Ma compagne et moi venons de terminer un jeûne de 3 jours. Cet article vous raconte l’histoire de ces 3 jours, ce que nous avons fait, ressentis et nos conseils pour toutes les personnes qui souhaitent se lancer.

Notre boisson salvatrice pendant ce jeûne.

Jeûner, ça ne date pas d’hier !

Se priver de nourriture pendant un moment est une pratique connue de longue date. Une pratique qui jouit aujourd’hui d’une attention hors du commun, notamment grâce à des documentaires très valorisants, des témoignages, des blogs, ou des stages de jeûne. Le monde médical n’est pas extrêmement enthousiaste face au jeûne, avec parfois des attaques totalement insensées.

3 jours de jeûne suffiraient à améliorer le système immunitaire. Découvrez le témoignage de Romain qui a fait sa première expérience.

Récemment, le jeûne intermittent s’est imposé de lui-même par sa simplicité et les nombreux bénéfices que laissent miroiter les études scientifiques. Jeûner entre 16h et 24h fait désormais partie de la routine de vie de certains. Moi y compris.

Cela fait plus de 5 ans que je fais un jeûne de 24h une fois par semaine, sans le moindre problème. J’ai essayé pas mal de combinaisons possibles : le week-end, en semaine, avec ou sans sport, en mangeant un peu en fin de journée ou beaucoup.

Bref, pas mal de petites expérimentations mais jamais je n’avais essayé de jeûner plus de 24h. Jeûner plus de 24h implique de passer au moins une journée complète sans manger et de s’endormir le ventre vide. Et ça, c’est quelque chose qu’il faut garder en mémoire.

3 jours de jeûne : entre torpeur et plaisir

Le premier constat que l’on a pu faire de ces 3 jours de jeûne ma compagne et moi, c’est que l’on ne faisait que parler de nourriture !

Nous avions beau ne pas avoir à nous poser de questions sur quoi manger, comment le préparer, la nourriture était finalement au centre de nos discussions.

Le second constat, c’est que l’environnement familial et amical n’aident vraiment pas à la poursuite de ce jeûne. Trop de tentations. Partout : dans le frigo, dans la résidence (les odeurs qui deviennent irrésistibles, les voisins qui trinquent) et sur le web.

Difficile pourtant de faire autrement que de rester chez soi. Les plus chanceux pourront partir s’isoler en montagne 3 jours ou dans un centre spécialement dédié. Certains choisissent de jeûner pendant leurs heures travail.

Quoi qu’il en soit, nous sommes ressortis de ces 3 jours de jeûne avec un sentiment plus que positif. On s’attendait à souffrir le martyr, à devenir des loques humaines sans énergie et incapables de se lever.

La crise du 3ème jour et l’apparition des règles

Nous avions lu tout et son contraire sur le net, notamment la fameuse crise du 3ème jour. Nausées, vertiges, perte totale d’énergie… Ces témoignages nous avaient amenés à acheter du sulfate de magnésium pour provoquer un vidage du côlon (lire l’enquête sur les lavements du côlon et les purges à l’huile de ricin).

D’après ce qu’on avait lu, cette pratique permettrait de ne pas ressentir les effets du 3ème jour. Sauf que nos sachets étaient périmés. Honnêtement, on pouvait probablement les prendre quand même, mais on a décidé de le faire sans, pour voir justement les effets de cette fameuse crise.

Et qu’elle ne fut pas notre surprise de ne strictement rien ressentir le 3ème jour, si ce n’est d’avoir encore plus d’énergie et se sentir moins léthargiques que le second jour !

Pas de nausée, ni de vertiges et même une trouvaille du tonnerre : la quasi-disparition des règles douloureuses de ma compagne !

Normalement, à l’arrivée de ses règles, elle se plie généralement de douleurs malgré toutes les méthodes à notre disposition (infusion de sauge, bouillotte sur le bas-ventre, respirations, etc.).

