ce fameux reportage ! C’est excellent !

106 Commentaires

  1. Sabine

    Vous devriez lire le livre d’Apfeldorfer « Manger en paix ». Pour moi, le discours que vous critiquez n’existe pas dans ce livre. Ce livre parle très rapidement d’orthorexie. C’est une maladie, et comme toute maladie du comportement, on distingue la maladie de la manie selon le ressenti de la personne. Donc pour savoir si vous êtes orthorexique, il n’y a que VOUS qui pouvez le dire !
    C’est une maladie qui existe car OUI il y a des personnes qui souffrent de leur manque de flexibilité alimentaire. C’est le même principe avec les TOC. Vérifier que sa voiture est fermé n’est pas une maladie, le faire 5 fois non plus. En souffrir oui.

    Du coup, dire que les végé sont orthorexique… HEU WTF ?

    Ce livre est un livre d’apaisement par rapport à l’alimentation. Avec toutes les injonctions de partout, il est impossible de savoir et d’être sur à 100% que manger comme çi ou comme ça est bon pour la santé. Son livre démontre que notre palais (pour peu qu’il ne soit un peu éduqué) peut servir de guide nutritionnel et qu’on devrait lui faire plus souvent confiance. Nos appétences pour tel aliment sont (si on n’a pas de troubles alimentaires) l’expression d’un besoin, il n’y a donc aucune raison de la réprimer. L’équilibre alimentaire ne se fait pas sur un repas, ou sur une journée mais sur 15 jours. Cela est tout à fait en concordance avec le jeune intermittent. Il remarque, que le poids sur 15 ans de personnes qui se fient uniquement à leur instinct et ne suivent pas de « régime » ont quasiment le même poids : notre corps sait se réguler tout seul.
    Sa réponse au pourquoi avons-nous en occident des problèmes d’obésité est que nous avons perdu le « comment » manger. Il avancent les même conseils que toi sur ton article sur manger lentement. Prendre des couverts, manger à table, en compagnie, prendre le temps…
    Il est devenu tellement courant de manger seul, en moins de 15 minutes, devant un écran… De ne plus cuisiner. J’aime beaucoup son approche qui donne une vision un peu spirituelle est pas mécanique de l’alimentation. Selon lui quand on mange, ce doit être un acte d’amour pour alimenté son esprit. Quand on mange un plat préparé par un être cher, on se nourrit de son amour. Quand on mange un plat fait à partir de la recette de notre grand-mère, chargé de mémoires, on se nourrit l’esprit. Quand on mange des légumes dont on connait le producteur, on se nourrit l’esprit. Manger est aussi un acte spirituel et on mange également des valeurs. C’est pour cela que ton article à charge contre Apfeldorfer me surprend beaucoup car selon cette vision, manger végétarien, c’est se nourrir de cette valeur du respect de l’animal. Quand un végétarien mange, il se satisfait de ne pas manger d’animaux. C’est un plaisir. D’ailleurs, s’il arrive qu’il mange de la viande (transition ou autres), l’expérience est souvent décrite comme déplaisante. C’est aussi le cas pour les interdictions religieuses. Manger du porc ne sera pas bien vécu par un musulman. [Sur ce point je suis en désaccord avec ton article sur JM Cohen, le végétarisme peut être vu comme la version 3.0 des restrictions alimentaires religieuses. N’oublions pas que la restriction du porc est clairement sanitaire, que le carême ou le ramadan a un réel intérêt sanitaire, toi même tu sais. Manger végétarien est aussi sanitaire… Selon ce que j’ai compris de ce livres, se restreinte pour des raisons morales ou culturelles n’est pas gênant et est propre à chacun, donc de ses choix. Pour en revenir au carême et autres joyeusté religieuse. Je considère ces choix alimentaire (et le livre aussi), comme le fruit de la sélection naturelle des comportements. De mon point de vue d’athée, mais qui peut être partagé par les croyants, Jesus ou n’importe quel autre prophète a donné des injonctions alimentaires car il a vu par l’exemple que ceux qui les suivaient se portait mieux.

