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Parlons nutrition !

Il s’est déroulé le 30 juin un très grand moment dans l’histoire de la diététique et de la nutrition. Le Cerin, un organisme de propagande de l’industrie laitière que je ne présente plus, a organisé un débat autour des régimes sans lait et sans gluten.

Pour discuter de ces deux sujets terriblement d’actualité, 3 spécialistes ont été conviés au débat :

En gros, pour notre Jean-Michel Lecerf, ce débat ce jouait un peu comme à domicile tellement il atteste de nombreuses et étroites relations avec le Cerin.

  • Olivier Bernard : le célèbre pharmacien québécois qui détient le blog « Le Pharmachien ». Vous allez découvrir dans la suite de ce billet, qu’il m’a agréablement surpris, avec les propos les plus mesurés mais quelques boulettes, quand même.
  • Gérald Bronner : finalement il nous fallait bien un professeur en sociologie pour tenter de comprendre pourquoi les gens deviennent fous, et s’empressent sans raison d’éliminer le lait, le blé, les céréales ou l’aspartame. Là aussi, certains arguments, quand ils ne frisent pas le ridicule, sont incroyablement choquants.

Le résumé, en très vite !

1 heure d’émission où la parole est revenu principalement à M. Lecerf et M. Bronner.

Bien entendu l’émission est construite de manière à démonter les régimes sans lait et sans gluten.

L’objectif de l’émission est simple :

Faire comprendre aux professionnels de la santé que nos deux régimes sont soit inutile soit dangereux, et qu’ils doivent absolument faire changer d’avis la moindre âme perdue qu’ils seraient amenés à rencontrer.

Les objectifs secondaires ont bien sûr été remplis :

  1. Redorer l’image des produits laitiers, avec encore et toujours cette carence qui vous pend au nez sans eux.
  2. Associer les « antis » à des mouvements sectaires (dixit M. Lecerf).
  3. Discréditer toutes les sources d’informations alternatives (comme mon blog !), en les assimilant à des mouvements anti-vax (contre la vaccination)

En gros, impossible de ne pas réagir quand on voit une émission pareille. Et puisque que selon le sociologue du plateau la vérité unique des recommandations officielles livrent un bras de fer avec les rumeurs infondées, je vais apporter ma pierre à l’édifice de la rumeur.

On va passer en revue les bourdes, les erreurs, les conneries, les mensonges, et les petites perles cachées en arrière-plan qui sont peut-être passé inaperçu pour vous, mais que j’ai noté avec perfidie.

Bien sûr, notre journaliste animatrice du débat est totalement partisane. Certaines questions m’ont contraint à l’auto-flagellation avec deux baguettes de pain blanc… Et dieu sait que l’index glycémique fait mal.

La dérégulation du marché de l’information

Pour notre spécialiste en sociologie, le marché de l’information serait ainsi dérégulé, et aurait permis à certaines rumeurs, qui existeraient depuis longtemps, d’être connues de tous et de véritablement « essaimer ».

Selon M. Bronner, il y aurait un marché dit « conventionnel » représenté par des professionnels de l’information, tels que les journalistes mais également les universitaires (il s’intègre dedans évidemment) ou les médecins par exemple. Ces personnes ou ces corps de métiers-là serait « légitime pour prendre la parole dans la place public ».

Et les autres ? Vous, moi, Thierry Souccar ? On devrait se la fermer à en croire notre professeur.

Pire encore, le sociologue n’hésite à faire le lien entre les argumentaires anti-laits ou anti-gluten aux arguments anti-vaccins, qui « se ressemblent beaucoup ».

Incroyable. Comment peut-on décemment associer deux sujets aussi différents, avec des dimensions polémiques et politiques complètement différentes. Pour M. Bronner, rien d’impossible.

Les propos du professeur de sociologie sont tout simplement choquants. L’ère du numérique, du partage de l’information, de la viralité et du Web serait pour lui une sorte de dérapage et de dégradation de la qualité de l’information où n’importe qui pourrait ainsi prendre la parole et faire valoir sa position (un contre exemple ici avec Santé-nutrition).

C’était mieux avant… bien sûr… au temps des pigeons voyageurs c’était plus difficile de faire connaître la terrible situation de nos Suédois sur le plan osseux, quand bien même ce sont les plus gros consommateurs de produits laitiers !

A quand la censure de l’internet ? Suis-je bête, c’est déjà prévu.