Mais là, les règles sont arrivées sans les diarrhées habituelles et avec une légère douleur au ventre. Rien de comparable m’a t-elle dit, avec ce qu’il se passait avant.

Et cette expérience a été documentée sur le net avant nous ! Nous avions lu qu’un jeûne plus ou moins long pouvait réduire les règles douloureuses. Notre expérience – enfin la sienne ! – confirme ce point.

Pour la crise, nous n’avons pas vraiment d’explication. Comme vous vous en doutez, on mange plutôt sainement : beaucoup de légumes à la vapeur, des produits complets, des crudités, des houmous et des mayonnaises maison pour l’apéro.

Mais on reste humain avec nos travers et nos plaisirs : alcool, chocolat et très rarement des glaces. Le fromage bien que cher en Nouvelle-Calédonie trouve sa place dans notre réfrigérateur !

On va dire que nous sommes aussi de bonne composition. Poids et taille standard, activité physique régulière, étirements, randonnées en tout genre. Des amis nous on dit que le poids et l’hygiène de vie pouvait jouer, notamment sur l’élimination des toxines stockées un peu partout.

Il reste d’autres possibilités : la crise serait arrivée plus tard, au 4ème ou au 5ème jour ou bien elle est arrivée dès le 2ème jour, le plus dur pour nous.

Durant ces 3 jours, aucun de nous deux n’est allé à la selle. Un jour après, et avec des repas normaux, toujours rien.

Des citronnades et de l’eau de coco

On recommande de commencer par des jeûnes intermittents courts, de l’ordre de 16 à 24 heures, avant de se lancer dans des jeûnes plus longs. Avec le temps, on peut faire des exercices de hautes intensités sans n’avoir rien dans le ventre depuis 24h.

Pour ce jeûne, comme je vous le disais, on ne pensait qu’à la nourriture. Au point où, malgré mes connaissances, j’ai dû faire de nouvelles recherches pour savoir si c’était possible de manger pendant son jeûne.

Car vous le savez, on mélange bien souvent dans la littérature scientifique jeûne et restriction calorique, alors que les deux méthodes apportent des bénéfices proches. En tout cas, je suis tombé sur des articles très intéressants, tel que celui de Paul Jaminet (l’auteur de Perfect Health Diet) qui conseille de manger des soupes.

Des soupes à base d’os cuit, avec du poivre, du sel, des aromates, des tomates, des concombres. En réalité, quand on regarde les apports caloriques de ces soupes, c’est tout à fait négligeable. On parle de 20 kcal pour 100 g de tomates, et c’est encore moins pour le concombre.

Mais l’idée serait d’apporter tout de même des nutriments, des vitamines et des minéraux à l’organisme pour lui permettre de faire tourner tous les organes à plein régime, malgré la déprivation.

Malgré tout, nous sommes restés sur une sorte de jeûne strict sans manger, sauf quelques citronnades et très précisément 3 eaux de coco en 3 jours pour nous deux. Ce qui représente vraiment pas grand chose, mais en terme de nutriments, une véritable bombe pour l’organisme.

Nous sommes réellement persuadés que ces 3 cocos ont joué sur la fameuse crise inexistante du 3ème jour. Pour les calories, là aussi c’est négligeable, avec entre 20 et 30 kcal pour 100 ml d’eau de coco. Nous avons dû boire 250 ml chacun en 3 jours.

Attention aux vertiges

Nous n’avions pas eu de vertiges “plus que ce qui était prévu”. Ma compagne était particulièrement sensible quand elle se levait trop vite. Les vertiges arrivaient aussi sec. Donc il faut faire attention à se lever calmement, mais pas comme un papy non plus, pour éviter de se faire peur.

Nous avons pu conduire, faire une ballade, ouvrir les cocos bien sûr (me couper !) mais surtout flémarder à regarder des séries et faire du rangement.

Il est important de trouver des occupations.