    Après le discours est aussi de dire, s’il nous arrive de « faire des écarts » : manger industrialisé, du fastfood, manger trop (les fêtes), etc, ce n’est pas grave, on n’en mourra pas et cela peut être compensé « naturellement » par nos signaux que nous envoie notre corps et en respectant les conditions pour bien manger (à table, avec une assiette pour une pizza, etc.). Il nous est tout naturel de moins manger après un gueuleton.

    Je ne suis pas spécialement « choqué » de son site linecoaching où on voit qu’il y a des exercices pour trouver ses sensations de faim et de satiété. Le végétarisme n’est pas anti-nomique avec son discours, contrairement à ce que vous laisser supposer. En effet il est contre la restriction car il sait les méfaits psychologiques de ce mécanisme. Cela engendre forcement une contre compensation. Ce n’est pas un mode d’alimentation normal. Mais les végétariens ne sont pas dans la restriction, ce sont juste des personnes qui mettent en adéquation leurs valeurs et les actes, ce qui n’a rien à voir avec un régime pour maigrir ! Ce n’est pas un régime où on ne mange plus de gluten parce que c’est à la mode et qui s’arrête forcement car, on n’a des pulsions pour des produits à base de gluten. C’est nettement moins le cas pour les intolérants qui eux voient l’effet néfaste sur leur bien-être de céder à une pulsion, petit à petit, ils mémorisent que les aliments pour le gluten sont mauvais et le désire et la contrainte s’estompent avec le temps. Ce n’est pas le cas de la personne lambda qui quand elle craque, n’a aucun effet néfaste visible.

    J’insiste, vous devirez vraiment lire ce livre. Vous ferez peut-être les gros yeux à certains moments du livre (le passage où il amoindri les dangers lié à l’industrie agroalimentaire), mais continuez et gardez un esprit ouverts. ça ne changera pas votre position mais ça vous fera relativiser et être un peu plus tolérant, ce que vous êtes déjà puisque vous acceptez volontiers qu’on ne mange pas bio pour des raisons financières. Et bien là c’est le même principe.

  2. félix

    l

  3. djouair

    Bonjour Jéremy
    Ton article date mais me donne envie de réagir malgré tout et je suis ravie de te faire savoir que je suis orthorexique depuis une vingtaine d « années cad quand j ‘ai commencé a lire les ingrédients sur les emballages de bouffe….ça m ‘a dégoutée de la bouffe industrielle et je me suis tournée vers une alimentation saine et bio sans lait ni viande ni sucre avec un max de cru , je suis en pleine forme… Pour moi il est évident qu ‘on est ce que l ‘on mange c ‘est juste une question de bon sens et tant pis pour ceux qui n ‘y crois pas et qui sont constamment fourré chez leur toubib qui les empoisonne un peu plus avec des pilules multicolores qui bien souvent aggravent leur cas…Alors orthorexique selon ces charlatans de psychiatres ? j ‘accepte cette étiquette pour mon plus grand bonheur!

  4. Corinne

    Après lecture, on peut dire effectivement que je suis orthorexique depuis quelques mois, et que grâce à cela, j’ai perdu mes kilos en trop. Ceci dit, quand je vais manger chez quelqu’un, je mange ce qu’on me donne, je refuse rarement tel ou tel aliment (sauf si je n’aime pas du tout). Suffit de rééquilibrer chez soi, c’est simple.
    J’ai remarqué effectivement que certains nutritionnistes connus promeuvent la nourriture de qualité moyenne. J’ai même entendu à une émission télévisée le Dr Zermati dire qu’un repas équilibré, ça ne veut rien dire ! Ah bon ? Bizarre ! En tous cas pour moi c’est important.

