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De la théorie à la pratique

Vous êtes maintenant, mes chers lecteurs, des nutrinautes très bien avertis des dangers qui planent sur vos cellules si vous consommez trop de produits laitiers (référence bibliographique). Si vous faites partie des lecteurs qui sont encore (impossible ! : p) convaincus des bienfaits des produits laitiers pour votre santé osseuse (et tout le reste), alors je vous invite fortement à consulter mes deux articles qui traitent du sujet en deux parties:

Partie 1 et Partie 2

Il est plutôt simple d’être parfaitement informé des dangers des produits laitiers sur la santé. Surtout lorsque vous avez des articles clairs et très bien écrits à votre disposition…(mes chevilles enflent !) Blague à part.

Par contre, c’est une autre paire de manches que de convaincre une personne qui boit du lait de vache depuis 35 ans d’arrêter du jour au lendemain. Je pense à votre père, ce vieux singe à qui vous n’apprendrez sûrement pas à faire la grimace.

Comment parler de science, d’expérience médicale en double aveugle, de méta-analyses, et qu’en même temps votre auditoire vous comprenne ?

Un sujet complexe

Vous savez bien que la problématique des produits laitiers n’est pas simple. L’enjeu financier est tellement énorme que le gouvernement en personne n’est plus une source fiable. Les campagnes publicitaires peignent un tableau magique et irréel à l’allure du monde des bisounours, où le yaourt est votre ami pour la vie.

Les nutritionnistes, les diététiciens et même les médecins recommandent cette surconsommation de produits laitiers pour faire de vieux os. Rien n’est plus faux, mais ce n’est pas le sujet de l’article.

Des arguments chocs

Je vais vous livrer ici les arguments les plus percutants, les plus clairs, ceux que tout le monde peut comprendre. Ceux-là même que votre papa pourra comprendre, s’il n’est pas trop têtu.

Cet article est bien entendu un ultra concentré de mes articles précédents sur les produits laitiers mais pas uniquement. J’ai eu mainte discussions sur les produits laitiers, j’ai (presque) tout entendu, tous les arguments possibles, toutes les idées reçues et j’en ignore probablement beaucoup.

Quoi qu’il en soit, je vous propose une argumentation éprouvé par des dizaines de débats et de discussions qui aboutissent généralement à la démystification des produits laitiers.

Chronomètre en main, j’ai déjà essayé de convaincre en moins de 10 minutes une amie qui n’avait (quasiment) aucune idée des dangers des laitages. Après 10 minutes, elle m’a avoué avoir été convaincu (petit clin d’œil à Sara ; ).

Bien au-delà de mes capacités d’orateur hors du commun (ça enflent, ça enflent ! :p), j’ai des arguments en béton armé, et sans plus attendre, les voici.

Convaincre en 10 minutes, la pratique.

1.  Il faut d’abord poser les bases, semer la graine du doute dans l’esprit de vos interlocuteurs. Parlons des recommandations en produits laitiers…

Officiellement, notre Programme National Nutrition Santé (PNNS) dirigé par M. Hercberg nous recommande de consommer entre 3 et 4 produits laitiers par jour. Cette fourchette a été choisie pour nous assurer que nos besoins en calcium seront corrects pour développer correctement le squelette, le maintenir et prévenir les fractures ou d’autres maladies osseuses (ostéopénie, ostéoporose).

Malheureusement, ces recommandations françaises ont été établies, et maintenues au fil du temps, par des recommandations ou avis de groupes d’experts en charge de notre santé. Mes enquêtes régulières sur les déclarations publiques d’intérêts (autrement dit les conflits d’intérêts) indiquent qu’une large majorité de ces personnalités scientifiques ont des affiliations morales ou financières avec l’industrie laitière (Danone, Nestlé, etc.)

Ce constat invite forcément à la prudence, et d’autant plus que l’école de santé publique de Harvard se positionne d’une manière bien différente de nos experts, en recommandant entre 0 et 2 produits laitiers par jour, si ces derniers sont bien tolérés par les individus.

 

2. Replacer l’apparition du lait dans l’histoire de l’humanité (c’est l’un des arguments-clés de l’entretien)

L’espèce humaine à survécu et évolué pendant 7 millions d’années sans AUCUN produit laitier, avec le lait maternel uniquement pour la croissance des nouveau-nés. Si l’on replace l’apparition des produits laitiers dans notre Histoire, représentant les 7 millions d’années sur une année, les produits laitiers ne seraient arrivés que le 31 décembre à 23h.

Force est de constater que nos ancêtres ont assuré sans produit laitier leur apport en calcium à travers une consommation naturelle (viande, pêche, oeufs, tubercules, fruits, baies, etc.), et qu’ils bénéficiaient d’une bonne santé osseuse.

 

3. Le point suivant fait suite au précédent… Pouvons-nous digérer le lait ?

Le résultat de ces millions d’années d’évolution sans lait ? Entre 70 et 75% de la population mondiale est intolérante aux produits laitiers à l’âge adulte.

Même si l’Homme possède des caractéristiques uniques qu’il est le seul à réaliser sur Terre, il est tout de même la seule espèce sur Terre qui consomme le lait d’une autre espèce à l’âge adulte après le sevrage. Allez, on va dire que vous garderez cet argument pour les plus gros consommateurs, ceux qui abusent, pour leur faire peur… ; )

 

4. Qui consomment le plus de produits laitiers ? Sont-ils protégés comme nous l’assure nos autorités sanitaires et nos diététiciens ?

En 2002, l’Organisation Mondiale de la Santé reconnait elle-même un « paradoxe du calcium ». Les pays qui consomment le plus de produits laitiers au monde (les pays scandinaves) ont les os les plus lourds, sont les plus grands, et ont le plus de fractures du col du fémur.