Comment nous avons brisé notre jeûne

Avant de briser le jeûne, nous avions ressenti à la mi-journée de la 3ème journée ce que l’on pense être l’extase quand on oublie la faim. C’est difficile à dire et à caractériser mais on s’est demandé si on étendrait la durée du jeûne pour voir.

Peut-être était-ce un nouvel indice que nous avions passé notre crise dès le 2ème jour. Là aussi impossible à dire mais nous nous en sommes restés à nos 3 jours.

Pour briser le jeûne, nous avons probablement un peu trop mangé. Mais pour vous donner une idée, le repas que nous nous sommes préparés représente en fait ce que nous mangeons habituellement :

  • Une salade de tomate et de concombre râpés
  • Des oignons, du choux de chine et deux oeufs durs cuits à la vapeur
  • Du riz complet
  • Du coco et une banane en dessert

On a essayé de faire attention sur les quantités. Peu d’huile mais de l’assaisonnement quand même. On peut dire que nos palais et notre goût étaient exacerbé. Le repas a été un véritable régal.

Des bienfaits sur la santé ?

Vous le savez, on jeûne pour de nombreuses raisons et surtout pour sa santé (lire l’article invité sur Raccourci Minimaliste), parfois pour régler des problèmes. Nous n’avions pas de problèmes particuliers, si ce n’est les tracas que tout le monde peut avoir et n’avons pas grand chose à dire dessus.

De mon côté, j’ai depuis un moment des plaques rouges sur un seul côté du visage qui apparaissent et disparaissent sans que je ne sache pourquoi. J’ai essayé le sans café, sans riz, sans gluten (mais pas assez longtemps je dois dire), de changer d’environnement, etc.

Mais à ce jour, la fameuse plaque tend à disparaître. Je ne sais pas si c’est le cycle qui le veut où le jeûne mais ça fait un bon moment que nous n’avons plus mangé de pain et de pâtes. Je vais garder un oeil dessus.

Efficace contre le diabète ? Si la question du jeûne vous intéresse pour la prise en charge de pathologie grave comme le diabète de type 2, voici un article (réservé aux membres) qui relate des publications scientifiques d’intérêts sur sujet. Réduire ses prises alimentaires pendant une fenêtre plus courte, un jeûne intermittent, permet d’améliorer de nombreux paramètres physiologiques directement liés au diabète. Une promesse thérapeutique hors du commun.

La suite et des avertissements

Je tiens à vous avertir, nous avions l’habitude de faire des jeûnes courts depuis longtemps ma compagne et moi. Ce n’était donc pas pas notre premier coup d’essai en matière de jeûne, mais bien une première pour cette durée qu’on estime intermédiaire.

Au final, le jour le plus difficile a été pour nous le second, le 3ème s’est approché d’un état de félicité pas totalement clair où nous hésitions à continuer ou pas.

Pour l’avenir, on pense renouveler l’expérience jusqu’à 5 jours avec une nouvelle routine alimentaire. On va probablement tenter une soupe par soir pour se ravitailler en minéraux et nutriments, en restant dans des apports caloriques très faible : moins de 100 ou 150 kcal par jour.

La méthode exacte reste encore à définir, rien n’est gravé dans le marbre.

En tout cas, ce jeûne permet de prendre un recul salvateur sur ces habitudes alimentaires. Autant sur la qualité que sur les quantités. Instinctivement, je me suis mis à mâcher plus longuement mes aliments.

On se rend compte un peu plus de la valeur de la nourriture, celle qui nous maintient en vie, nous fait plaisir et qui peut nous apporter des maladies.

L’expérience a été extrêmement enrichissante. Ceci est notre témoignage, il n’ aucune valeur scientifique et je rappelle que nous étions en bonne santé, sans problème grave (lire ici le dernier article sur les bienfaits de la restriction calorique).

Et vous c’est quoi vos retours d’expériences ?