L’industrie du sans gluten devrait être interdite

Au cours de l’émission, le constat sur le régime sans gluten est sans appel: très peu de personne sont intolérantes (ils annoncent une personne sur 100 voire 200), et l’hypersensibilité au gluten serait un concept fumeux non reconnu par la communauté scientifique.

Notre belle communauté scientifique tiens donc…

Au final, un régime sans gluten sans intolérance serait stupide ou dangereux pour nos spécialistes, et pourrait même entraîner des problèmes de santé.

A ce propos, notre journaliste met en avant l’essor impressionnant de l’industrie sans gluten, qui propose des alternatives bien souvent moins intéressantes pour la santé des personnes au régime.

Notre journaliste pose carrément la question la plus incroyable du plateau :

Comment lutter contre ce phénomène-là ?

Comprendre = comment lutter contre le développement de l’offre du sans gluten !

Eh bien c’est simple. Légiférons contre les mentions sans gluten, interdisons le sans gluten, et puis tant que l’on y est, le gluten devrait être mis partout pour éviter du « sans gluten ».

Rajoutons du gluten dans les pommes de terre, dans les œufs, les courgettes et les carottes. Un petit coup de lobbying en Europe, avec l’appui de céréaliers et des laitiers, et hop, tout le monde au gluten !

Rassurez-moi, je ne suis pas le seul à être choqué par ce genre de question ?

Le lait : beaucoup de bénéfices et peu de risques !

Alors attention, mode [propagande ON] pour ce paragraphe.

M. Lecerf s’en va en guerre contre les sans lait et démontre l’intérêt phénoménal à consommer des produits laitiers et les nombreux dangers de NE PAS en consommer.

Selon le médecin parfaitement indépendant *ironie*, les non consommateurs de lait auraient un risque de fracture supérieur de 33% par rapport à des consommateurs de lait. Pire, ce risque de fracture monte à 115% pour les membres inférieurs !

Choquant me direz-vous, mettons-nous tous à boire du lait ! Hum pas si vite.

Pour justifier tout cela, une étude est pointée en fond d’écran. Qui cherche trouve dit-on, et j’ai retrouvé l’étude en question qui date de 1997 [1]. Elle a presque 20 ans… mais bon.

Pas de problème sur l’étude, je vais être gentil. Aucun conflit d’intérêt, et tout le tralala. Mais est-ce qu’on peut baser un risque de fracture sur une seule étude ? Une étude d’association en plus ?

  • Pourquoi M. Lecerf n’a-t-il pas mentionné cette étude publiée la même année qui ne trouve aucun bénéfice au calcium sur le risque de fracture [2]  ?
  • Pourquoi M. Lecerf n’a-t-il pas mentionné cette étude publiée en 1999 regroupant plus de 75 études [3], ou encore celle de 2000 [4], ou bien celles de 2005 [5] et de 2007 [6] qui démontrent clairement l’absence de protection sur les fractures avec la consommation de produit laitier ?

Pourquoi ? Le manque de rigueur ou d’honnêteté scientifique ?

Car des études plus récentes qui démontrent que les produits laitiers n’ont aucun effet sur les risques de fracture, il y en a d’autres !

Je ne citerais pour finir que cette étude publié en 2008 [7] qui va justement dans ce sens. Ben dis donc, doit-on remercier « la dérégulation du marché de l’information » ?

Mais attendez, car la suite est encore plus drôle, ou pas.

Parmi les risques qui trônent au-dessus de la tête de tous les « sans lait » nous avons :

Un risque de diabète augmenté, de cancer du côlon, d’hypertension, de perte de muscles (oui oui) et de mortalité cardiovasculaire.

lait calcium produits laitiers risques de fractures cardiovasculaires lecerf cerinSur ce dernier point, et pour le justifier d’une manière scientifique, la rédaction du Cerin nous passe des graphiques qui nous montrent clairement qu’on va tous mourir d’un infarctus sans boire 3 verres de lait par jour (bon j’exagère un peu, je suis chaud là) selon les résultats d’une étude.

Justement, de quelle étude on parle ? Attention le gag arrive… C’est écrit en tout petit et en tout moche mais on peut lire exactement ceci :

« V. Bongard Eur. heart J 2012 article soumis pour publication, données exploitées avec l’autorisation de l’auteur. »

Ok. Déjà, mon cœur de chercheur bondis à la lecture « d’article soumis ». M.Lecerf base notre risque de mortalité cardiovasculaire, et fait peur à tout le monde avec, sur la base d’un article qui n’a même pas été publié et qui a peut-être été refusé depuis ?