  5. Danielle

    Bonjour,
    Merci Jérémy pour cet article,
    je n’ai pas vu le reportage mais j’ai fait le test et comme je m’y attendais je suis classée orthorexique même si la « qualité de ma vie s’est » améliorée « depuis que la qualité de ma nourriture s’est améliorée » (puisque je suis 20 fois moins malade!). Et même si cela n’a jamais gêné mes sorties ni éloigné de ma famille ou mes amis (c’est pas quelques réflexions qu’ils font par ignorance qui vont m’éloigner d’eux).
    Par contre, je travaille au moins trois heures par jour à mon « régime alimentaire » vu que je dois jongler avec la difficulté de trouver les produits sains sans avoir encore de potager, et sans avoir fini de découvrir tout ce à quoi je suis intolérante et qui me « gonfle » (au sens propre), plus faire la cuisine pour tous les goûts (de mes hommes (mari, enfants)sans qu’ils aient l’impression d’être privés (de la (beurk) nourriture industrielle à laquelle ils sont de moins en moins accros, ex: le riz national de chez nous).
    Alors en cherchant bien je dois sûrement être orthochépakoi, parce que : je recherchais une info sur les fruits et légumes, il y a une semaine, et ça m’a amenée à lire un de tes articles et les 600 commentaires suivants, et… ça m’a donné envie de répondre, mais comme la discussion était close je me suis mise à lire tous les articles que je n’avais pas encore lu avec tous les commentaires! C’est sûr je suis orthoinfovore! Je dévore les bonnes infos sur la bonne nutrition.
    Trêve de plaisanterie, je vais dévorer ma poignée de letchis cueillis sur l’arbre.
    bonne continuation,
    Danielle

  6. Cécile

    Oh my god, serais-je orthorexique (j’ai pas trouvé le lien du test) ?
    Oui je pense, je passe beaucoup de temps à trouver des bons produits locaux et de saison au marché et les cuisiner. J’ai deux enfants, à l’un d’eux j’ai expliqué que je préfère faire les nuggets de poulet moi-même (oui d’accord y’a du gluten) parce qu’au moins je les fait avec du poulet que j’espère bio et élevé un peu en plein air. Ma fille me fait plaisir en disant que les fruits sont beurk à la cantine (évidemment s’ils ne sont pas de saison et ont subit peu de transport), et à 6 et 8 ans ils ne connaissent (pas encore) le Mac Do.
    Tout le monde adore le brocoli que je cuisine (avec une pincée de curry) et je ne suis pas accro à la viande, et perso je ne supporte presque plus de lait, je ne pousse pas mes enfants à en manger.
    C’est pour ça que je fais des nuggets d’ailleurs, et qu’à certains repas on a le droit de manger avec les mains, parce que lutter contre Mac Do et le plaisir de manger avec les doigts c’est pas facile quand on est une maman dans notre monde…
    Par contre pour les goûters tout prèts à l’école je n’ai pas encore trouvé la solution miracle, je pêche par facilité pour 1 repas par jour…

  7. Morgane G.

    Coucou, j’ai lu ton article.
    Je comprend, mais comprend aussi que cette maladie existe. J’ai vu des filles ne plus rien manger car manger une carotte c’est peut-être vivant, peut-être qu’on a fait souffrir qqn en la cultivant…

    ça peut aller loin. Même si c’est vrai les industries en profitent pour stigmatiser tous les gens qui mangent sainement. Mais à la base c’est une maladie réelle, qui, comme tous les troubles du comportement alimentaire, peut détruire ta santé et ta vie sociale. Les orthorexique font souvent l’impasse sur bcp de choses et ont de vraies carences, maigrissent et vive dans l’anxiété toute la journée.

    1. Jérémy Anso (Post author)

      Tout à fait d’accord avec toi ! C’est bien l’abus dans la définition et dans la stigmatisation qui est dommageable !

Les commentaires sont fermes.