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41 commentaires
  1. Bonjour, je trouve vos témoignages très intéressants et vos commentaires instructifs. Il y a 4 jours, j’ai commencé le jeûne que je préparais depuis un mois déjà après m’être documentée. 1er et 2ème jours, tout va bien, à part un léger mal de tête supportable. Je m’occupe, je jardine toute la matinée. Apart quelques envies de nourriture et le sens olfactif beaucoup plus développé su’en temps ordinaire, tout va bien. Je bois de l’eau et des infusions avec des plantes du jardin. MAIS le 3ème jour… HORRIBLE. Je ne suis paspas fatiguée, je suis épuisée comme je ne l’zi jamais été de ma vie. J’ai de fortes douleurs dans le ventre et un épisode de diarrhée et le pire : des nausées… Ce matin, 4ème jour, je me réveille encore très fatiguée et nauséeuse. Bon, le 3ème jour, la faim avait complètement disparu. Ne supportant plus cettr fatigue intense et ces nausées, j’ai décidé de rompre le jeûne en prenant qqes morceaux de pommes et d’abricots coupés très petits avec qqes raisins secs. Je suis déçue parce que je comptais jeûner une semaine. C’est ma première expérience (très penible). Je retenterai l’expérience mais 2jours seulement et je ferai des jeûnes intermittents.

  2. Bonjour,
    Vous avez eu une très forte crise d’acidose. C’est très, très difficile, voire impossible à supporter.
    Pour ma part, fût un temps, je n’ai pas pu aller jusqu’au troisième jour car les mots de tête étaient difficilement supportables dès la première journée et la deuxième m’épuisait tellement, que j’attendais avec l’impatience la reprise alimentaire au matin du troisième jour. Maintenant, pendant mon jeûne de la semaine dernière, après plusieurs expériences de jeûne plus ou moins longs (le plus long de 12 jours) le troisième jour, j’ai une sorte de légère brume dans la tête, sans plus. Tout cela depend d’où on part, à quel point l’organisme est “pollué”, et il vaut mieux y aller progressivement au lieu de s’infliger les souffrances inutiles. Enfin, de mon point de vue. J’ai commencé par des jeûnes d’un jour, plus de deux jours, avant de penser à un jeûne long, d’abord de 5 puis de 7 jour, enfin 12 jours, pour continuer maintenant sur un rythme de 5 ou 7 jours deux fois par an avec de temps des jeûnes de 2 jours et des jeûnes intermittents.
    Ceci étant dit, il est peu-être dommage que vous ne continuez plus. Vous avez arrêté la crise d’acidose avec quelques fruits mais il serait peut-être utile de reprendre le jeûne ? Il ne sera pas “académique”, pas aussi profond que s’il était en continu, mais il vous sera plus profitable qu’un jeûne de deux jours
    Maintenant, c’est difficile de parler, je ne suis pas à votre place, mais avec tout ce que je sais maintenant, j’aurais peut-être fait mes débuts différemment.
    Bon courage
    Cordialement

    1. Merci Ada pour votre réponse rapide. Je recommencerai mais je ferai comme vous, plus progressivement. D’abord des jeûnes courts. Mais pour l’heure je vais essayer de récupérer. Les nausées ont disparu mais je suis toujours très fatiguée. Je recommence à manger qqes légumes et fruits crus. Bonne journée

      1. Bonjour Michèle,

        Malheureusement, vous avez commencé trop fort pour votre première expérience. Je ne recommande pas de faire des jeûnes de plus de 24h les premières fois, comme peut le dire Ada. Les processus physiologiques sont complexes et le jeûne intermittent ou plus long vient quelque part perturber certains équilibres avec les ruptures d’approvisionnements alimentaires. Vous devez donc être impérativement patiente et prudente dans la réalisation de vos jeûnes, surtout si vous souhaitez aller dans la durée.

        J’ai pour ma part une assez solide expérience dans les jeûnes intermittents de 16 et 24h, que j’ai réalisé pendant des années, mais le jeûne de 3 jours n’a pas été de tout repos non plus. D’après les nombreux témoignages que j’ai pu lire et les recherches que nous avons pu mener, il y a peut-être un effet du poids et de l’expérience surement dans le jeûne et la fameuse crise du 3ème 4ème jour, que nous n’avions pas eu par exemple dans notre cas.