Nous sommes en 2015, pourquoi ne pas avoir cité l’étude publiée ? Est-elle réellement publiée ?

En réalité l’étude a bel et bien été publiée, mais pas dans le journal scientifique annoncée…

J’ai réussi à retrouver la trace de cette étude [8], effectivement publié en 2012 mais pas dans n’importe quel journal…

Si soumettre à « l’European Heart Journal » peut paraître rassurant et prestigieux, car il est quand même classé 158ème sur 29.000, en revanche être publié dans les « Archives of Cardiovascular Diseases Supplements » est loin d’être aussi prestigieux…

Selon le classement officiel des journaux scientifiques de la planète, ce journal est à la …. 21.000ème place, dans les bas-fonds de la science.

Pour vous dire, en 2012 ou en 2013, les papiers publiés dans ce journal ont été cités 3 ou 6 fois… On nivelle par le bas.

Mais plus grave encore dans cette historie qui pourrait paraître anecdotique, c’est la qualité de l’étude ! Ce n’est même pas une étude a proprement parler. Le PDF que j’ai obtenu du site en question n’est en réalité que le résumé d’une présentation orale des chercheurs. Bref, le pire en matière de preuve. Bravo le Cerin, et bravo M. Lecerf.

Les boulettes, les conneries ou les avis sans intérêts

La première boulette revient à notre Pharmachien sur le régime paléolithique, qui fait d’ailleurs sourire notre journaliste dès qu’il parle avec le fameux accent québécois. Selon Olivier Bernard, la diète paléolithique consisterait à manger le même blé que celui de nos ancêtres.

Ah mince. Ce n’est peut-être pas le sujet de prédilection dans les officines québécoise mais le régime paléolithique est SANS blé. Qu’il soit moderne, ancien, avec 76 chromosomes, en round-up ready ou même sans gluten (merde c’est drôle) !

M. Lecerf, notre expert sur les produits laitiers, tente subtilement de décrédibiliser l’Organisation Mondiale de la Santé, oui, l’OMS. Cette même OMS dénonçait (bon elle ne dénonçait pas vraiment) le fameux « paradoxe du calcium » qui démontre que les pays qui consomment le plus produits laitiers, et donc de calcium, ont le plus de problèmes osseux (fractures, ostéoporose, etc.).

Mais selon Lecerf, attention, les recommandations de l’OMS n’auraient rien à voir avec celles de la France (3 à 4 produits laitiers par jour) ou de l’Europe. Alors rien ne sert de sortir l’argument « Mais l’OMS a dit que »…

La journaliste, et comble de l’ironie, M. Lecerf n’hésite pas à parler « d’’experts vendus à l’industrie » pour s’amuser et tourner en bourrique les gens comme moi qui dénonce les conflits d’intérêts. D’ailleurs pourquoi ne pas avoir mentionné les nombreux liens entre notre médecin et l’industrie laitière ? Une perte de temps surement.

M. Lecerf toujours à la manœuvre au début de l’émission n’hésite pas à discréditer tous les lanceurs d’alertes. Et quand il parle de gens « pas forcément compétent » et « animé par de mauvaise intention », mais de qui parle-t-il exactement ?

Parte-t-il de Thierry Souccar qui dénonce vivement, et avec un argumentaire autrement plus fiable, la sur-recommandation de produits laitiers ? Du Pr. Henry Joyeux ? Hmm ?

D’autres conneries ou avis sans intérêts concernent toujours M. Lecerf, qui nous raconte son anecdote au cours d’un congrès durant lequel il mange avec des scientifiques au régime sans lait ou sans gluten, et qu’à partir de là, il ne pouvait plus discuter ! Ben voyons.

Est-il possible d’être aussi réfractaire aux choix de chacun, et de s’enfermer dans des idées rétrogrades ? Que dire de la remarque sur les Tupperware ? Trop compliqué ? On parle de quoi là, de faignants ou d’habitude alimentaire ?

Ah oui, selon M. Lecerf « le plaisir alimentaire l’emporte toujours » ! Au diable faire attention à ce que l’on mange, au diable l’orthorexie, faisons-nous plaisir !

Vous seriez même suspecté de faire partie d’un mouvement sectaire si vous êtes anti-lait… Gare à vous.

