© Obi Onyeador | Unsplash

Voici 6 signaux d’alarme que vous devez connaître et garder en tête lors de vos lectures et recherche d’information. Un article pour armer davantage votre esprit critique.

La santé est un domaine qui nous concerne tous. Surtout quand on est confronté à la maladie, au passage à vide, au cou de mou et à toutes les péripéties de la vie qui nous inquiète.

C’est dans ces situations-là que l’on est le plus vulnérable face à l’information que l’on trouve ou que l’on veut bien nous donner.

Cette information qui pullule sur le net, avec les réseaux sociaux comme caisse de résonnance, nous abreuve d’astuces, de conseils, de formation pour retrouver la santé.

Malheureusement, nous ne sommes pas tous bien équipés pour affronter ce flot d’information souvent contradictoire – qui vante parfois des bienfaits spectaculaires – pour en analyser la véracité, la pertinence.

Car l’expertise, surtout dans la santé, nécessite des compétences et des connaissances parfois techniques. L’expérience est un atout de plus.

C’est dans cet esprit qui nous touche tous qu’on va aborder 5 signaux d’alarme que vous devez garder en tête quand vous découvrez une information médicale (mais aussi valable pour d’autres domaines).

Des signaux qui doivent déclencher une alarme dans votre esprit pour augmenter votre méfiance, et creuser davantage les bienfaits avancés.

Notamment en :

  • Croisant vos sources d’informations
  • En revenant le plus possible à la source (souvent les études scientifiques)
  • En découvrant les avis opposés
  • En écoutant des personnalités de confiance

Les 6 signaux d’alarme

L’utilisation abusive d’anecdotes et témoignages

C’est extrêmement classique, efficace pour convaincre et pourtant peu pertinent.

C’est tout le paradoxe avec les témoignages et les anecdotes : ils sont très peu informatifs et il est souvent bien difficile d’attester leur véracité, et pourtant, ils sont très percutants et convaincants.

Une argumentation basée uniquement sur des cas particuliers et des témoignages doivent être un important signal d’alerte.

Ces témoignages ne doivent pas être balayés de revers de la main, sûrement pas. Je partage moi-même mes propres expériences et ressentis, avec toutes les précautions qu’il se doit, ou celles d’autres personnes alimenter des débats et des réflexions (comme la mienne sur le gluten ou l’expérience de Léa sur le jeûne).

Sur Dur à Avaler, j’ai à de nombreuses reprises mis en évidence les dangers et les risques de certaines dérives dans l’utilisation des témoignages, notamment pour le traitement du cancer, avec le fameux biais du survivant.

On se rappellera de l’expérience positive de Michel atteint d’un cancer du foie dont le témoignage faisait l’éloge des thérapies naturelles sans rentrer dans les détails des traitements suivis ni des taux élevés de rémissions spontanées de ce type de cancer.

Le cas de Guy Tenenbaum est aussi éloquent. Ce franco-américain a érigé une chaîne YouTube entièrement dédiée à sa lutte et son cas particulier contre un cancer de la prostate d’emblée métastasique.

Le « samouraï » comme il se décrit, et dont j’ai pu écrire une enquête très fouillée, oublie bien volontiers de rappeler qu’il a bénéficié des traitements de référence en oncologie, tout en faisant la diabolisation de ces même traitements et la promotion active d’alternative naturelle.

C’est la même chose concernant la fameuse cure du foie et de la vésicule biliaire du Dr Clarck et Andreas Moritz.

Les preuves d’efficacités sont inexistantes et ne reposent que sur des témoignages d’évolutions subjectives de l’état de santé. Difficile dans ces situations de trancher et de se faire un avis éclairé de la situation.

Le cas récemment traité des colliers d’ambre pour apaiser les douleurs des poussées dentaires est un autre exemple de la magie des anecdotes pour vendre des produits.

Ce sujet se décline presque à l’infini avec :

Le renversement de la charge de la preuve

Autrement dit : « Fais tes propres recherches ».

C’est un signal très inquiétant qui doit vous alerter. Car si un article descend en flamme un médicament, un vaccin ou n’importe quoi d’autre sans en apporter la preuve et en vous disant de prouver qu’il a tord… Vous devez vraiment vous méfier.

Ce renversement de la charge de la preuve arrive plus souvent dans les débats d’idées.

Le cas des vaccins anti-covid est particulièrement éloquent. Vous pourrez souvent lire que tel ou tel vaccin est inefficace et dangereux, sans source particulière, tout en demandant d’apporter les preuves du contraire.

La démarche est malhonnête.

L’auteur vous demande en réalité de faire les recherches qu’il aurait lui-même du faire.

On doit sourcer autant que possible ses affirmations avec les données les plus fiables qui existent. C’est de la rigueur et de l’honnêteté, que je m’efforce notamment de faire sur Dur à Avaler.

Le « fait tes propres recherches » est une sorte d’échappatoire au débat sourcé et documenté et permet d’asséner des phrases-chocs, des affirmations gratuites qui prendront des heures pour être vérifié, infirmé ou confirmé.

C’est le cas du magnétisme très intriguant que l’on attribue au vaccin à ARN messager (aussi basé sur de nombreux témoignages et anecdote… première alerte) avec le « fait tes propres recherches » pour comprendre ce que je dis.

Le corollaire de cette alerte c’est bien sûr la recherche des sources. Les études, les rapports d’expertises, les témoignages documentés médicalement et interprétés de manière indépendante.

Dans cette histoire, vous devez donc être acteur dans l’élaboration de vos connaissances.

Voici 6 signaux d’alarme que vous devez connaître et garder en tête lors de vos lectures et recherche d’information. Un article pour armer davantage votre esprit critique.

La santé est un domaine qui nous concerne tous. Surtout quand on est confronté à la maladie, au passage à vide, au cou de mou et à toutes les péripéties de la vie qui nous inquiète.

C’est dans ces situations-là que l’on est le plus vulnérable face à l’information que l’on trouve ou que l’on veut bien nous donner.

Cette information qui pullule . . .

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4 commentaires
  1. Ce qui me fait dire : aucun quidam non scientifique rigoureux ne peux faire la différence et faire le tri entre le vrai du faux. De là à dire que la science a toujours raison je suis loin de partager cette opinion. J’estime que toutes les sciences médicales orientales et occidentales sérieuses ont du bon. Ce n’est pas toujours parce que la science n’a pas d’explication “scientifique” que cela ne marche pas.

  2. Le critère “L’absence de remise en question” n’est pas pertinent car celui qui a raison serait douteux parce qu’il ne se remet pas en question!!!

    1. Bonjour Roger,

      On est d’accord que ce n’est pas simple d’estimer ce paramètre, surtout dans un “affrontement” très clivé et idéologique. C’est plus sur la durée, ou alors en analysant un peu les autres prises de positions anciennes et l’évolution de la ou les personnes. C’est beaucoup plus technique, mais avec la science qui peut parfois aller vite, on peut le remarquer.

      Par exemple, j’ai fait un premier article généraliste sur les fibres, puis, suite aux remarques pertinentes d’un abonné sur la qualité des études, j’ai pu revoir ma position avec une analyse plus fine et précise dans un domaine précis des fibres (les cancers). On peut le voir assez rapidement :)

      Mais cela ne doit pas être non plus le critère principal, et notamment pour la raison que tu as soulevé. Mais après on rentre dans l’interprétation des faits !

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