        Peut-être que c’est parce que nous ne sommes pas bien épais et qu’il n’y avait pas grand chose à éliminer (nous n’avons pas une hygiène de vie irréprochable non plus).

        Donc je ne peux que vous inviter à la prudence et à y aller progressivement. Votre corps doit s’habituer à utiliser une nouvelle source d’énergie pour alimenter le cerveau, les muscles et toutes les fonctions vitales. Dans notre mode de vie actuel, nous sollicitons peu ses voies métaboliques alternatives.

        Je vous encourage à lire ces deux articles :

        1. https://www.dur-a-avaler.com/jeuner-intermittent-6-jours-histoire-lea/

        2. https://www.dur-a-avaler.com/comment-jeuner-intermittent-lutte-contre-hypoglycemie-reactionnelle/

        Au plaisir.

  3. Bonjour Jeremy, bonjour à tous. Cet article d’un naturopathe résume bien ce que l’on sait sur le jeûne :
    http://www.msn.com/fr-fr/sante/nutrition/le-je%c3%bbne-intermittent-la-solution-pour-maigrir-durablement/ar-AABKazS?li=BBoJIji
    Pour ce qui me concerne je continue celui du 8X16 que j’ai mentionné plus haut qui me convient parfaitement est qui est facile à mettre en pratique. on peut s’y adapter en commençant par le 12X12, mais ça ce résume à deux repas par jours comme le 3X8. Mais c’est la longueur du jeûne qui prime pour arriver à “l’autophagie” , utiliser les graisses à la place du sucre. Je ne comprends pas comme Jeremy l’histoire du “détox” du foie car celui-ci est une usine à détoxification permanente, on ne peut l’aider qu’en le dégraissant avec le jeûne. Un petit coup de fouet de temps en temps avec un jeûne plus ou moins long l’aidera certainement mais il ne faut par faire des jeûnes pour faire des jeûnes, ne pas faire une religion. C’est mon sentiment et j’ajoute que quelque soit la son alimentation, il faut manger méditerranéen et le meilleur livre sur cette alimentation est :
    Livre : Le nouveau régime méditerranéen, du Dr Michel de Lorgeril. “qu’on se le dise.
    P.S, je n’ai aucun conflit d’intérêt avec ce médecin si ce n’est que ses conseils m’ont sauvé la vie !!!
    Par ailleurs, je conserve en permanence un poids corporel de 115 Kgs, et je pratique la musculation à mon âge (71) avec des résultats que rendraient jaloux de bien plus jeunes que moi et cela SANS fatigue.

    1. Salut Inoxydable,

      En effet, “dégraisser” son foie est une option vraiment intéressante pour améliorer le fonctionnement de son foie ou peut-être éviter que celui-ci ne se dégrade. J’ai récemment publié un article pour populariser une étude sur la restriction calorique, avec un déficit de 12%, qui a entraîné une bonne perte de graisse chez des personnes pourtant avec des IMC normaux. Il y a fort à parier qu’ils ont perdu de la graisse viscérale et hépatique, et il y a fort à parier que cela sera bon pour eux, au moins dans la prévention de certaines maladies (dont certaines graves : cancer du foie notamment).

      L’article sur la restriction calorique : https://www.dur-a-avaler.com/bienfaits-restriction-calorique-poids-diabete-risque-cardiovasculaire/

      En tout cas, le jeûne intermittent comme tu le décris et moi aussi me semble être une bonne alternative pour se débarrasser de cette graisse plus ou moins invisible et limiter les risques d’avoir une maladie du foie du gras, ou stéatose hépatique non alcoolique pour les intimes, puis une fibrose sur laquelle peut s’installer plus facilement des infections aux hépatites et des carcinomes.