N’oublions pas non plus en début d’émission, notre médecin de l’Institut Pasteur de Lille qui nous dit que chez nos ancêtres ce n’était pas forcément mieux, d’un point de vue alimentaire, car « l’espérance de vie était très courte ».

Ce genre d’argument ne tient pas la route aujourd’hui.

Dernière remarque à propos de M. Lecerf et non des moindres. Il nous raconte l’histoire d’une femme qui mange sans lait, sans gluten et sans sucre et qui serait complètement “affamée” en allant “droit à la dénutrition”. Il est vraiment intéressant de remarquer que si l’on ne mange plus de gluten, plus de lait et plus de sucre (raffiné et ajouté, on entend), il ne reste plus rien à manger… A la poubelle les milliers de variétés de légumes, de tubercules, de fruits, les poissons, les noix, les amandes, les viandes de qualité, les légumineuses, les graines germées, les algues ! On se demande même comment l’Homme a-t-il pu survivre pendant 7 millions d’années sans lait et sans gluten et sucre ajouté…

Alors pour terminer en beauté, et pour suivre les conseils de M. Bronner le sociologue, il faut que l’oligopole cognitive sur la nutrition domine l’espace internet…

Alors commentez cet article, et partagez-le pour que ce bras de fer entre nous et les experts blindés de conflits d’intérêts, soutenus par l’industrie, aille dans le bon sens.

Perso, j’ai envoyé deux, trois corbeaux à l’adresse du Cerin, j’attends une réponse !

Allez… For the Watch !!


Notes et références

[1] Honkanen, R., Kröger, H., Alhava, E., Turpeinen, P., Tuppurainen, M., & Saarikoski, S. (1997). Lactose intolerance associated with fractures of weight-bearing bones in Finnish women aged 38–57 years. Bone, 21(6), 473-477

[2] Cumming RG, Cummings SR, Nevitt MC, Scott J, Ensrud KE, Vogt TM, Fox K. Calcium intake and fracture risk: results from the study of osteoporotic fractures. Am J Epidemiol. 1997 May 15;145(10):926-34

[3] Kanis JA. The use of calcium in the management of osteoporosis. Bone 1999;24:279–90

[4] Weinsier RL, Krumdieck CL. Dairy foods and bone health: examination of the evidence. Am J Clin Nutr. 2000 Sep;72(3):681-9.

[5] Lanou AJ, Berkow SE, Barnard ND. Calcium, dairy products, and bone health in children and young adults: a reevaluation of the evidence. Pediatrics. 2005 Mar;115(3):736-43

[6] Bischoff-Ferrari HA. Calcium intake and hip fracture risk in men and women: a meta-analysis of prospective cohort studies and randomized controlled trials. Am J Clin Nutr. 2007 Dec;86(6):1780-90.

[7] Nieves JW, Barrett-Connor E, Siris ES, Zion M, Barlas S, Chen YT. Calcium and vitamin D intake influence bone mass, but not short-term fracture risk, in Caucasian postmenopausal women from the National Osteoporosis Risk Assessment (NORA) study. Osteoporos Int. 2008 May;19(5):673-9. Epub 2007 Nov 13.

[8] Bongard, V., Ruidavets, J. B., Simon, C., Dallongeville, J., Wagner, A., Cottel, D., … & Ferrières, J. (2012). 312 Consumption of milk is associated with a reduced risk of mortality in middle-aged men. Archives of Cardiovascular Diseases Supplements, 4(1), 100.

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66 commentaires
  1. Une émission scientifique de très grande valeur mais en allemand (Scobel pour ceux que ca intéresse) avait aussi pour sujet le “sans lactose” et “sans gluten”, avec une nette composante sociologique. Je n’ai pas regardé le débat qui suivait parce que c’était un peu tard mais les reportages montraient que 80% des consommateurs de “sans gluten” n’étaient pas intolérants. Pour l’intoléreance au lactose on connait déjà les chiffres en Europe, vu qu’on connait bien l’origine génétique c’est pas trop compliqué. Les producteurs ne manquant jamais une occasion de déveloper de nouveaux marchés, ils se jettent avidement dans l’ouverture et s’arrangent pour associer le “sans gluten” avec “plus sain”. En fait ce n’est ni plus sain ni moins sain, c’est juste plus tolérable pour ceux qui sont intolérants (20% des consommateurs, je re-précise).
    L’élimination du gluten pose un problème majeur pour la préparation de pas mal d’aliments et certains instituts se vouent entièrement au développement de recettes sans gluten.