A l’inverse, les populations d’Afrique et certaines d’Asie qui consomment le moins de produits laitiers affichent une une bonne santé osseuse et peu de cas d’ostéoporose, avec des taux de fracture les plus bas qui soit. Ce n’est pas une coïncidence.

 

5. Si votre auditoire explique ces résultats à cause du manque de vitamine D chez les pays scandinaves…

La vitamine D est essentielle dans la fixation du calcium par nos os. Les scandinaves ont certes moins de vitamine D que les autres populations de la planète des contrés plus ensoleillées.

Pourtant, les Australiens qui profitent d’un ensoleillement très fort toute l’année ont des taux de fracture identiques que nos amis scandinaves. Le soleil n’explique rien, la consommation de produits laitiers oui.

 

6. Venons-en aux preuves scientifiques, les plus délicates à utiliser.

Il n’existe pas aujourd’hui de preuves solides que la consommation de produits laitiers protège vos os au cours de votre vie des risques de fractures.

25 millions de nourrissons américains élevés strictement sans lait de vache (mais avec des substituts au soja) ont affiché une croissance NORMALE et aucun problème de malnutrition.

Cerise sur le gâteau, la consommation de produits laitiers et la fréquence des fractures du col du fémur ont été relevé chez plus de 150.000 femmes ménopausées. Celles qui ont consommé le plus de produits laitiers dans leur vie (surtout pendant l’enfance et l’adolescence) n’ont pas moins de fracture que les femmes qui en ont consommé le moins (voir ici et là).

 

7. L’auditoire doit commencer à sérieusement douter des bienfaits des produits laitiers, leur bienfait étant fortement mise à mal, il faut maintenant parler du contenu des produits laitiers…

Les produits laitiers d’aujourd’hui sont très loin de ressembler (sauf la couleur !) à ceux que buvaient vos parents ou grand parents.

Le lait de vache, c’est d’énorme quantité d’IGF-1. L’IGF-1 est un facteur de croissance qui va booster la prolifération (ou la multiplication) de vos cellules.

C’est bien l’IGF-1 qui va épauler notre hormone de croissance et qui va nous permettre de… grandir ! Sauf que l’IGF-1 entraîne avec elle le développement de toutes les cellules de l’organisme, même les cellules pré-cancéreuses et les cancéreuses.

De nombreuses données épidémiologiques nous indiquent qu’une consommation abusive de produits laitiers pourrait être un facteur de risque pour le cancer de la prostate (ou là).

 

8. Une explication de l’épidémie de diabète de type 1

Le lait de vache contient de l’insuline bovine très similaire à celle de l’homme. Mais suffisamment pour que notre système immunitaire ne la reconnaisse pas et l’attaque avec des anti-corps. Ces même anti-corps ne feront ensuite pas la différence entre l’insuline bovine et la nôtre.

Le résultat ? Une maladie auto-immune, nos anticorps détruisent les cellules bêta du pancréas, l’insuline n’existe plus. Vous êtes diabétique 1 (des études ici, , ou encore là).

 

9. L’alimentation…. notre bourreau.

Il est maintenant prouvé que notre surconsommation de protéines animales et de sel acidifient notre organisme qui compense en récupérant des « tampons » un peu partout dans notre corps.

Lequel est le plus utilisés ? Des citrates de calcium, celui de notre squelette ! Oui, trop de sel, trop de viande, dégrade votre squelette. Comble de l’ironie, les produits laitiers font dramatiquement chuter les concentrations de vitamine D, cette même molécule qui nous aide à fixer le calcium !

 

10. En conclusion, et c’est très important.

Le lait de vache n’est pas un poison mortel qui vous enverra sans détour chez le croque-mitaine. Vous resterez probablement en bonne santé même si vous consommez beaucoup de laitages. Cependant, à l’échelle de la planète, cette surconsommation est dangereuse pour la santé.

Il faut simplement réduire sa consommation et (mon avis personnel) arrêter totalement le lait de vache industrialisé. …

Vous regardez votre montre, 10 minutes se sont écoulées. Je vous garantis les résultats promis au début de l’article.Après, si l’auditoire ne veut rien entendre et reste bloqué dans une position « pro-lait »… Pas besoin d’en faire tout un fromage ! ; )

J’attends avec impatience vos retours d’expériences ! Essayez cette argumentation pour convaincre votre père ou votre frère ! Et partagez ici vos résultats !- Jérémy

Pour aller plus loin

Voici 3 ouvrages sur l’alimentation et la santé, et en particulier sur la problématique des produits laitiers dans notre alimentation:

  1. Santé, mensonges et propagande
  2. Lait, mensonges et propagande
  3. Nutrition, mensonges et propagande
Cet article en date du 6 juin 2012 a été actualisé par un article publié le 24 juin 2013 à propos du lait de vache cru. Je vous encourage à lire ce nouvel article intitulé “Confession d’un buveur de lait de cru !” avant de poster votre commentaire, si toutefois, cela peut vous être utile.

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319 commentaires
  1. Je viens de faire l’expérience d’être végane pendant plus d’une année, j’ai lu des tas de lettres de santé alternative avant de m’y mettre. J’ai fait le maximum pour manger des protéines végétales. Résultat : tous mes muscles ont fondu. Mon coeur s’est mis à battre dans ma poitrine comme un tambour de machine à laver. Il a fallu se rendre à l’évidence qu’il fallait prendre des protéines animales. Qu’avons-nous à disposition ? Les produits à base de lait, les oeufs et la viande et le poisson. Je suis végétarienne. Il reste donc les produits laitiers et les oeufs. Je ne mange que des produits à base de lait de chèvre et de brebis. Vous n’avez pas répondu à cette problématique. Je suis retraitée.

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