      Voir ici mon article sur la gestion du foie gras : https://www.dur-a-avaler.com/comprendre-la-maladie-du-foie-gras-pour-linverser-au-plus-vite/

      Concernant le régime Méditerranéen, en effet, on ne peut que le recommander ! :)

      1. Effectivement Jeremy, la “maladie du foie gras” (pôvres canard et oies…) est effectivement un fléau. Je te mets un article en ligne sur le sujet :
        https://www.medisite.fr/maladies-du-foie-cirrhose-steatose-hepatique-votre-foie-est-il-trop-gras.5492955.524112.html
        article bien explicite pour ceux qui douteraient des méfaits du sucre .

        et cet autre, utile et amusant d’un autre site qui perle du Coca Cola pourvoyeur par ailleurs de stéatose hépatique : certains ont voulu remplacer l’eau par le Coca … pour la plus grande gloire de l’industrie sucrière :
        https://30ansplustard.wordpress.com/2018/07/11/pourquoi-croit-on-que-le-coca-cest-bon-contre-la-deshydratation/
        Bonne lecture.
        Au fait, je ne l’ai pas dis plus haut : grâce à mon jeûne 8/16 … plus de diabète.

  4. Bonjour,
    Cette stéatose hépatique non alcoolique est provoquée surtout par le sucre comme l’on montré de nombreuses études que je ne peux malheureusement pas citer n’ayant pas la doc sous la main (je peux juste vous renvoyer au livre parfaitement documenté de la journaliste Danièle Gerkens “Zéro sucre” où vous les trouverez citées. Il serait prouvé que le sucre est plus nocif encore pour le foie que l’alcool (quoi que, je n’essaie pas de substituer l’un à l’autre, ou plutôt l’autre à l’un ;-) )
    Il faudrait donc surtout arrêter les sucres dits rapides, pas ceux présents dans les fruits et certains légumes mais le sucre que l’on met dans son café, ses desserts et celui qui est immensément présent dans tous les plats transformés, même là où il n’a absolument rien à faire, en tant qu’exhausteur de goût.
    Après, que le jeûne intermittent soit très bénéfique, je ne remets pas cela en cause, j’en suis moi-même adepte depuis un bon moment et ça, plus ou moins naturellement.

    1. Bonjour Ada, bien sûr vous avez raison et personne n’a dit le contraire. On parle plutôt de sucre simple raffiné plutôt que de sucre rapide (une notion obsolète qui n’est plus utilisé) et encore mieux : index glycémique, charge glycémique et index insulinémique (ou insulinique en fonction des sites).

      Attention aux sucres des jus de fruits : de nombreuses études les accablent de manière plus ou moins forte. Rien ne remplacera jamais des fruits entiers, mais j’imagine que vous êtes bien d’accord :)

  5. Oui, Jérémy et merci d’avoir donné ces précisions. Vous savez mieux que moi parler de ces choses-là :)
    Merci aussi Inoxydable pour les liens, surtout celul ide medsite.fr. C’est très bien expliqué et de manière très simple. Je vais le faire lire à mon compagnon qui ne croit que la chose écrite et qui n’était pas prêt à lire tout un livre à ce sujet.
    Je pense aussi à un truc, sans vouloir rien insinuer par rapport au témoignage de Michèle, pensant plutôt à mes débuts dans le jeûne. Il y a peut-être un lien entre la stéatose hépatique et les nausées et maux diverses qu’on subit le troisième jour du jeûne…

    1. Bonjour Ada (et tout le monde), stéatose hépatique ? je ne suis pas obèse du tout, je ne bois pas d’alcool, dernière prise de sang (en mai) normale, échographie abdominale (en mai) radiographie abdominale et visite médicale : RAS… alors, stétose hépatique ou pas ? De plus, je ne mange pas sucré du tout… Bon, il est vrai qu’on peut se poser des questions sur ce qui a entraîner cette réaction au troisième jour de jeûne chez moi. Je dois que j’ai mis trois jours à récupérer mais aujourd’hui, je “pète la forme” comme jamais. Donc contente de mon expérience. Merci à tous.