    Conclusion générale: le “sans gluten” et “sans lactose” est sans conteste un phénomène de mode qui peut être utile si on est intolérant mais qui n’est pas plus sain qu'”avec” si on n’est pas intolérant.
    Le gluten a une réelle utilité à plusieurs point de vue (texture, gout, conservation….), fabriquer des aliments sans gluten représente un challenge pour les producteurs et demande un investissement conséquent pour rechercher des solutions.

  2. Dans les années 60, les petites briques de lait étaient apparues dans toutes les maternelles et on nous poussait à les boire : j’y étais et j’avais bien du mal à finir mon berlingot mais “c’était pour la bonne cause” qu’ils disaient. Pour lutter contre la dénutrition et nous donner toutes les chances de bien grandir était leur argument enveloppé de discours humaniste et généreux…
    Quelques décennies plus tard on apprenait que c’était pour relancer la production laitière française et que l’homme politique qui avait décidé ça en était très proche : la même chose…L’intérêt ne devait pas être pour les petites têtes blondes.
    50 ans de passés : c’est toujours la même chanson et de plus en plus prégnante. Les labos utilisent le mêmes neurones dédiés au commerce. Savez vous qu’aux states ils avaient l’intention de mettre des statines dans l’eau du robinet pour lutter contre les maladies cardoi-vasc. dans certains états ? Ben peut-être que Véolia pourrait faire pareil avec le lait, y aurait qu’à le tirer à l’évier en y rajoutant le guten on aurait plus qu’à passer ça au four et on aurait de la brioche !
    Merci pour ce travail Jérémy
    Christine

  3. Bel humour 8-) 8-) on peut remercier P.Mendes france pour son efficacité a nous avoir fait boire le lait des vaches, merci a lui

  4. Bonjour,
    Je viens de tomber sur votre blog et je vous remercie pour votre travail. La désinformation doit être combattue. Les seules carences alimentaires dans ma vie que j’ai eues ont été provoquées par le gluten qui a empêché mes intestins d’absorber les minéraux et autres vitamines.
    Bonne journée.

  5. Je lis les derniers commentaires et certaines conclusions et affirmations m’interpellent. En ce qui concerne le gluten, attention à ne pas trop négliger l’incidence de cette substance. Je rappelle juste pour ceux qui pensent que l’humanité en consomme depuis la nuit des temps et que par conséquent, on ne comprend pas pourquoi cela pose problème aujourd’hui en concluant un peu hâtivement à un phénomène de mode, que l’espèce humaine a évolué SANS cette denrée durant plusieurs millions d’années et que depuis les quelques 10000 ans que nous en consommons, notre patrimoine génétique n’a pas encore eu le temps de s’y adapter parfaitement. (trop peu de générations). Ce n’est pas parce que le problème n’avait pas été identifié qu’il n’existait pas : les ossements des pharaons sont de bien piètres qualités par rapport aux ossements solides beaucoup plus anciens que ceux-là provenant d’humain n’ayant pas connu la consommation de gluten (les céréales acidifiantes contribuent largement à favoriser la perte de calcium tout comme le lait et les laitages d’ailleurs, tendant à décalcifier les os contrairement à ce que les publicités vont racontent).

    Mais en ce qui concerne le gluten, le problème est différent et il a été démontré récemment que la gluten rend la barrière unicellulaire intestinale hyperperméable chez tout le monde.
    Sensible ou pas sensible cliniquement au gluten.

    Bien sur il faudra attendre d’autres études sérieuses pour en savoir plus, mais actuellement, toutes les études de recherche portant sur ce sujet laisse profiler une direction vers laquelle je ne serai pas étonné que l’on finisse par affirmer que le gluten de par son action sur la paroi intestinale et son antigénicité spécifique, est à l’origine de la plupart des maladies auto-immunes insoignables encore aujourd’hui.

    Prudence donc, personnellement, j’ai vraiment éliminé toute source de gluten.Tant que l’on ne sait pas vraiment comment le feu brûle, mieux vaut ne pas trop y jouer.

  6. @Dc Chassin,
    Personnellement, cela fait + de quarante ans que je connais ce qu’est le gluten, certes pas ce qu’il en ai rapporté exactement le fonctionnement de ce produit par tout le monde en faisant exactement toutes les contraires de ce produit???? J’essaye d’apporter mes années et le fonctionnement du gluten comme il devrait être …Je ne peux aller le si loin de la compréhension des utilisateurs …… merci 8-)

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