      1. Michèle, j’ai bien précisé que je ne voulais rien insinuer dans votre cas. Je ne vous connais pas, je ne sais pas comment vous vous nourrissez, ni rien d’autre à part votre témoignage, ce qui n’est pas suffisant pour que je puisse me le permettre. J’ai parlé de mon cas.
        Et, je m’empresse de préciser que la stéatose hépatique n’a absolument rien à voir avec l’alcool et la cirose. On parle de choses semblables mais qui sont provoquées différemment. Il s’agit là du sucre que vous dites ne pas consommer. C’est une façon de manger des plus saines :)
        Par ailleurs, la stéatose hépatique touche autant les gens minces que les forts ou obèses. C’est pour cela qu’elle est si difficile à détecter. Dans l’article on précise bien qu’elle est asymptomatique.
        Je suis ravie que vous ayez déjà récupéré.
        Ada

  6. Jeremy. Je n’avais pas lu votre article sur “comprendre la maladie du foie” : Complet et bien écrit y compris le lien vers l’arnaque de “la détox du foie”, Je ne recevais plus vos notifications. Dans ce dernier lien quelque chose m’a fait sourire, L’histoire de “boulettes de cholestérol qui encombrent le foie”…A ma connaissance, c’est normal qu’il y ait du cholestérol dans le foie, c’est lui qui le fabrique et le recycle.
    Extrait de Wikipédia à propos du cholestérol : ” Le cholestérol, l’un des stérols les plus communs et répandus, est vital pour le fonctionnement cellulaire et est un précurseur de vitamines et d’hormones stéroïdiennes liposolubles. ”
    Alors, heureusement qu’on en a, mais ça n’a rien à voir avec la maladie stéatique. Quelqu’un chez qui on enlevé la vésicule biliaire et qui ne “retient” plus à ce niveau le cholestérol alimentaire en excès, peut très bien avoir un maladie du foie stéatique. Me trompais-je ?

    1. Bonsoir Ada, pardonnez ma maladresse. Votre message me fait me poser des questions et je vous en remercie. En effet si j’ai passé une échographie c’était en raison de douleurs sous les côtes à droite et d’autres petits symptômes dont une fatigue chronique. J’ai RV chez le gastro prochainement et lui demanderai d’autres examens. Ceci dit, je me répète, j’ai retrouvé ma belle énergie d’autrefois. Cordialement

      1. @ Michèle, par abus de langage on dit “stéatose hépatique” mais on devrait normalement dire “stéatose hépatique non-alcoolique” ou NAFLD en anglais. La cirrhose est effectivement autre chose. Il est vrai qu’il est plutôt difficile de diagnostiquer cette maladie qui est surtout asymptomatique. Des examens permettre de la confondre mais elle peut toucher toutes les morphologies. Une douleur vers le foie fait partie des signes que l’on peut investiguer (mais il y a d’autres éléments).

        Il serait difficile de trouver la raison exacte de votre malaise du 3ème jour. On observe de très nombreuses réactions très diverses en fonction des gens, des âges, des états de santé, du poids qu’il est difficile de donner des indications avec certitude. En tout cas, le jeûne permet de changer de voie métabolique dans la production d’énergie, et cela peut entraîner chez des personnes non entraînées des désagréments :)

  7. Tout cela est réservé aux spécialistes du au fait que tous sont très au courant de ce qui se dit et être écrit. Ce qui veut dire qu’étant, soi même inculte , ne connaissant rien…quoi dire en contradiction??

  8. @Inoxydable,
    Effectivement , mais perso je suis “macrobiotique” depuis 45 ans que je continue encore et encore. Je trouve très amusant de savoir ce qu’est le jeûne que je pratique d’une certaine façon! Est-ce vraiment nécessaire , comme avec la macrobiotique qui aurait tendance a devenir être “végan” a la mode “IN” doit-on faire un jeûne de XX jours pour que le système de notre corps soit au top du top ? Est-ce qu’être macrobiotique serait aussi au top du top? Comment devient-on macrobiotique ou végan ou végétarien ou végétalien? Ou sont les “menteurs” pour prétendre afficher leurs savoirs ? Le devient-on par sentimentalisme? Pour des raisons de notre santé? Doit-on faire des recherches bios sur ce qui se passe dans nos cellules surtout après s’être nourri de manière classique? Comment admettre que de passer d’une nourriture dite classique vers la macrobiotique il peut arriver d’être sous certaines carences! Qui se calme avec les ordres que nous donnons a nos cellules qui elles mêmes s’aperçoivent des changements indéniables du comportement physiologique de notre corps? Tout ce calme au bout de quelques semaines. Donc se lancer dans les jeûnes, nourritures bios, végan, macrobiotique, végétarien, végétalien . Tout cela dépendra de nos fonctions du cerveau, de la subjectivité , objectivité de soi même . Voila pourquoi je suis toujours macrobiotique pratiquant le N°7 quand c’est nécessaire…Mais l’avantage de la macrobiotique n’est pas de ne plus rien manger de ce que je faisais avant, boire du lait de vache, du beurre, etc etc ! Donc faire un écart de temps en temps n’est pas a être rejeté. Il suffit de savoir pourquoi certaines cellules rappelle ce que nous étions.

    1. @ Jibel. J’espère que vous avez compris que mon post n’était qu’une boutade. Je ne mets pas en doute votre questionnement que vous avez relaté ci-dessus.
      Pour ma part, je ne me pose pas tant de question : Si je pratique le jeûne, parfois total et de courte durée dans le passé et maintenant le 8X16 ce n’est pas par choix, mais par nécessité ; en effet, doté de physique que certains appelleraient “colossal” ( de longue années de pratique de musculation > par plaisir de l’ effort), d’un peu de pratique de sports de combat pour mon ancienne profession ( dans le temps, membre du GIPN) j’ai toujours été, et le suis toujours, doté d’un appétit féroce .. Mon épisode coronarien en 2003 et l’inutile et dangereux traitement aux statines durant 10 ans, mon appris que, si costaud qu’on soit, un jour le corps vous trahit. C’est ainsi qu’en voulant comprendre comment j’en suis arrivé là, j’ai découvert les livres et travaux du Dr Michel de Lorgeril qui m’on sauvé la vie et ma qualité de vie, puis, chemin faisant et l’âge venant, je me suis dit que 140 Kgs ou même 130Kgs de poids corporel et le diabète induit par les statines allaient me jouer des tours un jours.
      C’est ainsi que j’en suis arrivé à pratiquer le jeûne avec le résultat que j’ai mentionné plus haut et j’en remercie aussi Jeremy dont la qualité des écrit me permettent de ne pas m’égarer dans mes lectures et recherches; je me fie aussi aux sages conseils d’un de mes fils, chercheur récompensé il y à quelques années par l’ Académie de Médecine pour la qualité et l’intérêt médical de sa thèse Doctorale et qui m’a indiqué les bons sites de recherches scientifiques pour vérifier toutes es allégations plus ou moins utiles de certains “conseilleurs”.
      C’est ainsi que je m’intéresse depuis quelques temps au Cancer dont à été victime mon défunt père et toutes ses sœurs, à l’exception d’une – non fumeuse- et depuis quelques temps mon intérêt est redoublé, mon épouse ayant été opérée de cette pathologie.
      C’est donc par nécessité que je m’ astreint à cette discipline alimentaire en essayant de suivre et de faire suivre au plus près les sages pistes de médecines complémentaires ou alternatives indiquées par les Dr Laurent SCHWARTZ ou le Pr Valter LONGO…Et je ne m’en porte que mieux d’autant que j’y ajoute quelques touchez personnelles ( après vérifications) de compléments à mon alimentations la plus proche du Bio possible.
      Je vous souhaite bonne Santé Méditerranéenne , frugale et macrobiotique.

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